Christ unser Herr zum Jordan kam

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Cantate BWV 7
Christ unser Herr zum Jordan kam
Titre français Christ, notre Seigneur, est venu au Jourdain
Liturgie Saint-Jean
Date de composition 1724
Auteur(s) du texte

1, 7 : Martin Luther

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : A T B
chœur SATB
Hautbois d'amour I/II, Violon concertant I/II, violon I/II, alto, continuo

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Christ unser Herr zum Jordan kam (Christ, notre Seigneur, est venu au Jourdain) (BWV 7) est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1724 pour la Saint-Jean et jouée le 24 juin 1724 pour la première fois. Il s'agit de la troisième cantate chorale de Bach de son deuxième cycle annuel de cantates chorales. Elle est basée sur un psaume homonyme de Martin Luther datant de 1541.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach compose la cantate pour la fête de Jean le Baptiste à Leipzig, comme troisième cantate de son deuxième cycle annuel qui commence environ deux semaine auparavant avec O Ewigkeit, du Donnerwort (BWV 20) pour le premier dimanche après la Trinité[1]. Les lectures prescrites pour ce dimanche sont tirées du Livre d'Isaïe, « la voix d'un prêcheur dans le désert » (40 : 1–5), et de l'Évangile selon Luc, la naissance de Jean le Baptiste et le cantique de Zacharie de Zacharie (1 : 57–80). la cantate est basée sur le choral en sept strophes de Martin Luther pour le baptême Christ unser Herr zum Jordan kam[2]. Les paroles sont reprises sans modification dans les mouvements 1 et 7. Un poète inconnu transcrit les idées des strophes 2-6 en une séquence de nombreux récitatifs et arias. Il ne fait pas référence à l'Evangile qui se rapporte à la naissance de Jean-Baptiste ou au baptême du Christ[1].

Bach dirige la cantate le 24 juin 1724 pour la première fois[1].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour deux hautbois d'amour, deux violons, cordes ripieno, alto et basse continue, avec trois voix solistes (contralto, ténor, basse) et chœur à quatre voix.

Il y a sept mouvements, en fa mineur sauf indication contraire :

  1. chœur : Christ unser Herr zum Jordan kam
  2. aria (basse) : Merkt und hört, ihr Menschenkinder
  3. récitatif (ténor) : Dies hat Gott klar
  4. aria (ténor) : Des Vaters Stimme ließ sich hören
  5. récitatif (basse) : Als Jesus dort nach seinen Leiden
  6. aria (alto) : Menschen, glaubt doch dieser Gnade
  7. choral : Das Aug allein das Wasser sieht

Musique[modifier | modifier le code]

Dans le chœur d'ouverture, le ténor chante la mélodie [3] en tant que cantus firmus tandis que les autres voix chantent en contrepoint libre[4]. Dans la première cantate du cycle, O Ewigkeit, du Donnerwort, BWV 20, Bach donne le cantus firmus de l'air du choral au soprano, et à l'alto dans la deuxième, Ach Gott, vom Himmel sieh darein BWV 2. Le chœur d'ouverture ressemble à un concerto pour violon italien. Alfred Dürr compare les sections vocales, toutes avec le violon solo, aux sections solo d'un concerto pour violon, par opposition aux sections tutti avec l'orchestre[1]. Les figurations du violon solo ont été comparées aux vagues du Jourdain[1],[4].

La première aria est accompagnée du seul continuo. Un récitatif secco mène à une aria accompagnée de deux violons marqués solo dans le matériel pour un représentation ultérieure. Le récitatif suivant est donné à la basse en tant que vox Christi (voix du Christ) et accompagné par les cordes, comparables aux paroles de Jésus dans la Passion selon saint Matthieu. La référence au commandement de baptiser est disposée en un expressif arioso. Bach a augmenté le nombre d'instruments d'accompagnement pour les arias, du seul continuo avec deux violons d'abord pour finir avec deux hautbois d'amour et les cordes. Le choral final est disposé pour quatre voix[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (de) Alfred Dürr, Die Kantaten von Johann Sebastian Bach, vol. 1, Bärenreiter-Verlag,‎ 1971 (lien OCLC?)
  2. (en) « Christ unser Herr zum Jordan kam / Text and Translation of Chorale », bach-cantatas.com,‎ 2006 (consulté le 29 novembre 2013)
  3. (en) « Chorale Melodies used in Bach's Vocal Works / Christ unser Herr zum Jordan kam », bach-cantatas.com,‎ 2006 (consulté le 29 novembre 2013)
  4. a et b (en) Julian Mincham, « Chapter 4 BWV 7 Christ unser Herr zum Jordan kam », jsbachcantatas.com,‎ 2010 (consulté le 29 novembre 2013)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]