Cassagnes-Bégonhès

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Cassagnes-Bégonhès
Jour de marché.
Jour de marché.
Blason de Cassagnes-Bégonhès
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Cassagnes-Bégonhès
Intercommunalité Communauté de communes Viaur Céor Lagast
Maire
Mandat
Michel Costes
2014-2020
Code postal 12120
Code commune 12057
Démographie
Gentilé Cassagnols, Cassagnoles
Population
municipale
890 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 11″ N 2° 31′ 52″ E / 44.1697222222, 2.53111111111 ()44° 10′ 11″ Nord 2° 31′ 52″ Est / 44.1697222222, 2.53111111111 ()  
Altitude Min. 419 m – Max. 665 m
Superficie 30,93 km2
Localisation

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Cassagnes-Bégonhès

Cassagnes-Bégonhès est une commune française, située dans le département de l'Aveyron qui lui-même est dans la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Juliette-sur-Viaur Comps-la-Grand-Ville Rose des vents
Centrès N Salmiech
O    Cassagnes-Bégonhès    E
S
Rullac-Saint-Cirq La Selve Auriac-Lagast

Site[modifier | modifier le code]

À 20 minutes de Rodez, le bourg de Cassagnes-Bégonhès s'étend sur la bordure Est du plateau du Ségala dans la vallée du Céor. La commune atteint son point culminant à la Juliane au Nord-Ouest avec 661 mètres, le point le plus bas étant à la Jasse de Rayret avec 424 mètres.

Cassagnes-Begonhès est le centre d'une région relativement riche et prospère, le cœur de l’activité économique étant la production du lait de brebis qui sert à la fabrication du fromage de Roquefort. Ce bourg souffre néanmoins d’un enclavement certain essentiellement dû au relief géographique. L'amélioration du tronçon de route Cassagnes-Begonhès – Pont-de-Grandfuel permettra de faciliter les liaisons avec la Primaube et la préfecture de l'Aveyron, Rodez.

Une rivière, le Céor, et deux ruisseaux affluents du Céor, l’Hunargues et le Glandou, traversent la commune.

L'orage du 5 juin 2007[modifier | modifier le code]

Le 5 juin 2007, un violent orage a provoqué pendant quelques heures une importante inondation. L'eau a atteint jusqu'à 4 mètres sur la place du foirail traversée par le ruisseau l'Hunargues, canalisé jusqu'à sa jonction avec le Céor, de 2,50 m de large. L'Hunargues a subitement gonflé du fait d'orages du côté de Salmiech et, ne pouvant s'écouler dans la canalisation, trop petite, a formé un lac de retenue sur le foirail jusqu'à ce que le muret cède. Sur cinq hectares ont été répandus de la boue, des cailloux et des branches d'arbres[1].

Selon Météo France, il est tombé 150 mm entre 19h30 à 22h. Le parapet du pont franchissant le Céor s'est effondré, deux bus ainsi qu'une quinzaine de véhicules ont été entraînés sur plus de 100 mètres et une quinzaine de maisons, surtout des commerces, ont subi de gros dégâts.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Cassagnes[modifier | modifier le code]

L’origine du toponyme Cassagnes est souvent donnée au travers du radical occitan « castagne » qui voudrait que Cassagnes soit le pays des châtaigniers. Or toutes les études sérieuses montrent qu’il n’en est rien.

L’origine est en fait dans l’orthographe provençale cassanha. La terminaison nha résulte d’une fusion entre ia et un n contigu terminant le radical cassan. Il s’agit en fait d'une dérivation du gaulois cassanos, signifiant chêne[2]. On trouve de même dans la vieille langue d’oc le mot cassan, casse, qui veut dire chêne. L’étude de l’environnement naturel montre bien que le chêne y est beaucoup plus répandu que le châtaignier.

Begonhès[modifier | modifier le code]

Lorsqu’au IXe siècle, Charlemagne divisa son empire en comtés puis ces derniers en vigueries ou en districts, le territoire allant du Viaur au Giffou fut attribué à la famille De Bégon. Cette subdivision s’appela dès lors « le Bégonhés », le suffixe « es » marquant l’appartenance et la consonne « n » ayant été mouillée par l’ajout du « h » pour la facilité de la prononciation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cassagnes-Bégonhès fut le siège de l'une des quatre châtellenies du Rouergue.Jusqu'au milieu du XVe siècle, la vie de Cassagnes s'organise autour du château qui brûlera en 1584.

En 1471, il est décidé de bâtir un beffroi sur l'église. La tourelle dominant le chœur est abattue, les assises du clocher actuel sont construites jusqu'au quart environ de l'étage de l'église. Mais en 1481 les rigueurs de l'hiver, les inondations, la grêle et les orages font périr les récoltes et les bestiaux. La famine survient dans la contrée et la construction est totalement interrompue pendant trois ans. Ce n'est qu'après la venue de Jean d'Estaing, gouverneur du comté de Rodez, au nom de Charles d'Armagnac, que la construction reprend et sera achevée en 1499.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans les années 1810 à 1815, à l'époque de Napoléon Ier, la route de Rodez est construite. Dès lors que cette route fut livrée aux diligences, puis aux camions venant de la Primaube et de Rodez, Cassagnes, voué à la misère et à la décrépitude, verra ses maisons s'élever, son commerce et son artisanat se développer. Ce bourg devient ainsi prospère pendant des décennies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La liste des maires qui se sont succédé depuis la Révolution est la suivante :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791   Jacques Bonnefous    
1792   Antoine Palous de la Cailholie    
1793   Claude Faugères de Cassagnes    
1796   Antoine Bonnefous du Barrugat    
1799 1817 Amans Rudelle de Cassagnes    
1848 1854 Hyppolyte Grimal de Cassagnes    
1854 1865 Alphonse de Rudelle de Camalières de Cassagnes    
1865 1874 Africain Roques de Saint-Martin    
1874 1876 Auguste Roques de Saint-Martin    
1876 1896 Étienne Mazel du Bousquet    
1896 1907 Charles Canac de La Frégière    
1908 1917 Pierre-Joseph Pouget    
1917 1919 M. Izard    
1919 1944 Alphonse de Rudelle    
1945 1959 Jean Salis    
1959 1965 Marie-Paul Alric    
1965 1989 Léopold Destours    
1989 1995 Francis Cailhol    
1995 2001 Christiane Vernhes    
2001 2008 Francis Cailhol    
2008 en cours Michel Costes    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 890 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 474 1 432 2 047 1 933 1 545 1 074 1 113 1 182 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 349 1 342 1 436 1 281 1 260 1 370 1 372 1 473 1 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 366 1 440 1 439 1 259 1 306 1 239 1 273 1 277 1 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 296 1 255 1 083 1 023 1 040 982 963 958 903
2011 - - - - - - - -
890 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Une perte apparaît entre 1911 et 1921 essentiellement due à la guerre de 1914-1918 (51 poilus morts au champ d'honneur), mais aussi à la grippe espagnole de 1918. Puis est apparu l'exode rural dès 1920 jusqu'en 1950-1960, beaucoup émigrant vers la capitale, mais la population se maintient. C'est vraiment à partir des années 1970-1980 que la démographie ne cesse de diminuer. L'hémorragie est de 24 % de la population entre 1962 et 1999.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby[modifier | modifier le code]

Le Rugby Club Régional Cassagnol (RCRC) est né en 1971. Le premier président était M. Trouche et les entraineurs du club étaient dirigés par M. Chambert. D'abord en 4e série pendant 5 saisons jusqu'à l'arrivée de l'ex-ruthénois Cristol dont les conseils à l'entraînement portèrent leurs fruits, le club accède successivement en 3e, 2e, 1re série et enfin en honneur en 1979-1980, la plus haute division régionale. L'apogée sera atteinte avec les 3 titres successifs de champion des Pyrénées : 1988-89, 1989-90 et 1990-91.

En 1995, s'opère la fusion avec Réquista et est créé le Rugby Club Réquista Cassagnes (RCRC). En 1996-1997, en promotion, le RCRC fut encore champion des Pyrénées.

L'école de rugby a rejoint le Luc-Primaube XV (LPXV) pendant que les équipes de jeunes(Cadets, Juniors, Séniors`) restaient sous la coupelle du RCRC), puis le Lévézou Ségala Aveyron XV ('LSA XV) a été créé.

Évoluant tout d'abord en Promotion Honneur, au cours d'une saison remarquable (Entraineurs principaux : Patrick Fuchs, Yves Jourdas), le LSA XV accède au championnat de Fédérale 3'. Depuis lors il ne le quittera pas. L'école de rugby fusionne enfin avec celle du Rugby Club Naucellois (RCN) et forme le Lévézou Ségala Ovale (LSO).

Football[modifier | modifier le code]

Le village de Cassagnes possède un stade de football. À l'origine, un club est créé sur la commune puis avec la commune voisine de Salmiech sous le nom d'Eveil-Sportif du Céor.

À la fin des années 1990, les communes d'Auriac-Lagast, Arvieu, Salmiech, Trémouilles, Comps et Cassagnes se regroupent sous le nom de " Pareloup-Céor Football-Club " issu de plusieurs petits clubs ou de clubs en sommeil.

Au milieu des années 2000, les communes de Trémouilles et Comps se retirent. Trémouilles rejoint le club de football de Flavin et Pont-de-Salars sous le nom de " JSL " (Jeunesse Sportive Lévézou). Comps-la-Grand-Ville recrait son propre club sous le nom de " Racing-Club de Comps ".

En 2010, le Football-Club de Centrès-Taurines-Tayac (en sommeil) fusionne avec Pareloup-Céor Football-Club et créait une équipe féminime.

Quilles de huit[modifier | modifier le code]

Le Sport-Quilles Cassagnol, club de Quilles de huit de la commune, est le club le plus ancien de la commune.

Le premier concours a été organisé en septembre 1921 par Louis Viguié, mais le sport prend vraiment son essor avec l'organisation des premiers championnats de France en 1946. Le titre de champion de l'Aveyron est enlevé le 7 juillet 1974 par la quadrette Serge Loubière, Paul Ferréol, Louis Nespoulous et Michel Mazars. Le 15 juillet 1979, en honneur, cette quadrette décrochera en honneur la place de 3e.

Le 19 août 1979, en championnat de France par équipes à Rodez en catégorie honneur, l'équipe Loubière (Cassagnes) bat en finale l'équipe Sandral de La Primaube et devient championne de France.

Le 30 août 1981 est inauguré le terrain de quille cassagnol sur le terrain de Malet, endroit où se déroulent depuis les compétitions.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L'église.

L'église de Cassagnes-Begonhes, située en fond de vallée, n'est pas mise en valeur de manière optimale, même si la hauteur du clocher est de 44 mètres.

Vers le sommet de la tourelle qui loge l’escalier, ainsi qu’à mi-hauteur de l’un des contreforts, un écusson portant les armoiries de Monseigneur de Polignac, évêque de Rodez de 1494 à 1501 (trois bandes d’argent surmontées d’une anrosse) permettent de dater cet édifice.

Le toit pyramidal fait penser à un chapeau chinois. Il fait regretter la ceinture de créneaux et de mâchicoulis qui, dit-on, formait autrefois un gracieux couronnement.

Le clocher comprend quatre étages : le souterrain, le fond de l’église, la salle de l’horloge et la demeure des cloches. Quatre cloches sont installées dans le clocher. Les deux grandes cloches furent fondues en 1881 et dédiées l’une à la Sainte-Vierge, l’autre à Saint-Julien patron de la paroisse. Les deux autres cloches portent le nom de « Sit nomen domini benedictum » et de Saint-Martin ». La première, fondue en 1838, fut installée au lendemain de la Révolution. Quant à la cloche de Saint-Martin  Inscrit MH (1943)[5], la plus ancienne, elle sonne depuis 1595. Elle fut dénommée jadis « la cloche de la grêle » car elle aurait empêché plusieurs fois la grêle de tomber aux ports du bourg de Cassagnes.

Différents travaux ont été réalisés au XXe siècle. Des bancs ont été installés en 1957, ce qui perturba les habitudes de nombreux paroissiens car les places étaient auparavant réservées.

Le grand vitrail du chœur date de 1904. Il introduit à flot la lumière du soleil levant et tout à l’opposé la tribune laisse admirer une superbe rosace flamboyante. Symbole des douze tribus d’Israël, ce vitrail est décoré de douze médaillons que le soleil couchant fait resplendir comme une verrière de cathédrale.

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Le hameau de Céor[modifier | modifier le code]

Le hameau de Céor possède une petite église, dont le clocher servait à l'origine de donjon à un ancien château disparu depuis longtemps. Le village possédait une école et un presbytère. La paroisse est annexe de Taurines, commune de Centrès.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville

« Coupé : au premier parti au I de gueules au léopard lionné d'or et au II d'argent au lion de gueules, au second d'argent au lion de sable. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bousquet, Cassagnes-Bégonhès, Mémoire de ma commune, 2002[réf. nécessaire].
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Destours), Cassanhas : Arviu, Auriac, Caumont, La Grand'Vila, Saumièg, Senta-Jaleda / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cassanhas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1996, ill., couv. ill. ; 28 cm, 240 p. (ISBN 2-907279-30-0, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)
  • Albert Besombes, Martine Houdet et Gilbert Puech, Sur le chemin des moines : l'abbaye de Bonnecombe, ses possessions en Albigeois (Moularès et Bernac) et ses possessions en Rouergue, Valdériès, Centre d'animation socio-culturel et sportif,‎ 1990, ill., couv. ill. ; 24 cm, 233 p. (lien notice BnF?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orages sur Cassagnes-Bégonhès (La Dépêche du Midi)
  2. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, page 44
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Notice no PM12000064 », base Palissy, ministère français de la Culture