Ambérac

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Ambérac
Pigeonnier.
Pigeonnier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Saint-Amant-de-Boixe
Intercommunalité Communauté de communes de la Boixe
Maire
Mandat
Alain Combaud
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16008
Démographie
Gentilé Ambéracois
Population
municipale
327 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 14″ N 0° 04′ 00″ E / 45.8539, 0.066745° 51′ 14″ Nord 0° 04′ 00″ Est / 45.8539, 0.0667  
Altitude Min. 46 m – Max. 101 m
Superficie 12,10 km2
Localisation

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Ambérac

Ambérac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Ambéracois et les Ambéracoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ambérac est une commune située au nord-ouest de la Charente, à 24 km au nord d'Angoulême et à 6 km au sud-est d'Aigre.

Le bourg est situé au bord de la Charente, sur sa rive droite, en aval de Mansle et en amont d'Angoulême.

Il est aussi à 8 km au nord-ouest de Saint-Amant-de-Boixe, chef-lieu de son canton dont il est la commune la plus au nord, et 9 km à l'ouest de Mansle[2].

À l'écart des routes importantes, la commune est traversée par la D 69 de Marcillac-Lanville à Mansle, route qui franchit la Charente par un pont au bourg. La D 88 relie le bourg à Aigre au nord-ouest et à Xambes au sud-est. La D 737, route d'Angoulême à Aigre et Chef-Boutonne, passe à 3 km au sud-ouest du bourg où elle franchit aussi la Charente au pont de Marcillac-Lanville[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 5 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest du bourg, le long de l'Aume et de la route d'Aigre, on trouve quelques hameaux alignés comme les Picots, les Citres, les Marais et quelques fermes : le Cambouil, les Thibauds et le Goyaud. À l'est, sur la route de Mansle, on trouve les Granges[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ambérac
Fouqueure Villognon
Marcillac-Lanville Ambérac
La Chapelle Coulonges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est sur un socle calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien). Des alluvions datant du Quaternaire couvrent les vallées alluviales de l'Aume et de la Charente, les plus récentes étant dans la partie inondable. On trouve aussi sur certains versants quelques zones de grèzes datant des glaciations du Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau et d'un confluent entre deux vallées. Le point culminant de la commune est à une altitude de 101 m, situé sur la limite ouest. Le point le plus bas est à 46 m, situé le long de la Charente sur la limite sud-ouest. Le bourg, construit au bord du fleuve, est à 62 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente à Ambérac

La Charente en aval de Mansle et en amont d'Angoulême traverse la commune. Le bourg est construit sur sa rive droite, et en aval du confluent de l'Aume, qui arrose le nord de la commune. L'Aume prend sa source à Bouin (Deux-Sèvres) et arrose Aigre[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Ambairiaco en 1080[7], Amberaco en 1110[8], Ambariaco en 1274[7], Ambelaco, Amberaco, Ambeyrac, Anbeyrac, Emberaco, Embeyraco au XIIIe siècle[9],[10],[11].

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romane, basée sur le nom d'un homme gaulois Ambarrius, et du suffixe -acum indiquant la propriété[12],[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été très habitée à l'époque romaine. C'est attesté par plusieurs découvertes ; dans la plaine d'Ambérac, d'un Mercure en bronze, coiffé du pétase ailé[14] ; dans une rue du bourg, on a retrouvé des dalles en pierres avec oculus et un puits carré ainsi que diverses monnaies datant d'Auguste, d'Agrippa, de Marc-Aurèle, de Maximin[15]. Le bourg a aussi livré des lampes, des bêches, et d'autres objets de fer, ainsi qu'un vase en terre grise, une assiette en terre rouge et une petite amphore en verre. Des fragments de mosaïque ont aussi été découverts[16].

Le four circulaire de 1,50 m de diamètre situé près des Granges, les poteries, tuiles et briquettes trouvées dans le même terrain datent de la même époque[17].

Les débris d'une construction antique située au lieu-dit le Four des Fades[Note 1], dont il reste des fragments de murs en petit appareil avec des rangs de briques en cordons et une galerie à voûte cintrée sont cités dans la statistique monumentale de la Charente[18],[19].

Ambérac, qui aurait été construit près de l'ancienne cité d'Oliba[20], dépendait du fief des La Rochefoucauld et des Marcillac et a été un archiprêtré jusqu'à la Révolution.

Il est mentionné pour la première fois comme archiprêtré vers 1035 car la paroisse Saint-Étienne d'Ambérac, vicairie perpétuelle, fut donnée par les comtes d’Angoulême à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe peu après la fondation de celle-ci, qui y eut une obédience en 1080. L'évêque Girard II confirma ce don en 1117, mais en s’attribuant une redevance annuelle de cinq sous, payable en la fête de Saint-Hilaire. En 1146, le prieur de Lanville, qui y possède déjà quelques droits, la réclame et l'obtient moyennant rente de dix sous d'Angoulême par an, au profit de l'abbaye[10],[21].

Depuis lors, elle est restée constamment dépendante du prieuré conventuel augustin de Lanville.

Le hameau de Villebabou aurait été bâti par l'un des deux Babou qui furent évêques d'Angoulême au XVIe siècle[22], et était une ancienne maison noble appartenant aux évêques[21].

Au XVIIIe siècle, Ambérac, qui dépendait en partie de Marcillac et en partie de Montignac, fut acquis par les La Rochefoucauld[21].

Un souterrain-refuge a été découvert en 1925[23].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Créée Embérac dans le canton de Lanville Marcillac en 1793, elle devient Ambeirac dans le canton de Saint-Amand-de-Boixe en 1801 puis Ambérac.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001 en cours Alain Combaud SE Technicien travaux publics
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
585 709 705 780 832 791 759 729 618
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
613 618 619 647 576 537 522 506 510
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
490 441 404 399 398 419 386 334 313
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
317 330 361 338 337 316 314 327 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ambérac en 2007 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
11,8 
75 à 89 ans
12,4 
20,3 
60 à 74 ans
18,6 
19,0 
45 à 59 ans
20,5 
22,2 
30 à 44 ans
18,0 
12,4 
15 à 29 ans
13,0 
14,4 
0 à 14 ans
17,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

La population active est de 145 personnes, il y a 11 chômeurs soit un taux de chômage de 7,6 %. Le revenu moyen est de 11 750 € / an[28]

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La poste

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Ambérac et Marcillac-Lanville. Marcillac-Lanville accueille l'école élémentaire et Ambérac l'école primaire[29].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne

L'église paroissiale Saint-Étienne date du XIIe siècle. Elle était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[30].

Elle comporte quatre bas-reliefs remarquables du XIIe siècle, classés monument historique au titre objet depuis 1927, qui représentent l'Annonciation, la Visitation, la Nativité et les Rois mages[31]. Elle possède également un moule à hosties du XIVe siècle classé depuis 1911[32]. La cloche en bronze datant de 1773 est inscrite monument historique depuis 2004[33]

L'église possède aussi un harmonium rénové en juillet 2013.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les vestiges gallo-romains, les souterrains mais aussi tout un patrimoine rural de fontaines, maisons, certaines très anciennes.

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Des nombreux moulins sur la commune reste le moulin de Brissac qui fonctionne et date du XVIIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les berges de la Charente et de l'Aume sont en zone Natura 2000.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Savignon, né à Tarbes le 1er janvier 1878, journaliste et un écrivain français, épouse Berthe Desgranges le 27 septembre 1919 à Ambérac.
  • Louis Vatrican, né à Monaco le 7 mai 1904, ingénieur agricole, directeur du Jardin Exotique de Monaco, épouse Suzanne Magnant le 5 mai 1928 à Ambérac.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Four des fées en occitan. D'après la description de Michon, ce serait dans la combe des Versennes Torses, au nord du bourg.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 15 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  7. a et b Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols,‎ 1897, 588 p., p. 80
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 125
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 278, 284
  10. a et b René Fontroubade, « L'Archiprêtré d'Ambérac » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Histoires du Pays d'Aigre, 2005. Consulté le 21 mars 2010
  11. Catillus Carol, « Ambérac »,‎ 2000 (consulté le 5 janvier 2014)
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 13
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 481
  14. BSAHC 1870, p. XXVIII
  15. BSAHC 1884-85, p. XXXVII
  16. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 189-191
  17. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1886, p. XLVII
  18. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 172
  19. Joseph Piveteau, Inventaire Archéologique de la Charente Gallo-Romaine, MSAHC, 1958, p. 92.
  20. Société archéologique et historique de la Charente, Bulletins et mémoires, Constantin,‎ 1972 (lire en ligne), p. 78
  21. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 40
  22. BSAHC, 1878-79, p. 179
  23. MSAHC, 1953, p. 13
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  26. « Evolution et structure de la population à Ambérac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  28. Ambérac sur le site l'internaute
  29. Site de l'inspection d'académie
  30. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  31. « Bas-reliefs de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Fer à hosties », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « Cloche de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]