Es reißet euch ein schrecklich Ende

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Cantate BWV 90
Es reißet euch ein schrecklich Ende
Titre français Une fin terrible vous attend
Liturgie Trinité XXV
Date de composition 1723

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental
Soli : A T B
chœur SATB
Trompette, violon I/II, alto, basse continue, (orgue, violoncelle, violone)

Partition complète [PDF]
Partition Piano/Voix [PDF]
Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)
Commentaires (en)

Es reißet euch ein schrecklich Ende (Une fin terrible vous attend[1]), (BWV 90), est une cantate religieuse (luthérienne) de Jean-Sébastien Bach, composée pour l'église Saint-Thomas de Leipzig en 1723.

Histoire et livret[modifier | modifier le code]

Bach compose la cantate au cours de sa première année à Leipzig à l'occasion du 25e dimanche après la Trinité qui cette année tombait le 14 novembre. Les lectures prescrites pour ce dimanche sont extraites de la première épître aux Thessaloniciens, l'arrivée du Seigneur (4:13–18), et de l'évangile selon Matthieu, les tribulations (24:25–28)[2]. Le choral de clôture (5e mouvement) est la septième strophe du cantique Nimm von uns, Herr, du treuer Gott (1584) de Martin Moller[3], chanté sur la mélodie du Vater unser im Himmelreich[4], d'abord imprimé dans les « Geistliche lieder », publiés par Valentin Schumann à Leipzig en 1539. La mélodie date du Moyen Âge. l'origine des textes des quatre premiers mouvements est inconnue.

Bach inaugure la cantate le 14 novembre 1723[2].

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La cantate est écrite pour trompette (seulement l'air de basse), deux violons, alto, basse continue (violoncelle, violone, orgue), trois solistes vocaux (alto, ténor, basse) et chœur à quatre voix.

Il y a cinq mouvements :

  1. aria : Es reißet euch ein schrecklich Ende, ténor
  2. récitatif : Des Höchsten Güte wird von Tag zu Tage neu, alto
  3. aria : So löschet im Eifer der rächende Richter, basse
  4. récitatif : Doch Gottes Auge sieht auf uns als Auserwählte, ténor
  5. chœur : Leit uns mit deiner rechten Hand

Musique[modifier | modifier le code]

Les deux aria de la cantate « représentent un tableau sombre » remarque Klaus Hofmann. L'aria d'ouverture du ténor est « expressivement très intense » pour le chanteur et les violons, comme elle illustre reißet (larmes)[5]. John Eliot Gardiner, qui appelle la cantate « magnifiquement théâtrales et laconique », note : « Bach semble, en fait, s'adresser à toute une génération de compositeurs d'opéra italiens et les battre à leur propre jeu. L'énergie inlassable de son invention mélodique et de sa propulsion rythmique est toujours orientée vers l'expression sincère à donner au texte, et ici cela est aussi incomparable que passionnant »[6]. Le récitatif suivant pose d'abord en grand contraste que « la bonté de Dieu se renouvelle tous les jours », mais reflète « le désespoir aux défaillances humaines »[7]. La seconde aria, So löschet im Eifer der rächende Richter (« le juge dans sa vengeance éteindra l'incendie avec précipitation ») est chantée avec la basse, avec un « accent supplémentaire par la présence de la trompette »[8]. L'instrument est conçu pour être celui qui appelle le jugement dernier, tel que mentionné dans la lecture de l'épître[5]. Le dernier récitatif évolue finalement vers l'idée que « l’œil de Dieu nous regarde comme des élus »[7]. Le choral de clôture est une disposition en quatre parties[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une fin effrayante s'empare de vous (ou, plus littéralement : vous arrache [à la vie])
  2. a et b (de) Alfred Dürr, Die Kantaten von Johann Sebastian Bach, vol. 1, Bärenreiter-Verlag,‎ 1971 (OCLC 523584)
  3. « Nimm von uns, Herr, du treuer Gott / Text and Translation of Chorale », bach-cantatas.com,‎ 2005 (consulté le 21 novembre 2012)
  4. « Chorale Melodies used in Bach's Vocal Works / Vater unser im Himmelreich », bach-cantatas.com,‎ 2009 (consulté le 21 novembre 2012)
  5. a, b et c [PDF] Klaus Hofmann, « Es reißet euch ein schrecklich Ende, BWV 90 », bach-cantatas.com,‎ 2000 (consulté le 21 novembre 2012), p. 9
  6. [PDF] John Eliot Gardiner, « Cantatas for the Nineteenth Sunday after Trinity / Erlöserkirche, Potsdam », bach-cantatas.com,‎ 2005 (consulté le 21 novembre 2012), p. 3
  7. a et b Julian Mincham, « Chapter 27 BWV 90 Es reisset euch ein schrecklich Ende / You will be swept away with a terrible ending. », jsbachcantatas.com,‎ 2010 (consulté le 23 novembre 2011)
  8. [PDF] Christoph Wolff, « On the first cycle of Bach's cantatas for the Leipzig liturgy 1724-25 (III) »,‎ 1998 (consulté le 21 novembre 2012), p. 16

Voir aussi[modifier | modifier le code]