Gramond

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Gramond
Image illustrative de l'article Gramond
Blason de Gramond
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Baraqueville-Sauveterre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Baraquevillois
Maire
Mandat
André Bories
2014-2020
Code postal 12160
Code commune 12113
Démographie
Gentilé Gramondais(e)
Population
municipale
454 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 57″ N 2° 21′ 58″ E / 44.2658333333, 2.3661111111144° 15′ 57″ Nord 2° 21′ 58″ Est / 44.2658333333, 2.36611111111  
Altitude Min. 457 m – Max. 728 m
Superficie 13,14 km2
Localisation

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Liens
Site web gramond.fr

Gramond est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Castanet Boussac Rose des vents
Sauveterre-de-Rouergue N Baraqueville
O    Gramond    E
S
Quins

Site[modifier | modifier le code]

Situé à cinq kilomètres de Baraqueville, Gramond est un village typique de cette partie du Rouergue appelée Ségala. Parmi les plus petites communes du Canton, la Commune de Gramond est habitée par 454 habitants.

Le Couvent, maison mère de la Congrégation Saint Dominique, a fortement contribué à la renommée de Gramond au-delà des limites du Département.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Gramond

Les armes de la commune de Gramond se blasonnent ainsi :
D’azur aux trois grenades tigées et feuillées de deux pièces d’or et ouvertes de gueules.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est avec le XIIIe siècle que débute l'histoire de Gramond et plus exactement en 1220 lorsque la bourgade devient une seigneurie. Un château fut sans doute construit à cette époque. Son donjon servira plus tard de base au clocher actuel.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1977 Léon Cayssials    
mars 1977 1995 Pierre Lacombe    
mars 1995 en cours André Bories    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 454 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
624 385 856 923 918 989 1 044 1 147 1 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 040 1 070 1 096 1 082 1 207 834 793 800 788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
788 751 716 654 659 642 641 658 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
545 526 477 417 390 367 382 454 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Gramond, comme le village, s'est bâtie peu à peu au cours des siècles. Le chœur est aménagé dans le rez-de-chaussée du donjon du château qui devait exister au XIIIe siècle. Les deux travées de la nef, de style gothique assez sobre, peuvent être du XVe siècle. La chapelle de la Vierge, au Nord, est le joyau de l'église. Elle est datée et signée par les armes de Guillaume Malerfe. Elle a donc été érigée au début du XVIe siècle par le constructeur de l'Oratoire. Le principal artisan de la transformation de l'église est sans contexte l'Abbé Combal (1790-1874). On ne saurait oublier l'Abbé Dejean qui, entre 1970 et 1980, fut une des principales chevilles ouvrières des aménagements récents qui donneront à l'église son aspect actuel.

Oratoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Oratoire de Gramond.

Logo monument historique Classé MH (1933)[3]

L'oratoire date du XVIe siècle. La plaque funéraire  Inscrit MH (1933)[4] de Guillaume Malroux, prieur de Gramond date, quant à elle, du 1° quart du XVIe siècle.

Au-dessus d'un Autel rustique, une niche renferme un groupe de pitié représentant une mise au tombeau. On y voit des initiales : G.M. Guillaume Malerfe, nom du prêtre qui l'a fait construire ainsi qu'une inscription en caractères gothiques et des Armoiries : 3 grenades entre ouvertes, posées deux et une, qui est le blason de la Commune de Gramond. Sous l'impulsion de l'Abbé Combal, curé de Gramond, l'année 1843 sera marquée par la fondation du couvent des Dominicaines. En 1859-1902, des travaux et agrandissements successifs donneront à l'église du village son architecture actuelle. En 1890 et 1891 sera réalisée la construction du nouveau couvent nécessaire à la congrégation en pleine expansion à cette date. Le contour sera définitif en 1938 et le couvent deviendra dès lors le havre de paix et de recueillement que l'on connaît aujourdhui.

La statue de Cérès[modifier | modifier le code]

Œuvre du sculpteur Paul Belmondo qui l'a offert à son ami Vincent Bourrel, elle représente Cérès, déesse des moissons qui a donné son nom aux céréales.

La Pieta[modifier | modifier le code]

D'un autel rustique, une niche formée d'une arcature en accolade très élégante renferme une Piéta : la Vierge tenant le Christ sur ses genoux, l'Apôtre Jean et Marie-Madeleine. On a trouvé certaines ressemblances entre ces personnages et ceux de la mise au tombeau de la Cathédrale de Rodez. Le fait qu'on ait pu établir un rapport entre les deux œuvres est déjà un témoignage de qualité pour celle de Gramond. Il est vrai que toutes deux semblent provenir du même atelier de Villefranche-de-Rouergue.

Divers[modifier | modifier le code]

Four à pain communal[modifier | modifier le code]

Près de l'oratoire, le four à pain communal restauré par la Municipalité dans les années 1980-90. Utilisé lors de diverses manifestations, il permet ainsi d'avoir du bon pain comme autrefois.

Croix[modifier | modifier le code]

Près de l'église, la croix, dernière des nombreuses réalisations de l'Abbé Combal, fut élevée en 1872. Aujourd'hui elle symbolise la reconnaissance de la paroisse à son égard.

Travail[modifier | modifier le code]

Le travail[5] restauré grâce à une initiative privée, servait jadis à ferrer les animaux.

Lavoirs[modifier | modifier le code]

Les anciens lavoirs ont été restaurés en 2006 par la Commune de Gramond à La Saurie et Route de Boussac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Denys Jaudon), La Barraca Sauvatèrra : Bossac, Cambolaset, Castanet, Colombièrs, Gramont, Manhac, Moirasés, Pradinàs / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de La Barraca-Sauvatèrra, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1998, ill., couv. ill. ; 28 cm, 271 p. (ISBN 2-907279-36-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988794)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Notice no PA00094036 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no PM12000694 », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. Appareil utilisé pour immobiliser les gros animaux domestiques quand ils doivent subir certaines opérations (ferrage, pansage, etc.).