Coulgens

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Coulgens
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton La Rochefoucauld
Intercommunalité Communauté de communes Bandiat-Tardoire
Maire
Mandat
Rémy Merle
2014-2020
Code postal 16560
Code commune 16107
Démographie
Population
municipale
488 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 44″ N 0° 17′ 16″ E / 45.8122, 0.287845° 48′ 44″ Nord 0° 17′ 16″ Est / 45.8122, 0.2878  
Altitude Min. 66 m – Max. 126 m
Superficie 11,70 km2
Localisation

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Liens
Site web www.coulgens.fr

Coulgens (prononcer [kulʒɑ̃ ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Coulgens est une commune située à 21 km au nord-est d'Angoulême.

Elle est aussi à 11 km de Mansle, 12 km de Saint-Amant-de-Boixe, 13 km de La Rochefoucauld, chef-lieu de son canton, et de Chasseneuil[1].

La commune est à l'écart des grands axes routiers. Elle est située au carrefour de la D 40 qui va de La Rochefoucauld à Mansle et qui s'appelle la route de la Duchesse, et de la D 45 qui va vers Jauldes et Angoulême au sud-ouest et Chasseneuil au nord-est[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le principal hameau de la commune est Sigogne, avec les Capus où est situé le château, au nord du bourg. D'autres hameaux de moindre importance occupent le territoire communal, comme l'Aiguille à l'ouest, le Puits de l'Appent et le Vieux Logis près du bourg, Chantoiseau et le Pouzeau au sud, les Combes près de Sigogne[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Coulgens
Saint-Angeau
Aussac-Vadalle Coulgens La Rochette
Jauldes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est constitué d'un plateau calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien terminal, Kimméridgien). Il fait partie du plateau de la Boixe et de la Braconne, de nature karstique. Quelques petites zones de grèzes occupent certains endroits, sur les flancs de la vallée de la Tardoire. La vallée elle-même est occupée par des alluvions du quaternaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau traversé par la vallée de la Tardoire, large et peu profonde. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 126 m, situé à l'extrémité ouest. Le point le plus bas est à 66 m, situé le long de la Tardoire sur la limite nord. Le bourg, construit sur un léger promontoire au bord de la Tardoire, est à 90 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire, sous-affluent de la Charente, traverse la commune du sud-est au nord-ouest. Ses eaux s'infiltrent dans le karst de La Rochefoucauld pour donner les sources de la Touvre près d'Angoulême, et ses eaux ne traversent la commune qu'en hiver. Son cours est jalonné de gouffres.

On trouve aussi la source de Sigogne qui n'alimente qu'un lavoir[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Colgante en 1281, Colgento en 1290[6], Colganto en 1312[7],[Note 1].

L'origine du nom de Coulgens est assez obscure. D'après Talbert, elle serait Corte Gantone, où le latin cortem signifie domaine, et Ganto est un nom d'homme germanique (wisigoth ou franc)[8],[9].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl (domaine du saintongeais), et marque la limite avec le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est[10].

Selon Tourtoulon et Terracher, la commune se trouvait encore au XIXe siècle dans la partie occitane de la Charente qui en occupe aujourd'hui le tiers oriental[11]. Elle se nomme Colgent en occitan[12].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Aiguille et la voie d'Agrippa

La commune est située au carrefour de deux voies romaines : la voie d'Agrippa de Saintes à Lyon, et la voie d'Angoulême à Bourges par Argenton, qui se coupent au lieu-dit l'Aiguille. Le village est situé sur la voie d'Agrippa même (actuelle D.45).

Les comtes d'Angoulême attachaient une grande importance stratégique au bourg de Coulgens, paroisse d'Angoumois. Au XIIe siècle, le comte Vulgrin II, après s'être emparé de Mansle, fortifia le bourg et le prit comme base d'opérations, avant d'attaquer le baron de La Rochefoucauld[13].

La seigneurie de Sigogne est attestée avant le XIIIe siècle, elle est passée des Sigogne aux Acarie. Les La Rochefoucauld la vendent au XVIe siècle aux Tizon qui la revendent aux Bordage[14].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Confolens par Saint-Angeau et Champagne-Mouton, appelée affectueusement par les habitants le Petit Mairat[13].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20-05-1888 29-11-1896 Arthur Delord   avocat
29-11-1896 13-12-1896 Jean Chambaud   propriétaire
13-12-1896 17-01-1897 Arthur Delord   avocat
17-01-1897 27-01-1897 Pierre Tétaud   propriétaire
27-01-1897 17-05-1908 Jean Chambaud   propriétaire
17-05-1908 16-10-1910 Jean Lacourly   propriétaire
16-10-1910 11-12-1919 Jean-Emile Broussard   propriétaire
11-12-1919 19-05-1929 Jean Hymonnet    
19-05-1929 19-05-1935 Jean Jean    
19-05-1935 14-09-1944 Pierre Rousseau    
14-09-1944 02-11-1947 Louis Ferrand   médecin
02-11-1947 28-03-1965 Henri Pénigaud   agriculteur
28-03-1965 28-03-1971 Georges Vigier    
28-03-1971 14-02-1974 Pierre Darconnat   agriculteur
14-02-1974 03-05-1982 Gilles Pénigaud   représentant
03-05-1982 24-03-1989 Camille Mounier   agriculteur
24-03-1989 10-05-1991 Serge Figier    
10-05-1991   Rémy Merle PCF retraité de La Poste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 488 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856 1861
762 717 748 844 796 793 844 798 802
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
744 758 717 659 628 589 532 529 521
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
523 474 436 450 419 411 394 413 399
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
379 418 389 382 457 500 482 488 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Coulgens en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
6,7 
75 à 89 ans
10,7 
10,5 
60 à 74 ans
10,7 
20,5 
45 à 59 ans
18,1 
26,4 
30 à 44 ans
22,6 
14,6 
15 à 29 ans
20,2 
20,9 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Coulgens et Jauldes. Coulgens accueille deux classes à l'école élémentaire Alexis-Desmoulin et Jauldes une classe à l'école élémentaire et deux classes à l'école maternelle[19].

Autres équipements[modifier | modifier le code]

Bureau de poste

Il y a un bureau de poste de plein exercice.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste est une église romane construite aux XIe et XIIe siècles qui a été classée monument historique le 25 mars 1955[20].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Sigogne

Le logis de Sigogne est à l'état de vestiges, classés monument historique le 8 octobre 1986. Il ne reste que la tour d'entrée du XIVe siècle flanquée d'une tour polygonale du XVe siècle, les logis et autres bâtiments ont disparu[14].

La restauration de ces vestiges a été entreprise en 1985 par le Club Marpen et s'effectue lors de chantiers d'été par de jeunes bénévoles.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Sur Coulgens se trouvent la source de Sigogne et la vallée de la Tardoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie Gounin (1885-1973) : célèbre auteur de textes et poèmes sur la Charente, sur Angoulême, sur la campagne charentaise qu'elle affectionnait. Elle est enterrée au cimetière communal. Une rue d'Angoulême est à son nom[21].
  • Louis Ferrand : médecin à Coulgens, précurseur de l’accouchement sans douleur[22], nommé maire de Coulgens par le gouvernement provisoire de la République française et sur proposition du Comité départemental de la Libération de la Charente par arrêté du 14 septembre 1944 puis élu en 1945. Maire-adjoint d'Angoulême en 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En occitan, le o non accentué se prononce ou, la forme écrite actuelle a reflété la forme orale d'autrefois, comme Engolesme.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre,‎ 1984 (consulté le 13 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 288
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 94,153,186,250
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 217
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928, p. 192
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO),‎ 1876, 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 12 juillet 2014)
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 146
  14. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 240
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  17. « Evolution et structure de la population à Coulgens en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  20. « Église de Coulgens », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Auguste Pierre Garnier, La Muse française, vol. 17, éditions Garnier,‎ 1938 (ISBN 2748334655, lire en ligne), p. 465-468
  22. Marianne Caron-Leulliez et Jocelyne George, L'accouchement sans douleur: histoire d'une révolution oubliée, éditions de l'Atelier,‎ 2004, 254 p. (ISBN 2708237519, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]