Ach Gott, wie manches Herzeleid (I)

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Cantate BWV 3
Ach Gott, wie manches Herzeleid
Titre français Ah ! Dieu, combien de tourments
Liturgie 2e dimanche après l'Épiphanie
Date de composition 1724
Auteur(s) du texte

1, 2, 6 : Martin Moller

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : S A T B
chœur SATB
Cor d'harmonie, trombone, hautbois d'amour I/II, violon I/II, alto, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Ach Gott, wie manches Herzeleid [I] (Ah ! Dieu, combien de tourments) (BWV 3), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig à la fin de l'année 1724 pour le 2e dimanche après l'Épiphanie qui tombait cette année le 14 janvier 1725. Elle appartient au deuxième cycle de Leipzig (1724-1725), celui des cantates de choral. La BWV 58 utilise le même choral (et possède donc le même titre) mais est destinée au dimanche après le Nouvel An.

Les lectures prescrites pour ce jour étaient Rom. 12: 6-16 et Jean 2: 1-11.

Il s'agit d'une cantate chorale basée sur le choral homonyme de (1587), attribué à Martin Moller[1] qui s'est inspiré de l'hymne Jesu dulcis memoria de Bernard de Clairvaux. Le texte du choral reste inchangé dans les premier, deuxième et sixième mouvements mais est modifié par un auteur inconnu dans les autres mouvements.

Le thème du choral (Zahn 533a) reprend la ligne mélodique de Herr Jesu Christ, meins Lebens Licht II, qui parut pour la première fois dans les « Liederbuch » de Wolflin Lochamer imprimés à Nuremberg en 1455.

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour cor d'harmonie, trombone, deux hautbois d'amour, deux violons, alto, basse continue, avec quatre voix solistes (soprano, alto, ténor, basse) et chœur à quatre voix.

La cantate comporte six mouvements :

  1. chœur : Ach Gott, wie manches Herzeleid
  2. récitatif (choral) : Wie schwerlich läßt sich Fleisch und Blut
  3. aria (basse] : Empfind ich Höllenangst und Pein
  4. récitatif (ténor) : Es mag mir Leib und Geist verschmachten
  5. aria (duo soprano et alto) : Wenn Sorgen auf mich dringen
  6. choral : Erhalt mein Herz im Glauben rein

Musique[modifier | modifier le code]

Dans le choral d'ouverture, le cantus firmus est confié à la basse, doublée par le trombone, comme dans Ach Herr, mich armen Sünder, (BWV 135). Son état ​​d'esprit de lamentation est soutenu par des « sons élégiaques » des hautbois d'amour, des motifs de soupirs dans les cordes, les voix supérieures reflétant les motifs du hautbois[2].

Le récitatif combine l'air du cantique, chanté par un chœur à quatre parties, avec un texte interpolé chanté par les solistes[3]. Les vers du cantique sont séparés par un joyeux motif ostinato dérivé de l'air du choral[4],[5]. L'aria de basse, avec le seul continuo, exprime le contraste entre la Höllenangst (« angoisse de l'enfer ») et le Freudenhimmel (« paradis de la joie »), avec d'incalculables douleurs (unermessnen Schmerzen) disparaissant dans la brume légère (leichte Nebel)[2]. Dans le duo pour soprano et alto en un « brillant mi majeur », les voix sont, insérées dans une « dense texture de quatuor » comme le note Christoph Wolff. Il résume que le mouvement « bannit les soins de l'homme au moyen de chants joyeux »[3]. Le choral de clôture est disposé en quatre parties[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C. S. Terry and D. Litti, Bach's Cantata Libretti, Journal of the Royal Musical Association 1917 44(1):71-125; doi:10.1093/jrma/44.1.71
  2. a et b Klaus Hofmann, « Ach Gott, wie manches Herzeleid, BWV 3 / Oh God, how many a heartfelt woe » [PDF], bach-cantatas.com,‎ 2005 (consulté le 17 janvier 2013), p. 9
  3. a et b (en) Christoph Wolff, The transition between the second and the third yearly cycle of Bach’s Leipzig cantatas (1725),‎ 2001, PDF (lire en ligne), p. 2, 4
  4. John Eliot Gardiner, « Cantatas for the Second Sunday after Epiphany / Old Royal Naval College Chapel, Greenwich » [PDF], bach-cantatas.com,‎ 2006 (consulté le 17 janvier 2013), p. 2
  5. Julian Mincham, « CHAPTER 35 BWV 3 Ach Gott, wie manches Herzeleid », jsbachcantatas.com,‎ 2010 (consulté le 17 janvier 2013)
  6. (de) Alfred Dürr, Die Kantaten von Johann Sebastian Bach, vol. 1, Bärenreiter-Verlag,‎ 1971 (lien OCLC?)

Voir aussi[modifier | modifier le code]