Aussac-Vadalle

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Aussac-Vadalle
Mairie d'Aussac-Vadalle
Mairie d'Aussac-Vadalle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Saint-Amant-de-Boixe
Intercommunalité Communauté de communes de la Boixe
Maire
Mandat
Gérard Liot
2014-2020
Code postal 16560
Code commune 16024
Démographie
Population
municipale
475 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 02″ N 0° 13′ 17″ E / 45.8172, 0.2214 ()45° 49′ 02″ Nord 0° 13′ 17″ Est / 45.8172, 0.2214 ()  
Altitude Min. 84 m – Max. 163 m
Superficie 17,61 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aussac-vadalle.fr

Aussac-Vadalle est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Aussac-Vadalle est une commune située à 19 km au nord d'Angoulême.

Aussac-Vadalle est aussi à 2 km au nord-est de Tourriers, 5,5 km au nord-est de Saint-Amant-de-Boixe, chef-lieu de son canton et 6 km au sud de Mansle[1].

La route nationale 10 entre Angoulême et Poitiers, aménagée en voie express 2x2 voies, traverse l'ouest de la commune. La commune est aussi traversée par la D 15, de Saint-Angeau à Montignac, qui traverse Vadalle, la D 115 qui traverse Aussac, et la D 40 (dite route de la Duchesse) qui va de La Rochefoucauld à Mansle et traverse le nord-est de la commune par Ravaud[2].

Aussac-Vadalle est à 10 km au nord de l'aéroport d'Angoulême et la gare la plus proche est celle d'Angoulême (TER et TGV, Paris, Bordeaux, Saintes, Royan, Poitiers, Limoges), ou celle de Luxé à 11 km pour aller (TER Angoulême, Poitiers).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Par ordre décroissant d'importance[2] :

  • Vadalle (où est située la mairie)
  • Ravaud
  • Aussac
  • la Grange
  • chez Bourrier
  • le Poteau
  • Puymerle
  • le Chalet de la Boixe
  • le Moulin de Ravaud

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aussac-Vadalle
Maine-de-Boixe Nanclars Saint-Angeau
Saint-Amant-de-Boixe,
Villejoubert
Aussac-Vadalle
Tourriers Jauldes Coulgens

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué d'un plateau calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien terminal, Kimméridgien). Il fait partie du plateau de la Boixe et de la Braconne, de nature karstique. Quelques petites zones de grèzes occupent certains endroits : à l'est d'Aussac, et entre le château de la Boixe et la route nationale 10[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 163 m, situé près du bourg d'Aussac (borne IGN). Le point le plus bas est à 84 m, situé sur la limite orientale. Le bourg d'Aussac est à 150 m d'altitude et celui de Vadalle à 120 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La nature karstique du sol fait qu'aucun cours d'eau ne traverse la commune.

On peut toutefois signaler le vallon de Vadalle, où il y a quelques fontaines et un ruisseau intermittent. Ce ruisseau n'est permanent qu'entre Ravaud et le moulin de Ravaud. Il s'écoule vers le nord-est et s'infiltre avant d'atteindre la Tardoire plus au nord[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt de Boixe s'étend en partie sur la commune, bien qu'une importante déforestation l'ait décimée à partir du Moyen Âge.

Dialectes[modifier | modifier le code]

La commune marque l'extrémité occidentale de la langue d'oc en Charente, dialecte marchois, avec la langue d'oil, dialecte saintongeais[6].

Article connexe : Langues de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Alciagus en 914[7], Auciacum et Vadales en 1308[8], Aussac au XIIe siècle[9],[Note 1].

L'origine du nom d'Aussac remonterait à un personnage gallo-romain Alcius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine d'Alcius»[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse d'Aussac était entièrement recouverte par la forêt de la Boixe. Au XIe siècle, Aussac et Vadalle n'étaient qu'une large clairière, entourée de tous côtés par la forêt. Les défrichements successifs ont fait reculer la forêt qui n'occupe plus aujourd'hui qu'une petite partie occidentale du territoire communal[12].

Le prieuré de Notre-Dame de Ravaud, de l'ordre de Grandmont, fondé en 1150, comptait en 1317 une vingtaine de membres. Il a été transféré au XVIIe siècle à l'annexe de Badeix, près de Nontron. Il n'en reste que quelques vestiges.

Le village de Ravaud est traversé par la D 40, dite route de la Duchesse[Note 2]. Une source prend naissance au centre du bourg, la Font Bénite, où se trouve une fontaine et le ruisseau traverse un beau lavoir avant de s'éloigner vers le moulin de Ravaud. On s'y rendait en pèlerinage lors de grandes sécheresses[12].

À Puymerle, dans le forêt, on trouve encore une petite chapelle qui faisait l'objet de frairies[Note 3] le 22 mai, fête patronale. C'était une cénobie dépendant de l'abbaye de Grosbot nommée Sainte-Quitterie, abandonnée après la campagne protestante de 1568.

Du logis de Puychaussac, qui a appartenu à différentes familles entre le XVIe et le XVIIIe siècle, il ne reste plus rien[13],[14].

Au XVIIIe siècle, les dindes élevées sur le territoire d'Aussac dans la forêt et nourries en automne aux glands et faînes étaient réputées sur le marché d'Angoulême[13].

En 1124, Vadalle a été le lieu d'un duel entre l'abbé de Saint-Amant et une famille qui lui contestait une donation. L'affaire s'est finalement terminée en transaction[12].

Le bourg de Vadalle a depuis toujours une vocation économique dynamisée par la circulation sur la D.15 avant l'arrivée du chemin de fer, en particulier des rouliers qui transportaient du vin de Vars et Saint-Amant vers le Limousin et le Centre de la France[12], puis s'est ajoutée une activité administrative avec l'implantation de l'école et de la mairie.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune d'Aussac-Vadalle a été créée en 1793, puis elle est devenue Aussac en 1801. En 1985 elle est redevenue Aussac-Vadalle afin d'éviter des confusions avec d'autres communes[15].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1995 en cours Gérard Liot DVD Directeur du SDITEC
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 475 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856 1861
747 728 775 874 698 861 854 840 807
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
710 724 769 728 667 567 519 515 596
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
454 400 421 359 330 427 323 292 320
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
315 333 387 385 400 402 475 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Aussac-Vadalle en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
0,0 
6,6 
75 à 89 ans
10,2 
10,2 
60 à 74 ans
12,1 
28,1 
45 à 59 ans
24,3 
24,0 
30 à 44 ans
21,8 
11,7 
15 à 29 ans
17,0 
18,4 
0 à 14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Aussac-Vadalle a commencé sa baisse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle et l'a continuée durant un siècle. Elle a maintenant retrouvé sa population de 1931, moins de la moitié de celle du milieu du XIXe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Les éoliennes vues de la route d'Aussac à Vadalle

Sur 1 760 ha desservis par 50 km de chemin vivent 400 habitants (en 2006). L’activité économique principale est l’agriculture, bien que l’on trouve une petite entreprise de transport, une carrière et le restaurant "La Belle Cantinière" sur la N 10.

Le parc éolien d'Aussac-Vadalle a été construit en 2010. Il comporte quatre éoliennes, d'une puissance totale de 8 MW ce qui assure une production électrique et un nouveau revenu financier pour la commune et la communauté de communes de Boixe[19].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Anais, Aussac-Vadalle et Tourriers.

Aussac-Vadalle et Tourriers accueillent des écoles élémentaires, Anais accueille l'école maternelle et l'école primaire[20].

Autres équipements et services[modifier | modifier le code]

Une salle des fêtes a été inaugurée en 2008 à Vadalle près de la mairie.

Vie locale[modifier | modifier le code]

La vie associative est très présente avec sept associations qui animent la commune.

Les principales manifestations sont la fête de Puymerle à l'Ascension, la course cycliste régionale en mai, le feu de la Saint-Jean et les championnats internationaux, nationaux et régionaux de tir sportif, et notamment le championnat de France de tir sur silhouette métallique tous les quatre ans.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La clairière de Puymerle et le petit hameau abandonné qui abrite toujours les ruines de l'ermitage de Puymerle, une chapelle à demi enterrée dédiée à sainte Quitterie et dépendant de l'abbaye de Grosbot. Cette cénobie fût construite au XIIe siècle. L'endroit faisait l'objet d'un pélerinage annuel le 22 mai, d'autant qu'il y avait un puits miraculeux[21],[22].

L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens dont l'existence est citée en 922 possède la litre funéraire de François VI, duc de La Rochefoucauld[19]. Un magnifique chemin de croix a été peint par les peintres bénévoles de l'association Bandiat Tardoire en réutilisant les cadres de chêne noir d'époque.

Toujours à Aussac, une croix de pierre marquée des signes des compagnons est face à une petite chapelle funéraire située sur la place JB.Hériard qui fut le premier maire en 1790.

À Ravaud, on trouve les vestiges d'une celle grandmontaine, fondée entre 1150 et 1160 par le comte d'Angoulême Guillaume VI. En 1317, elle devient prieuré et les petites celles de Gandory, Beusault, Rauzet (Charente) et Badeix (Dordogne) lui sont unies[23]. Le bâtiment actuel date en partie du XVe siècle[24].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'ermitage de Puymerle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un réseau de souterrains médiévaux relie les maisons et les villages[réf. nécessaire].

Sont aussi à citer le chalet de la Boixe, où a séjourné le peintre Eugène Delacroix, et trois puits communaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les formes Alterio, Auterio du XIIe siècle, dans ce même cartulaire, identifiées aussi à Aussac, peuvent aussi identifier Altier, un personnage.
  2. En l'honneur de la duchesse de La Rochefoucauld au château de laquelle cette route aboutit après avoir traversé la forêt de la Braconne.
  3. Dans les Charentes, une frairie est un rassemblement festif annuel.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  6. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO),‎ 1876, 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  7. Louis Adolphe Terracher, Les aires morphologiques dans les parlers populaires du nord-ouest de l'Angoumois (1800-1900), vol. 212, Bibliothèque de l'École des hautes Études, éd. Honoré Champion, Paris,‎ 1914, 450 p. (lire en ligne), p. 57
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 114
  9. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 190
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 34-35
  12. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 64-65
  13. a et b Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982),‎ 1865, 411 p., p. 189-191
  14. Étienne Munier, L'Angoumois à la fin de l'Ancien Régime, (réimprimé en 1981 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1780, 307 p., p. 209
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  17. « Evolution et structure de la population à Aussac-Vadalle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. a et b Site de la mairie
  20. Site de l'inspection académique de la Charente
  21. « Site d'Aussac-Vadalle, l'ermitage de Puymerle »,‎ 2009 (consulté le 29 mai 2013)
  22. P. Saulnier, études locales, 11e année, 101, mai 1930, p.151-152 in, « Lieux de cultes dédiés à sainte Quitterie »,‎ 2008 (consulté le 29 mai 2013)
  23. Site Grandmont, « Celle grandmontaine de Ravaud »,‎ 2006 (consulté le 29 mai 2013)
  24. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 88

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]