Francisque Bouillier

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Francisque Bouillier
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Philosophe Occidental

Époque Moderne

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Naissance
Décès
Nationalité
Principaux intérêts

Francisque-Cyrille Bouillier, né le 12 juillet 1813 à Lyon où il est mort le 25 septembre 1899, est un philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entré à l’École normale supérieure de Paris en 1834, il est agrégé de philosophie en 1837 et docteur ès lettres en 1839. Il est professeur de philosophie au collège d’Orléans de 1837 à 1839, puis à la faculté des lettres de Lyon, dont il est le doyen de 1849 à 1864.

Il a le mérite et l'audace d'avoir organisé en 1861 le jury qui accordera, pour la première fois, le baccalauréat à une femme, Julie-Victoire Daubié. Il déclare à cette occasion :

« Nous sommes heureux d'annoncer qu'elle a été reçue avec distinction et qu'elle s'est montrée bonne latiniste, soit dans les compositions, soit dans les explications. On peut citer un certain nombre de femmes qui au Moyen Âge et surtout à l'époque de la Renaissance, ont obtenu leur bonnet de Docteur, mais Mademoiselle Daubié est certainement le premier bachelier de sexe feminin qu'ait proclamé l'Université de France[1]... »

Il est recteur de l’Académie de Clermont-Ferrand en 1864, puis inspecteur général de l’Instruction publique de 1864 à 1867 et de 1871 à 1876. Il est directeur de l’École normale supérieure de 1867 à 1870. En 1875, il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques, dont il avait élu correspondant en 1842 et dont il devient le président en 1889.

Connu surtout pour ses études sur le cartésianisme, Francisque Bouillier a également collaboré au Journal des savants et à la Revue des Deux Mondes et a rédigé de nombreux articles pour le Dictionnaire des sciences philosophiques d’Adolphe Franck.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Sur la légitimité de la faculté de connaître (1839)
  • Histoire et critique de la révolution cartésienne (1842) Texte en ligne
  • Théorie de la raison impersonnelle (1844)
  • Manuel de l’histoire de la philosophie (1845)
  • Histoire de la philosophie cartésienne (2 volumes, 1854). Réédition : Slatkine, Genève, 1970. Texte en ligne 1 2
  • Analyses critiques des ouvrages de philosophie compris dans le programme du baccalauréat ès-lettres (1855)
  • Du principe vital et de l’âme pensante, ou Examen des diverses doctrines médicales et psychologiques sur les rapports de l’âme et de la vie (1862)
  • Du plaisir et de la douleur (1865)
  • Notions d’histoire de la philosophie, à l’usage des candidats au baccalauréat ès-lettres (1867) Texte en ligne
  • De la conscience en psychologie et en morale (1872)
  • Morale et progrès (1875)
  • L’Institut et les académies de province (1879). Réédition : Lacour-Ollé, Nîmes, 1994.
  • L’Université sous M. Ferry (1880)
  • La Vraie Conscience (1882)
  • Études familières de psychologie et de morale (1884)
  • Nouvelles études familières de psychologie et de morale (1887)
  • Questions de morale pratique (1889) Texte en ligne
  • Souvenirs d’un vieil universitaire (1897)
Traduction

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francisque Bouillier dans le Salut public de Lyon, août 1861.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Janet, La Philosophie française contemporaine, Lévy, Paris, 1879. Texte en ligne
  • Camille Latreille, Francisque Bouillier, le dernier des cartésiens, avec des lettres inédites de Victor Cousin, Hachette, Paris, 1907.

Articles connexes[modifier | modifier le code]