Emma de Normandie

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Emma de Normandie reçoit le manuscrit de l'Encomium Emmae Reginae des mains de son auteur, vers 1041-1042. Ses fils Édouard le Confesseur et Harthaknut sont à l’arrière-plan.

Emma de Normandie ou Ælfgifu (début des années 980[1]/jusque vers 990[2] – 6[3] ou 7 mars 1052[1],[4], Winchester[5]), est une princesse normande, reine de deux souverains anglais. Elle est d'abord l'épouse d'Æthelred II (1002-1016), puis celle de Knut le Grand (1017-1035), roi de Danemark. Elle est la mère des rois Knud le Hardi (1035-1042) et Édouard le Confesseur (1042-1066).

Biographie[modifier | modifier le code]

Æthelred II, la première couronne[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du duc de Normandie Richard sans Peur et de sa « frilla » Gunnor. Elle naît probablement au début des années 980, et on ne connaît rien de son enfance[1].

À la fin des années 980, une dispute oppose le roi d'Angleterre Æthelred II au duc Richard I[1]. Le souverain reproche sans doute au duc de laisser des flottes vikings utiliser les rivages de Normandie comme bases arrières pour dévaster ses côtes[1]. Un traité entre les deux hommes est négocié sous l'égide du pape en 990-991[1]. Durant la décennie 990 cependant, des flottes vikings continuent à revenir régulièrement en Angleterre (991, 993-994)[6]. L'attaque est plus sérieuse encore à partir de 997. L'armée viking est cette fois organisée pour rester plusieurs années[7]. Elle passe en Normandie pour y hiverner en 1000, et retourne en Angleterre l'année suivante[1]. Æthelred finit par acheter son départ pour 24 000 livres[7]. Cette situation pousse le roi à négocier avec le duc Richard II et à sceller un nouvel accord[1].

Le mariage entre Ethelred, récemment veuf, et la jeune Emma est alors conclu[1]. Emma traverse la Manche et épouse Æthelred au printemps de l'année 1002[1]. Elle est connue sous le prénom saxon d’Ælfgifu[1]. Pour S. Keynes, c'est aussi le nom de la première épouse du roi[1]. Pour P. Stafford, on ne sait si Athelred a été marié une ou deux fois avant de s'unir avec Emma, et le prénom de l'épouse précédente n'est pas établi avec certitude[8]. Elle devient reine d’une Angleterre en proie aux ambitions danoises. Son mari est déjà le père d'au moins six garçons et de quatre filles. On ne sait très peu de choses sur ses activités de reine. Les historiens pensent qu'elle était plus présente à la cour que la précédente reine, car elle figure comme témoin dans de nombreuses chartes de son mari[1].

Le 13 novembre 1002, Æthelred ordonne l'exécution de tous les Danois d'Angleterre. C'est le fameux massacre de la Saint-Brice. Cela a pour effet de considérablement radicaliser l'attitude du roi danois Sven Barbe Fourchue. Les raids toujours plus violents vont alors se succéder sur les côtes anglaises. Emma donne le jour entre 1003 et 1005 à Islip, à un premier fils, auquel est donné le prénom d'Édouard[9], le futur Édouard le Confesseur. Emma concède au nouveau-né les domaines de Marston et d'Islip[10].

Suivront ensuite, dans un ordre indéterminé, une fille nommée Godgifu et un second fils nommé Alfred[1],[11],[12]. Les relations dans le couple sont difficiles si l'on en croit Guillaume de Malmesbury[1] : « Il était tellement inconstant à l’égard de sa femme, qu’il daignait à peine sa présence dans son lit, alors qu’il rabaissait la dignité royale par ses rapports avec des prostituées. Elle, pourtant consciente de son haut lignage, apparut indigne aux yeux de son mari, ne se faisant aimer de lui ni par son irréprochable modestie, ni par sa fécondité. »[13]. Il semble aussi que ses fils ne bénéficient pas d'un traitement préférentiel par rapport à leurs demi-frères[1].

Fin 1013, Emma doit un temps trouver refuge en Normandie avec son mari et ses enfants. Les Vikings danois ravagent l’Angleterre. Sven Barbe fourchue entreprend sa conquête systématique et finit par s'en proclamer le roi. Il meurt cependant le 2[14] ou le 3[15] février 1014, ce qui permet à Æthelred et sa famille de revenir en Angleterre[1].

Knut le Grand, la seconde couronne[modifier | modifier le code]

Emma et Knut offrent en 1031 une croix d'or et d'argent au New Minster de Winchester (Liber Vitae de New Minster, British Library Stowe 944, fol 6 r)

La mort de Svein n'a cependant pas débarrassé l'Angleterre du péril scandinave. Dès 1015, son fils cadet Knut revient à la charge et débarque dans le nord du pays[16]. Æthelred évite soigneusement de l'affronter et meurt peu après, le 23 avril 1016[17]. C'est l'un des fils survivants de son premier mariage, Edmond Côtes-de-Fer, qui reprend le flambeau de la guerre contre l'envahisseur. Il se fait proclamer roi par les habitants de Londres[18]. Pour le chroniqueur médiéval Jean de Worcester, Knut reçoit le soutien des grands barons anglais qui lui jurent fidélité[16].

Édouard, l’aîné des fils d’Emma, est seulement âgé de 11 à 13 ans et ne peut faire valoir aucun argument dans le conflit qui s'annonce. Elle prend en revanche certainement la décision de l'envoyer aux côtés de son beau-fils Edmond, afin de faire acte de présence dans la lutte de la dynastie saxonne pour sa survie et d'ainsi marquer des points politiques[19].

Après plusieurs mois d'une lutte épique, et un accord pour se partager le pays, Edmond Ironside meurt le 30 novembre 1016 et Knut devient seul roi d'Angleterre[16]. Il choisit alors d'épouser Emma. Politiquement, cela permet de légitimer sa conquête, et un mariage avec la veuve de son prédécesseur lui semble le moyen idéal de s'inscrire dans la continuité dynastique[1]. Cela permet aussi de décourager les partisans de la cause des fils d'Emma, et de renouveler l'ancienne alliance anglo-normande[1]. On ne sait si elle se marie de force, où si comme l'écrit l'auteur de l'Encomium Emmae Reginae (Éloge de la reine Emma), texte commandité par Emma elle-même vers 1041, elle se trouve en Normandie au moment de l'avènement de Knut et choisit sans contrainte d'accepter la proposition du souverain[20],[1]. Toutefois, ses enfants restent en exil en Normandie[21].

Emma règne aux côtés de Knut sur l'Angleterre pendant 18 ans. De nombreux auteurs ont souligné l'importance croissante prise par la reine dans les affaires du royaume[22],[1]. Elle est d'ailleurs très souvent mentionnée aux côtés de son époux, comme s'ils étaient indissociables l'un de l'autre[1]. Elle délaisse totalement ses enfants restés en exil en Normandie[23] et donne à son nouvel époux un fils, Harthaknut (Knut le Dur, le Hardi) vers 1018, et une fille, Gunnhlid vers 1020. Knut devient par ailleurs roi du Danemark en 1019 et de Norvège en 1028. Il constitue ainsi ce que les historiens nomment volontiers l'Empire Danois[24]. Il doit donc fréquemment s'absenter et quelques signes laissent à penser qu'Emma assume en personne une forme de régence durant les périodes de vacance, sans doute aux côtés des principaux earls du royaume et des archevêques d'York et de Canterbury[25]. Elle se montre également tout au long de ces années une grande bienfaitrice de l'Église[1].

À la cour d’Angleterre vit aussi Ælfgifu de Northampton, la première épouse (more danico) de Knut. Cette femme de caractère, descendante de l'une des plus hautes familles du nord du pays, a donné deux autres fils au roi anglo-danois avant son mariage avec Emma : Sven et Harold Pied de Lièvre. En 1024 ou 1025, Knut envoie le très jeune Harthaknut au Danemark et le fait reconnaître comme roi, toujours sous son contrôle toutefois. En 1030, c'est au tour de Sven d'être expédié en Norvège, avec le titre de régent. Sa mère, Ælfgyfu[26], l'accompagne avec pour mission d'assumer le pouvoir. Elle s'acquitte de cette mission d'une main de fer, mais s'attire ainsi l'hostilité des Norvégiens. Elle doit prendre la fuite avec son fils au cours de l'année 1035 et revenir en Angleterre. La très forte rivalité entre les deux femmes reprend et est appelée à s'exacerber à la mort de Knut, le 12 novembre 1035[1].

La reine-mère[modifier | modifier le code]

Harthaknut succède sans encombre à son père au Danemark. Il doit cependant faire face aux ambitions du nouveau maître de la Norvège, Magnus le Bon qui cherche à envahir son royaume. Occupé sur les rives de la Baltique, il ne peut défendre en personne ses droits sur la couronne anglaise. Ælfgyfu de Northampton profite de cette absence pour activer ses nombreux réseaux et pousser son second fils, Harold Pied de Lièvre, vers le trône. Ce dernier arrache très vite à Emma une large partie du trésor de Knut qu'elle gardait à Winchester[27], mais il ne parvient pas à s'imposer à la tête de toute l'Angleterre[28]. Une assemblée se tient à Oxford peu après la mort de Knut[29]. Elle entérine la domination d'Harold sur le nord du royaume et celle d'Harthaknut sur le Wessex[29]. En l'absence de ce dernier « il est décidé qu'Ælfgyfu (Emma), mère d'Harthaknut, pouvait s'établir à Winchester avec les housecarles du roi, son fils, et tenir tout le Wessex dans sa main en son nom ». Pauline Stafford souligne que dès cette époque, des ateliers monétaires battent monnaie tantôt à l'effigie d'Harold, tantôt à celle d'Harthaknut[29].

Chasse de la cathédrale de Winchester qui contenait autrefois avec certitude les restes d'Emma et de Knut. Les ossements de toutes les sépultures ont été dispersés et mélangés lors du sac de la cathédrale par les troupes parlementaires, le 12 décembre 1642.

C'est le moment que choisissent les fils du premier lit d'Emma pour tenter un retour en Angleterre. Guillaume de Jumièges affirme qu'Édouard débarque à Southampton, mais qu'il comprend vite la dangerosité de la situation et qu'il préfère rebrousser chemin[30]. Son frère Alfred n'a pas la même perspicacité. Selon l'Encomium Emmae Reginae, il répond en 1036 à l'invitation d'une fausse lettre d'Emma et débarque en Angleterre[31]. Il veut rejoindre sa mère à Winchester, mais le comte Godwin de Wessex, jusque-là allié d'Emma et d'Harthaknut[32], l'intercepte et le livre au roi Harold. Celui-ci ordonne de massacrer l'escorte du jeune homme et le fait torturer cruellement. Alfred décèdera des suites de ses mutilations au monastère d'Ely, peut-être le 5 février 1037[33]. Pour l'historien britannique Simon Keynes, c'est la défection du comte Godwin qui provoque ces tentatives d'invasion des fils d'Emma, sur l'invitation de cette dernière[1]. On ne peut déterminer avec précision le degré d'implication d'Emma dans cette affaire. Elle a vraisemblablement cherché à attirer ses premiers fils en Angleterre, pour tenter de les utiliser comme des armes politiques et ainsi renforcer sa propre position[34]. Mais elle n'est en revanche pour rien dans la mort odieuse d'Alfred. Harold est désormais reconnu comme seul souverain, et Emma doit s'exiler pour la seconde fois. La Normandie étant alors en proie aux troubles de la minorité de Guillaume le Conquérant, elle prend cette fois la direction de la Flandre[1].

Ce n’est qu’en 1040 qu’Harthaknut fait la paix avec Magnus. Il rejoint alors sa mère en Flandre et ils préparent ensemble une expédition pour la reconquête de l'Angleterre. Ils n’ont cependant pas besoin de combattre, car Harold Pied de Lièvre meurt le 17 mars 1040. Emma et Harthaknut traversent la Manche et débarquent à Sandwich le 17 juin 1040. Harthaknut est reconnu comme roi par le witenagemot et couronné dans la foulée. Emma atteint alors le sommet de sa puissance. Elle est l’omnipotente mater regis[35], qui signe fièrement une charte de son fils datée de 1042[36]. C'est aussi à cette époque qu'elle commandite le manuscrit de l'Encomium Emmae reginae, ouvrage rédigé à sa gloire et à celle de Knut[1].

Durant son second mariage et immédiatement après la mort de Knut, Emma a constamment favorisé la descendance de Knut au détriment de celle d’Ethelred[37]. C'est pourtant sans doute à son instigation, qu'Harthaknut invite Édouard à revenir en Angleterre[1]. Emma espère ainsi renforcer sa position dans le pays[1], en atténuant le ressentiment d'une partie de la noblesse anglaise et réconciliant les maisons saxonne et danoise[38]. Son triomphe n'est toutefois que de courte durée, car Harthaknut décède le 8 juin 1042[39]. Contre toute attente après tant de péripéties et d'années d'exil, Édouard le Confesseur monte sur le trône le 3 avril 1043[40], sans réelle opposition[41]. Emma espère sans doute jouer auprès de lui le même rôle que celui qu'elle a occupé sous Harthaknut. Mais Édouard n'est plus un jeune homme et il a contre cette mère qui l'a si longtemps négligé[42] un fort ressentiment[1]. Il l’écarte définitivement du pouvoir à la mi-novembre 1043 en lui confisquant l'ensemble de ses trésors[1], et en déplaçant le centre du pouvoir de Winchester à Londres[1]. Après une brève disgrâce, Emma est autorisée à revenir à la cour. Elle apparaît encore sur quelques documents officiels, dont une charte datée de 1044 en faveur de l'évêque Ælfwine de Winchester[43]'[44], la ville où elle possède la résidence de Godebegot et où elle aime particulièrement résider[45].

Un chroniqueur écrivant après les faits relate qu'Emma et Ælfwine, l'évêque de Winchester (1032-1047) auraient entretenu une relation adultérine[1]. Emma aurait passé avec succès une ordalie par le fer rouge[1]. Les histoires qui font d'elle une espionne à la solde du roi de Norvège Magnus le Bon ne reposent sur aucun fondement solide[46].

Emma de Normandie a longtemps été oubliée en France. C’est pourtant grâce à sa parenté que son petit-neveu, Guillaume le Conquérant, se trouvera en position d'affirmer ses prétentions à la couronne anglaise en 1066. Contrairement à une croyance trop répandue, elle ne semble jamais avoir porté les titres de reine du Danemark ou de Norvège.

Elle meurt à Winchester le 6 ou 7 mars 1052. Elle est inhumée dans l'Old Minster de Winchester aux côtés de son second mari et de leur fils Harthaknut[1].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

De son premier mariage, célébré en 1002, avec Æthelred II (v. 996-1016), roi d’Angleterre elle donne naissance à :

De son second mariage, célébré en juillet 1017, avec Knut le Grand, roi d’Angleterre, de Danemark et de Norvège, sont nés :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah et ai Simon Keynes, « Emma (d. 1052) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  2. Pauline Stafford, Queen Emma & Queen Edith, Queenship and Women's Power in Eleventh-Century England, Oxford, 2001, p. 211.
  3. Pauline Stafford, op. cit.
  4. Simon Keynes, « The Crowland Psalter and the Sons of King Edmund Ironside », Bodleian Library Record, vol. 1, no 1 (1982-5), p. 369 note 33.
  5. The Anglo-Saxon Chronicle, éd. Michael Swanton, New-York, Routledge, 1998, p. 176.
  6. F. M. Stenton, Anglo-Saxon England, Oxford, 1989, pp. 377-379.
  7. a et b Stenton, ibid., p. 379.
  8. Stafford, op. cit., p. 66.
  9. Il est mentionné pour la première fois dans un document officiel daté de 1005. Frank Barlow, Edward the Confessor, University of California Press, 1970, p. 29.
  10. Stafford, op. cit., p. 148.
  11. Alfred apparaît pour la première fois dans une charte datée de 1013. Elle est consultable sur Anglo-Saxon Charters. M. K. Lawson, « Alfred Ætheling (d. 1036/7) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  12. Stafford place la naissance de Godgifu vers 1007 et celle d'Alfred vers 1013. op. cit., p. 221.
  13. William of Malmesbury's Chronicle, éd. J. A. Giles, London, Henry G. Bohn Editor, 1847, p. 171.
  14. Harriet O'Brien, Queen Emma and the Vikings, New York, 2005, p. 85.
  15. P. Stafford, op. cit., p. 223 ; Stenton, op. cit., p. 386.
  16. a, b et c M. K. Lawson, « Cnut (d. 1035) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, mai 2005.
  17. Stafford, op. cit., p. 224.
  18. M. K. Lawson, « Edmund II (d. 1016) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  19. Franck Barlow, Edward the Confessor, London, Methuen, p. 36.
  20. Encomium Emmae Reginae, éd. Alistair Campbell with a supplementary introduction by Simon Keynes, Cambridge, Cambridge University Press, 1998, p. 33.
  21. Frank Barlow, « Edward [St Edward; known as Edward the Confessor] (1003x5–1066) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, mai 2006.
  22. Pauline Stafford, op. cit., p. 221 ; Harriet O'Brien, op. cit., p. 112 et suiv.
  23. Barlow, op. cit., p. 38.
  24. Michel de Boüard, Guillaume le Conquérant, Paris, Fayard, 1984, p. 231.
  25. Stafford, op. cit., p. 233.
  26. La Chronique anglo-saxonne la nomme « l'autre Ælfgyfu », afin de la distinguer d'Emma, qu'elle appelle « Ælfgyfu la Lady », Anglo-Saxon Chronicle, op. cit., p. 158.
  27. Stafford, op. cit., p. 237.
  28. Stafford, ibid., p. 237.
  29. a, b et c Stafford, ibid., p. 238.
  30. Barlow, op. cit., p. 45.
  31. Encomium Emmae Reginae,op. cit., p. 43.
  32. Michael Lapide, John Blair, Simon Keynes et Donald Scragg, The Blackwell Encyclopaedia of Anglo-Saxon England, Oxford, 2001, p. 212.
  33. Michael Lapide, John Blair, Simon Keynes et Donald Scragg, ibid. p. 167.
  34. Pauline Stafford, op. cit., p. 244.
  35. Pauline Stafford désigne clairement le statut de reine mère comme l'enjeu de la lutte entre les deux Ælfgyfu (Emma et Ælfgyfu de Northampton), ibid. p. 244.
  36. Cette charte est consultable sur le site Anglo-saxon Charters.
  37. Frank Barlow, op. cit., p. 37-38.
  38. Pauline Stafford, op. cit. p. 247.
  39. Anglo-Saxon Chronicle, op. cit. p. 163.
  40. Frank Barlow, op. cit. p. 61.
  41. Frank Barlow, ibid. pp. 54-57.
  42. Pauline Stafford reprend une citation de l'Anglo-Saxon Chronicle pour l'année 1043 : « Elle était auparavant très dure avec son fils le roi et fit moins pour lui que ce qu'il aurait souhaité, avant qu'il soit roi et après ». Op. cit., p. 249.
  43. Harriet O'Brien, op. cit. p.209.
  44. Texte consultable sur le site Anglo-Saxon Charters
  45. Pauline Stafford, op. cit. pp. 147 et 252.
  46. Frank Barlow, op. cit., p. 58.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pauline Stafford, Queen Emma & Queen Edith, Queenship and Women's Power in Eleventh-Century England, Oxford, 2001, 371 pages. (ISBN 9780631227380).
  • Simon Keynes, « Emma (d. 1052) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane William Gondoin, Emma de Normandie, Reine au temps des Vikings, Cahors, La Louve Éditions, 2011, 256 pages.
  • Harriet O'Brien, Queen Emma and the Vikings, London, Bloomsbury, 2005, 266 pages.
  • François Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Xe-XIIe siècles, Rennes, Ouest-France, 1998, 616 pages. (ISBN 2-737-30985-9).
  • Andrew Bridgeford (trad. Béatrice Vierne), 1066, l’histoire secrète de la tapisserie de Bayeux, Éditiond du Rocher, coll. « Anatolia »,‎ 2004 (réimpr. 2005) (ISBN 2-268-05528-0), p. 275-302.
  • Simon Keynes, Allister Campbell, Encomium Emmae reginae, édité et traduit par Allister Campbell, Camden Society, Classic Reprints, volume 4, 1998.