Nun danket alle Gott

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cantate BWV 192
Nun danket alle Gott
Titre français Rendez tous grâce à Dieu
Date de composition 1730
Auteur(s) du texte

Martin Rinckart

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental

Soli : S B
chœur SATB
Flûtes traversières I/II, hautbois I/II, violons I/II, alto, basse continue

Partition complète [PDF]

Partition Piano/Voix [PDF]

Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)

Commentaires (en)

Nun danket alle Gott (Rendez tous grâce à Dieu), (BWV 192), est une cantate de Jean-Sébastien Bach composée à Leipzig en 1730[1].

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

La BWV 192 est une cantate chorale, probablement donnée pour la première fois à la fin de l'année 1730, mais la date exacte et l'occasion sont inconnues[1],[2]. Elle a peut-être été composée pour un mariage[3]. La partition originale a disparu[2]. La partie de ténor, perdue, a été reconstruite par le compositeur Günter Raphael[4].

Le texte est de Martin Rinckart (de)[1].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour deux flûtes traversières, deux hautbois, deux violons, alto, basse continue, deux voix solistes (soprano et basse) et un chœur à quatre voix[5].

Il y a trois mouvements :

  1. chœur : Nun danket alle Gott
  2. duo : "Der ewig Reiche Gott", pour soprano et basse
  3. choral : Lob, Ehr und Preis sei Gott

Musique[modifier | modifier le code]

La cantate commence avec une fantaisie chorale. Exceptionnellement, la ritournelle n'est pas suivie par la mélodie du choral mais par un dialogue à quatre voix. La première phrase du choral apparaît dans la voix de soprano sur contrepoint imitatif dans les voix graves et des accords staccato dans l'accompagnement[2].

L'air de duo est introduit par une ritournelle « avec un double hiatus suggestif de pudeur ou de modestie ». Le mouvement est structurellement comme une aria da capo mais à laquelle manque une section centrale contrastante[2].

L’œuvre se termine avec une autre fantaisie chorale avec une « joyeuse mélodie de gigue ». Elle est en forme de ritournelle, avec la soprano portant la mélodie du choral[2]. Comme dans le premier mouvement, les voix basses chantent des lignes imitatives[3].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Amsterdam Baroque Orchestra, Ton Koopman. J.S. Bach: Complete Cantatas Vol. 20. Antoine Marchand, 2002.
  • Bach Collegium Japan, Masaaki Suzuki. J.S. Bach: Cantatas Vol. 51. BIS, 2011.
  • Frankfurter Kantorei / Bach-Collegium Stuttgart, Helmuth Rilling. Die Bach Kantate Vol. 12. Hänssler (en), 1974.
  • Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium, Pieter Jan Leusink. Bach Edition Vol. 12. Brilliant Classics, 1999.
  • Monteverdi Choir / English Baroque Soloists, John Eliot Gardiner. Bach Cantatas Vol. 10. Soli Deo Gloria, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Cantata BWV 192 Nun danket alle Gott », Bach Cantatas (consulté le 14 décembre 2012)
  2. a, b, c, d et e Mincham, Julian, « Chapter 53 BWV 192 », jsbachcantatas (consulté le 5 juin 2013)
  3. a et b « Cantata No. 192 », Allmusic (consulté le 5 juin 2013)
  4. Smith, Craig, « BWV 192 », Emmanuel Music (consulté le 5 juin 2013)
  5. « BWV 192 », University of Alberta (consulté le 5 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]