Comès

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Comès

Nom de naissance Dieter Herman Comès
Alias
Didier Comès
Naissance 11 décembre 1942
Sourbrodt, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 7 mars 2013 (à 70 ans)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Profession

Didier Comès, de son vrai nom Dieter Herman Comès, né le 11 décembre 1942 à Sourbrodt, et mort le 7 mars 2013[1], est un auteur belge de bande dessinée. Il a obtenu l'Alfred du meilleur album au Festival d'Angoulême 1981 pour Silence, longue bande dessinée contemplative publiée en 1979 et qui reste son œuvre la plus connue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 11 décembre 1942 à Sourbrodt, petit village des cantons de l'est près de Verviers en Belgique, pendant l'occupation allemande, il doit à cette circonstance son prénom de Dieter qui fut francisé en Didier à la Libération. Son père parlant allemand et sa mère français, il se définit lui-même comme étant un « bâtard de deux cultures », caractéristique dont on retrouvera la trace dans son imaginaire. Il figure parmi les signataires du Manifeste pour la culture wallonne de 1983 et s'exprime à ce propos comme suit:

«  Il n'y a pas une mais des Wallonies et différentes façons de parler. Seule la recherche d'identité est commune. Et aussi l'attachement à la terre, aux racines, à certaines valeurs du passé. Et aussi l'entêtement et l'indépendance, propres à toutes les minorités. Petit, j'ai été nourri de légendes allemandes, inquiétantes, peuplées de nains, de sorciers, qui ressemblaient à certains contes bretons. La Wallonie demeure très celtique. C'est une terre de brumes et de mystères[2]. »

Après une scolarité dans une école professionnelle à Malmedy, il entre à seize ans comme dessinateur industriel dans une entreprise fabriquant des machines textiles à Verviers. Il s'intéresse au jazz et commence à réaliser quelques dessins en amateur.

En 1969, il écrit Hermann, une série de gags humoristiques publiée dans les pages « Jeunesse » du journal Le Soir.

En 1973, Pilote publie Le Dieu vivant le premier épisode d'Ergün l'errant, dont le deuxième épisode, Le Maître des Ténèbres, ne paraît qu'en 1980 dans (À suivre).

En 1976, celui qu'on considère déjà comme l'héritier spirituel d'Hugo Pratt, écrit L'Ombre du Corbeau.

En 1979, (À suivre), le mensuel de bande dessinée de Casterman, publie Silence, histoire pour laquelle Comès abandonne la couleur pour la technique du noir et blanc. Le succès de l'album, sorti l'année suivante, consacre Comès.

En 2012, une exposition de 250 planches originales est proposée au Musée des beaux-arts de Liège [3], puis en 2013, une exposition de 50 de ces planches originales est présentée au public du Festival d'Angoulême 2013 [4].

Il meurt le 7 mars 2013[1] d'une pneumonie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Homard vigilant, dans Spirou, 3 gags, 1971.
  • Actualités, dans Pilote édition belge, 22 histoires et quatre sommaires, 1972.
  • Ergün l'errant : Le Dieu vivant, dans Pilote n°699-709, 1973.
  • Comeseries, dans Pilote édition belge, 7 gags, 1977.
  • L'Ombre du corbeau, Tintin édition belge n°38/76-2/77, 1976-1977.
  • Zozos, dans Spirou, 8 gags, 1977.
  • Silence, dans (À suivre) n°13-21, 1979.
  • Ergün l'errant, dans (À suivre) n°25-28, 1980.
  • La Belette, dans (À suivre) n°45-52.
  • Eva, dans (À suivre) n°72-78, 1984.
  • L’Arbre-Cœur, dans (À suivre) n°118-120, 1987-1988.
  • Iris, dans (À suivre) n°153-159, 1990-1991.
  • La Maison où rêvent les arbres, dans (À suivre) n°200-207, 1994-1995.

Albums[modifier | modifier le code]

  1. Le Dieu vivant, Rossel (Belgique) et Dargaud (France), 1974.
  2. Le Maître des ténèbres, Casterman, 1981.

Prix[modifier | modifier le code]

Comès a reçu le Grand Prix Saint-Michel en 1980 et le prix Saint-Michel de la meilleure BD pour La Belette en 1983.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L’auteur de BD Didier Comès est décédé », sur LeSoir.be,‎ 7 mars 2013
  2. Revue Muséart Numéro hors série Wallonie si proche, Paris, 1999
  3. (fr)Didier Pasamonik, « À Liège, le souffle romanesque du noir et du blanc de Comès », sur actuabd.com,‎ 27 avril 2012 (consulté le 10 février 2013)
  4. (fr)Didier Pasamonik, « Angoulême 2013 - Thierry Bellefroid : " Comès est l’un des plus grands noms de la bande dessinée d’auteur en Belgique." », sur actuabd.com,‎ 29 janvier 2013 (consulté le 10 février 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Jean-Maurice Rosier, Didier Comès Silence, Labor, coll. « Un libre une œuvre », 1987.
  • Jérôme Vancoppenolle, Comès. L'autre côté du miroir, Vertige Graphic, coll. « Tracés », 1994.

Voir aussi[modifier | modifier le code]