Meljac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Meljac
Image illustrative de l'article Meljac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Naucelle
Intercommunalité Communauté de communes du Naucellois
Maire
Mandat
Guy Enjalbert
2014-2020
Code postal 12120
Code commune 12144
Démographie
Gentilé Meljacois(e)
Population
municipale
139 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 22″ N 2° 26′ 10″ E / 44.1394444444, 2.43611111111 ()44° 08′ 22″ Nord 2° 26′ 10″ Est / 44.1394444444, 2.43611111111 ()  
Altitude Min. 350 m – Max. 608 m
Superficie 9,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative d'Aveyron
City locator 14.svg
Meljac

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique d'Aveyron
City locator 14.svg
Meljac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Meljac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Meljac

Meljac est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Centrès Rose des vents
N
O    Meljac    E
S
Saint-Just-sur-Viaur Rullac-Saint-Cirq

Site[modifier | modifier le code]

Meljac, commune de 954 hectares à une altitude moyenne de 535 mètres, est traversé par la route départementale 592.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Baraque de Marcillac, Cabrols, Gintou, Grascazes basses, Grascazes hautes, La Bessière, La Pierre blanche, La Tapie, La Tine, La Tourenie, Le cap Fourquet, Le Clot, Le Cluzel, Le Feraldesq, Le Martinesq, Le Pouget, Le Puech Issaly, Le Suc, Le Vergnas, Les Carrals, Mas ricard, Soulages.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Meljac domine une boucle de la vallée du Viaur dont il est séparé par la vallée verdoyante du Céor, petit affluent. Meljac est situé sur le Ségala, région naturelle offrant des paysages contrastés entre vallées encaissées, sauvages et boisées et sommets de plateaux. Ce massif granito-gneissique dont les sols sont généralement acides est une région de polyculture (céréales, fourragères) et d'élevage orientée aujourd'hui vers l'élevage bovin viande de qualité. (Veau de l'Aveyron et du Ségal, Label Rouge). Vallonné, le Ségala s'est vu attribuer le nom de « Pays des 100 vallées » tant son réseau hydrographique est dense. Le Lévézou, proche région naturelle à l'est, dont la "déformation" géologique reste encore inexpliquée, partage avec le Ségala schistes et granites gris argenté.

Climat[modifier | modifier le code]

L'Aveyron est au carrefour d'influences climatiques: Au printemps et en automne, le climat est de type océanique. L’hiver, les rigueurs du climat continental se font sentir mais l’été ouvre ses portes aux influences méditerranéennes. Cependant l’altitude et le relief modifient parfois localement ces données d’ordre général.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On sait que les terres qui correspondent à l'emplacement actuel de Meljac constituaient une ferme gallo-romaine (ou villa), ferme attribuée à un légionnaire dénommé Melius, ainsi qu'il était d'usage dans les armées romaines pour récompenser les plus méritants. Le suffixe "ac" ou "acos" désignant les villas, le lieu fut donc appelé "Meljac".

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Meljac devient effectivement commune en 1791 et le restera, selon les sources, jusqu'en 1801 ou 1929. En 1801 (an IX du calendrier révolutionnaire) une loi régit la réduction des cantons et la suppression des districts au profit des arrondissements. Meljac perd en 1829 son titre de commune pour être rattachée à la commune de Saint-Just. Meljac sera alors réunie, en même temps que La Bastide-Paréage, Castelpers et Le Rouet à Saint-Just. Meljac redevient en 1906 commune à part entière à partir de la "division" de la commune de Saint-Just qui deviendra Saint-Just-sur-Viaur en 1919. (Journal Officiel de la République Française no 169 du dimanche 24 juin 1906 publiant la Loi du 22 juin 1906 fixant aussi les limites territoriales)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1875 François Calmes    
1876 1884 Hippolyte Maffre    
1885 1888 François Enjalbert    
1892 1896 Joseph Albinet    
1896 1901 Hippolyte Maffre (Révoqué)    
1901 1901 Louis Féral    
1901 1908 Jean-Pierre Enjalbert    
1908 1917 Auguste Bousquet    
1919 1922 Jean-Baptiste Panis    
1922 1945 Auguste Enjalbert    
1945 1971 Urbain Bousquet    
1971 1977 Claude Alary    
1977 1983 Norbert Enjalbert    
1983 2001 Bernard Gaubert    
2001 en cours Guy Enjalbert    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
395 383 650 534 492 444 411 436 384
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
362 328 281 250 233 217 155 145 144
2011 - - - - - - - -
139 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est en baisse constante en particulier parmi les agriculteurs. L'installation de nouveaux ménages n'est pas facilitée par le prix des terrains, le relatif isolement géographique de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La saint Blaise:
    • Le 3 février, pèlerinage à saint Blaise en l'église de Meljac, saint « guérisseur » invoqué pour protéger ou guérir des maladies aussi bien des hommes que des animaux.
    • Fête votive du village le week-end suivant: Le samedi, dès le lever du jour, les jeunes garçons et filles se réunissent et visitent chaque maison de la commune pour offrir l'aubade à tous les habitants, perpétuant la marche des conscrits que les jeunes hommes effectuaient dans leur village avant de partir pour le service militaire obligatoire. Pour les gens de la commune, cela offre l'occasion de voir grandir les jeunes qu'ils n'ont pas tous l'occasion de côtoyer régulièrement. Le bal clôture cette première journée de fête.
    • Le lendemain les habitants iront aider les membres du comité des fêtes à servir le déjeuner aux tripoux.
  • Repas des aînés en juin
  • Feux de la Saint-Jean en juin
  • Réveillon en décembre
  • Excursions nombreuses avec les aînés.

Plus petite ville de la Communauté, Meljac est aussi la plus informatisée en particulier sous l'impulsion de l'association Meljac.net qui compte plus d'adhérents qu'il n'y a d'habitants dans le village.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

La pluviométrie est favorable à l'herbe, les sols limoneux-sableux et acides faciles à travailler. Les pentes occupent un part importante des surfaces agricoles et sont valorisées grâce aux prairies permanentes. L'activité est donc en essentiellement agricole, avec 22 exploitations, liées à l'élevage bovin viande et lait, ovin viande et lait, caprin, à la culture du blé, quoique le nombre d'exploitations a diminué de moitié en 30 ans. En viande de bovin, la mise en place de la filière “Veaux d'Aveyron et du Ségala”[3] permet la production d'animaux jeunes et finis. Les démarches Label Rouge et IGP assurent la valeur ajoutée sur les produits commercialisés. La majorité des troupeaux est en race pure Limousine, quelques troupeaux sont en Blonde d'Aquitaine[4].

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Société "MELJAC" : fabrication artisanale d'interrupteurs et de prises de courant en métal haut de gamme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Blaise date de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Elle renferme une statue en bois de Saint Blaise, des retables du XIXe siècle et des chandeliers en laiton du XVIIIe siècle.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Croix[modifier | modifier le code]

Quantité de croix, dont une vingtaine d' ouvrages de ferronnerie, sur la commune et aux alentours, dont les origines sont parfois perdues.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Puits de Meljac[modifier | modifier le code]

Construction datée de 1786 et de taille imposante particulièrement bien restauré.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Dolmen[modifier | modifier le code]

Située sur la place de l'église, cette pierre, ancien seuil de maison avec toute la symbolique qui s’attache au seuil de maison, fut offerte en 1975 au village par Ernest Émile Molinier, de la Pierre Blanche. Cette pierre fut franchie une dernière fois et sans retour par son fils, Maurice Molinier, mort pour la France à Texenna en Algérie le 24 avril 1957 et dont le nom est gravé ainsi que celui de bien d'autres enfants de Meljac sur le Monument aux Morts. Lieu de mémoire, le Dolmen de Meljac est aujourd’hui aussi lieu de rencontre, lieu de rassemblement et d’échanges des meljacois qui y prennent volontiers le frais, les soirs d’été.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Maisons[modifier | modifier le code]

Les maisons traditionnelles de Meljac sont grandes, généralement adaptées à l'activité agricole. Elles ont souvent plus de 150 ans et constituent un patrimoine en péril en raison de la baisse de la démographie. Elles sont bâties selon des traditions locales avec de larges murs en pierre de couleur ocre, comblés de terre, des escaliers extérieurs, des puits couverts.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Divers[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Naucèla : Cabanés, Camjac, Centres, Maljac, Quins, Sent-Just, Tauriac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Naucèla, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1992, ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-11-4, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. IRVA
  4. INST inst-elevage.asso.fr [PDF]