Nach dir, Herr, verlanget mich

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Cantate BWV 150
Nach dir, Herr, verlanget mich
Titre français Vers toi, Éternel, j’élève mon âme
Date de composition 1707 ?
Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : S A T B
chœur SATB
Basson, violon I/II, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Nach dir, Herr, verlanget mich (Vers toi, Éternel, j’élève mon âme) (BWV 150), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée peut-être à Arnstadt pour une occasion inconnue. Elle est unique par son orchestration clairsemée ainsi que pour l’indépendance et la prééminence du chœur que l'on entend dans quatre des sept mouvements.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bien que la date de composition soit inconnue, cette cantate est une des premières composées par Bach. Elle date peut-être de la période où Bach résidait à Arnstadt et où il resta jusqu'en 1707, ou des premières années passées à Weimar, à partir de 1708[1]. Le catalogue Zwang (qui ordonne les cantates chronologiquement) la situe en sixième place (composée en 1708-1709) et met en premier Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir, BWV 131, composée en 1707. La première interprétation eut probablement lieu à Mühlhausen[2].

Le livret alterne entre les textes bibliques et la poésie libre, ce qui est rare parmi les premières cantates de Bach. Le texte des deuxième, quatrième et sixième mouvements provient du Psaume 25 (v. 1, 2, 5, 15). L'auteur du texte est inconnu.

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour basson, deux violons et basse continue, deux voix solistes (soprano, basse) et chœur à quatre voix. La durée d'exécution est d'environ 17 minutes. Il y a alternances de chœurs et d'arias sans récitatifs ni répétitions da capo et il n'y a pas de mélodie chorale. Bach utilise intensément la fugue chorale et l'imitation polyphonique, changeant souvent très rapidement de tempo et de caractère au sein des mêmes mouvements pour adapter une nouvelle idée musicale à chaque phrase du texte.

Il y a sept mouvements :

  1. sinfonia en mi mineur
  2. chœur : Nach dir, Herr, verlanget mich
  3. aria (soprano) : Doch bin und bleibe ich vergnügt
  4. chœur : Leite mich in deiner Wahrheit
  5. trio (alto/ténor/basse) : Zedern müssen von den Winden
  6. chœur : Meine Augen sehen stets zu dem Herrn
  7. chœur (chaconne] : Meine Tage in dem Leide

Musique[modifier | modifier le code]

La sinfonia et le chœur d'ouverture sont tous deux basés sur un motif d'un saut d'octave suivi de cinq demi-tons descendants. Cette figure chromatique, parfois appelée « basse lamento », a été utilisée par des compositeurs tels que Monteverdi comme représentation musicale de l'angoisse, de la douleur et de la nostalgie[3]. Le cinquième mouvement est un des rares trios vocaux dans l’œuvre de Bach ainsi que le seul mouvement de la cantate qui soit en mode majeur, passant du si mineur au ré majeur. Le dernier mouvement est une chaconne construite sur une ligne de basse qui passe par une série de modulations. Le thème de ce mouvement final a été adapté par Johannes Brahms pour le finale de sa quatrième symphonie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jonathan Green date l'œuvre vers 1708-1710, W. G. Whittaker la date de 1712 environ.
  2. Whittaker, 52. Green 328.
  3. Jeffers 44

Voir aussi[modifier | modifier le code]