Bringet dem Herrn Ehre seines Namens

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Cantate BWV 148
Bringet dem Herrn Ehre seines Namens
Titre français Rendez à l’Éternel la gloire de son nom
Liturgie Trinité XVII.
Date de composition 1723

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental
Soli : A T
chœur SATB
Trompette, hautbois I/II, violon I/II, alto, et basse continue

Partition complète [PDF]
Partition Piano/Voix [PDF]
Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)
Commentaires (en)

Bringet dem Herrn Ehre seines Namens (Rendez à l’Éternel la gloire de son nom), (BWV 148), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach probablement composée à Leipzig en 1723.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach a probablement écrit la cantate en 1723 durant sa première année à Leipzig à l'occasion du dix-septième dimanche après la Trinité, le 19 septembre 1723. Les lectures prescrites pour ce dimanche étaient Éphes. 4:1–6 et Luc. 14:1–11, la guérison du gouteux le jour du Sabbath. Les paroles de la cantate ne se rapportent pas à la guérison mais à l'honneur dû à Dieu le jour du Sabbath. Les paroles du chœur d'ouverture sont tirées du Psaume 29 (28) :2. Les paroles de la cantate sont fondées sur un poème en six versets de Picander, Weg, ihr irdischen Geschäfte, publié en 1725 dans son premier recueil spirituel, « Erbauliche Gedanken ». Le musicologue Alfred Dürr a cependant raison de dater la cantate de 1723, suggérant que le texte peut avoir été écrit avant le poème mais il n'existe pas de preuve certaine que la cantate n'a pas été composée quelques années plus tard.

Le premier récitatif décrit le besoin de Dieu comme dans le Psaume 42 (41):1. Seule la mélodie du choral final, Auf meinen lieben Gott (Lübeck, 1603), est connue. Quelques musicologues, dont Alfred Neuman, ont disputé des paroles du quatrième verset du choral avec Philipp Spitta par exemple, à propos du Wo soll ich fliehen hin de de:Johann Heermann (1630) qui fut chanté sur la même mélodie à Leipzig[1].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

En accord avec le caractère festif du thème, la cantate est écrite pour trompette, trois hautbois, deux violons, alto et basse continue avec deux solistes (alto, ténor) et un chœur à quatre voix[1].

Il y a six mouvements :

  1. chœur : Bringet dem Herrn Ehre seines Namens
  2. aria (ténor, violon) : Ich eile, die Lehren des Lebens zu hören
  3. récitatif (alto, cordes) : So wie der Hirsch nach frischem Wasser schreit
  4. aria (alto, hautbois) : Mund und Herze steht dir offen
  5. récitatif (ténor) : Bleib auch, mein Gott, in mir
  6. chorale: Amen zu aller Stund

Musique[modifier | modifier le code]

Le chœur d'ouverture commence par une sinfonia instrumentale de présentation des thèmes. Le chœur vocal chante deux fugues sur différents thèmes mais les deux émanent du début de la sinfonia. La trompette joue une cinquième partie dans les fugues. Le mouvement se conclut avec les voix intégrées dans la sinfonia[1].

Le violon solo de la première aria illustre à la fois la Joie en Dieu et le « Eilen » mentionné dans les paroles. Le récitatif alto est accompagné par les cordes. Dans l'aria suivante, l'unité mystique de l'âme avec Dieu s'exprime par une combinaison inhabituelle de deux hautbois d'amour et un en:hautbois da caccia[2],[3]. Le choral final est disposé en quatre parties[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Alfred Dürr. 1971. "Die Kantaten von Johann Sebastian Bach", Bärenreiter
  2. John Quinn, « Johann Sebastian Bach (1685–1750) The Bach Cantata Pilgrimage - Volume 9 Cantatas for the Seventeenth Sunday after Trinity », musicweb-international.com,‎ 2009
  3. Simon Crouch, « Bringet dem Herrn Ehre seines Namens (Bring to the Lord honour of His name) », classical.net,‎ 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]