Nach dir, Herr, verlanget mich

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Cantate BWV 150
Nach dir, Herr, verlanget mich
Titre français Vers toi, Seigneur, j’aspire
Date de composition 1707 ?

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental
Soli : S A T B
chœur SATB
Basson, violon I/II, basse continue

Partition complète [PDF]
Partition Piano/Voix [PDF]
Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)
Commentaires (en)

Nach dir, Herr, verlanget mich (Vers toi, Seigneur, j’aspire) (BWV 150), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée en 1707 pour le troisième dimanche après la Trinité.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Elle dispute avec la BWV 131 le titre de première cantate composée par Bach. Elle date de la période où Bach venait d'arriver à Mühlhausen, le 15 juin 1707, et a été donnée pour la première fois le 10 juillet 1707[1].

Le livret alterne entre les textes bibliques et la poésie libre, ce qui est rare parmi les premières cantates de Bach. Le texte des deuxième, quatrième et sixième mouvements provient du Psaume 25 (v. 1, 2, 5, 15). L'auteur du texte est inconnu.

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour basson, deux violons et basse continue, deux voix solistes (soprano, basse) et chœur à quatre voix. La durée d'exécution est d'environ 17 minutes. Il y a alternances de chœurs et d'arias sans récitatifs ni répétitions da capo et il n'y a pas de mélodie chorale. Bach utilise intensément la fugue chorale et l'imitation polyphonique, changeant souvent très rapidement de tempo et de caractère au sein des mêmes mouvements pour adapter une nouvelle idée musicale à chaque phrase du texte.

Il y a sept mouvements :

  1. sinfonia en mi mineur
  2. chœur : Nach dir, Herr, verlanget mich
  3. aria (soprano) : Doch bin und bleibe ich vergnügt
  4. chœur : Leite mich in deiner Wahrheit
  5. trio (alto/ténor/basse) : Zedern müssen von den Winden
  6. chœur : Meine Augen sehen stets zu dem Herrn
  7. chœur (chaconne] : Meine Tage in dem Leide

Musique[modifier | modifier le code]

Cette cantate est unique par son orchestration clairsemée ainsi que pour l’indépendance et la prééminence du chœur que l'on entend dans quatre des sept mouvements. La sinfonia et le chœur d'ouverture sont tous deux basés sur un motif d'un saut d'octave suivi de cinq demi-tons descendants. Cette figure chromatique, parfois appelée « basse lamento », a été utilisée par des compositeurs tels que Monteverdi comme représentation musicale de l'angoisse, de la douleur et de la nostalgie[2]. Le cinquième mouvement est un des rares trios vocaux dans l’œuvre de Bach ainsi que le seul mouvement de la cantate qui soit en mode majeur, passant du si mineur au ré majeur. Le dernier mouvement est une chaconne construite sur une ligne de basse qui passe par une série de modulations. Le thème de ce mouvement final a été adapté par Johannes Brahms pour le finale de sa quatrième symphonie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Markus Rathey, Zur Datierung einiger Vokalwerke Bachs in den Jahren 1707 und 1708, Leipzig,‎ 2006, pages 65-92 p.
  2. Jeffers 44

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Cantagrel, Les cantates de J.-S. Bach, Paris, Fayard, mars 2010, 1665 p. (ISBN 978-2-213-64434-9)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]