Wer nur den lieben Gott läßt walten

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Cantate BWV 93
Wer nur den lieben Gott läßt walten
Titre français Celui qui laisse Dieu régner sur sa vie
Liturgie Trinité V
Date de composition 1724
Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : S A T B
chœur SATB
Hautbois I/II, violons I/II, alto, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Wer nur den lieben Gott läßt walten (Celui qui laisse Dieu régner sur sa vie), (BWV 93), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1724.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bach composa la cantate chorale en 1724 pour le cinquième dimanche après la Trinité et la dirigea le 9 juillet 1724. Seules restèrent de la première exécution les parties du continuo des quatre premiers mouvements. Les manuscrits complets datent d'une autre exécution vers 1732/1733 et il n'est pas possible de savoir si la cantate avait la même structure à l'origine[1].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

Le texte de cette cantate est le texte d'un cantique écrit par GEORG NEUMARK ( 1657) http://www.bach-cantatas.com/Texts/BWV93-Fre6.htm

La cantate est écrite pour deux hautbois, deux violons, alto et basse continue, quatre solistes (soprano, alto, ténor et basse) et chœur à quatre voix. Le texte est basé sur le choral en sept versets de Georg Neumark, écrit en 1641. Les lectures prescrites étaient Pierre 3:8–15 et Luc 5: 1-11 (« la pêche miraculeuse »). Une référence spécifique à l'Évangile apparaît dans le récitatif du cinquième mouvement. Les paroles du choral restent inchangées dans les premier, quatrième et septième mouvements, les changements dans les autres mouvements étant l'œuvre d'un auteur inconnu. Dans les deuxième et cinquième mouvements celui-ci a gardé le texte d'origine mais l'a élargi par des récitatifs tandis que dans les troisième et sixième mouvements il transforme les idées du choral en arias[1].

Il y a sept mouvements :

  1. chœur : Wer nur den lieben Gott läßt walten
  2. récitatif (basse) : Was helfen uns die schweren Sorgen?
  3. aria (ténor) : Man halte nur ein wenig stille
  4. aria duo (soprano, alto) : Er kennt die rechten Freudenstunden
  5. récitatif (ténor) : Denk nicht in deiner Drangsalhitze
  6. aria (soprano) : Ich will auf den Herren schaun
  7. chœur : Sing, bet und geh auf Gottes Wegen

Musique[modifier | modifier le code]

Dans le duo central, les violons et les altos jouent la mélodie du choral. Bach arrangea plus tard ce mouvement pour orgue afin écrire un des chorals Schübler, BWV 647[2].

Le chœur d'ouverture est un concerto de trois éléments : l'orchestre dominé par les deux hautbois, jouant une introduction et des ritournelles, le cantus firmus au soprano, et les autres voix qui commencent chacune des trois sections et continuent à chanter sur les longues notes finales du cantus firmus. Soprano et alto ouvrent la première section, ténor et basse la deuxième et enfin les quatre voix la dernière section.

Les deuxième et cinquième mouvements se comportent de la même façon, alternant les lignes légèrement ornementées du choral par des récitatifs.

Dans la première aria, Bach utilise un motif qui altère en majeur le début de la mélodie du choral pour exprimer la foi en Dieu. La cantate se clôt par un chœur en quatre parties[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alfred Dürr. 1971. "Die Kantaten von Johann Sebastian Bach", Bärenreiter
  2. Craig Smith, « Bach Cantata Notes BWV 93 », emmanuelmusic.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]