François de La Rochefoucauld

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François de La Rochefoucauld

Description de cette image, également commentée ci-après

François VI de La Rochefoucauld.

Activités écrivain, moraliste et mémorialiste
Naissance
Paris, Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Décès (à 66 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

Maximes

François VI, duc de La Rochefoucauld, prince de Marcillac[1], né le à Paris et mort le , est un écrivain, moraliste et mémorialiste français, surtout connu pour ses Maximes. Bien qu'il n'ait publié officiellement que ses Mémoires et ses Maximes, sa production littéraire est dense.

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à l'une des plus illustres familles de la noblesse française, comptant notamment pour ancêtre Jean Pic de la Mirandole, il succède, le à l'âge de 22 ans, en tant que mestre de camp du Régiment d'Estissac à son oncle Benjamin de La Rochefoucauld, comte d'Estissac. Le prince de Marcillac, très jeune, se mêle activement à toutes les intrigues de l'époque et prend part aux complots de Gaston de France et de la duchesse de Chevreuse contre le cardinal de Richelieu.

Sa vie se voit dès lors ponctuée de disgrâces ; embastillé, il opte pour l'exil et se retire sur ses terres. À la mort de Richelieu (1642), il revient à la cour. Le cardinal Mazarin succède à Richelieu, mais l'animosité ne s'étiole pas.

Blessé à plusieurs reprises au combat, il évitera de peu la cécité. Il fut fait maréchal de camp le 19 mai 1646[2]. Jouissant de la faveur de Louis XIV, il se consacre à la réflexion.

Pendant la Fronde, il prend le parti de la révolte nobiliaire encouragé par sa maîtresse le duchesse de Longueville, la propre sœur du Grand Condé. Leur fils né pendant le siège de la capitale sera nommé Charles-Paris. Après la mort de son père en 1680, il prend le titre de duc de La Rochefoucauld.

Assagi, il rédige alors ses « Mémoires » qu'il consacre à la régence d'Anne d'Autriche et qui sont publiés sans son autorisation à Cologne en 1662. Le scandale le pousse à désavouer son œuvre. Il publia lui-même sa propre édition en 1665[3]. Il fréquente dès lors les salons des « honnêtes gens » et se lie d'amitié avec la marquise de Sévigné, la marquise de Sablé et plus particulièrement avec la comtesse de La Fayette. Ses réflexions successives l'amèneront à publier un ouvrage inédit en 1665 : les Réflexions ou sentences et maximes morales (communément nommé « Maximes »), ponctué d'aphorismes philosophiques.

La Rochefoucauld s'éteindra après avoir reçu l'extrême-onction des mains mêmes de Bossuet[réf. nécessaire].

Participation aux salons[modifier | modifier le code]

François de La Rochefoucauld, prince de Marcillac puis IIe duc de La Rochefoucauld

La Rochefoucauld fit partie du salon de Madeleine de Sablé, membre de la coterie de Rambouillet. Il s'était consacré dans la solitude à l’écriture de ses mémoires alors que la fréquentation des salons lui servit pour la composition de ses fameuses Maximes. En 1662, la publication de ses mémoires par les Elzeviers causa du trouble dans le petit monde des salons. Beaucoup de ses amis furent profondément blessés et il se hâta d’en nier l’authenticité. Trois ans plus tard, il publia sans son nom les Maximes, qui l’établirent d’un coup parmi les plus grands hommes de lettres. À peu près à la même époque commença son amitié avec Marie-Madeleine de La Fayette (1655), qui dura jusqu’à la fin de sa vie. Les aperçus que nous avons de lui proviennent surtout des lettres de Marie de Sévigné et, bien qu’elles montrent son agonie souffrant de la goutte, sont généralement plaisantes. Il avait un cercle d’amis dévoués dans les salons et à la cour (Simon Arnauld de Pomponne…) ; il était reconnu comme un moraliste et un écrivain de la plus haute valeur et il aurait pu entrer à l’Académie française sur demande.

Son fils, François, prince de Marcillac, auquel il avait donné un peu avant sa mort ses titres et honneurs, bénéficia d’une position supérieure à la cour.

Comme la plupart de ses contemporains, il voyait la politique comme un jeu d’échecs. Les Maximes forment une dénonciation inlassable de toutes les apparences de vertu.

Jean de La Fontaine lui a dédié sa fable n° XI : L'Homme et son image.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marcillac également écrit Marsillac
  2. Histoire de l'ancienne infanterie française par le général Louis Susane T3 Pages 396
  3. http://agora.qc.ca/Dossiers/La_Rochefoucauld

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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