Montoir-de-Bretagne

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Montoir-de-Bretagne
Montoir-de-Bretagne
Le port méthanier et l'aéroport de Saint-Nazaire - Montoir.
Blason de Montoir-de-Bretagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Saint-Nazaire-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire
Maire
Mandat
Michelle Lemaître
2014-2020
Code postal 44550
Code commune 44103
Démographie
Gentilé Montoirins
Population
municipale
7 058 hab. (2015 en augmentation de 3,9 % par rapport à 2010)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 45″ nord, 2° 08′ 52″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 15 m
Superficie 36,79 km2
Localisation

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Liens
Site web montoirdebretagne.fr

Montoir-de-Bretagne est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

La commune fait partie du Parc naturel régional de Brière. Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, Montoir-de-Bretagne fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

Ses habitants sont appelés les Montoirins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Montoir-de-Bretagne dans le département de la Loire-Atlantique.

Montoir-de-Bretagne est situé sur la rive nord de l'estuaire de la Loire, à 5 km à l'est de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Saint-Nazaire, Saint-Malo-de-Guersac, Trignac et Donges.

La commune est située à proximité des marais de la Brière, la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue. On y a créé un parc naturel régional regroupant de nombreuses espèces animales et végétales.

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a de vastes prairies reposant sur terrain d'alluvions. À l'ouest, les terrains sont tourbeux, il y a des veines de granite et de micaschiste.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Monstorio en 1060, Mostoyer en 1277, Monthouer en 1287, Montouoir en 1465, Montonar en 1630, Monstoir en 1731[1].

Le nom de Montoir-de-Bretagne provient de monasterium (monastère)[2].

Montoir se nomme en gallo Montoér (écriture ELG)[3], et en breton Mouster-al-Loc'h[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'une ferme de l'âge du Fer ont été retrouvés début 2013 sur le territoire de la commune. Elle se compose d'un espace de 2 000 m2 où se sont construits des bâtiments montés sur poteaux, le tout circonscrit par un fossé[4].

Au Xe siècle, le bourg était le chef-lieu d'une paroisse, siège d'une châtellenie de la vicomté Donges.

Article détaillé : Liste des seigneurs de Donges.

Au Moyen Âge, il y avait une châtellenie à Montoir appelée Nisère[Note 1], ou Nissé[Note 2], dont il n'y a plus de vestige[5]. Elle était sans doute située au lieu-dit appelé « la Motte » sur les cartes Cassini (1750), qui se situait à la pointe ouest vers la Brière, sur un îlot. Au mois d’août 1320 est passé le contrat de mariage, entre Bouchard, comte de Vendôme et Alix de Bretagne, qui a pour dot le château de Montoir. Cette seigneurie est érigée en comté en faveur de Louis-Joseph de Querhoent-Coëtanfao, issu d'une ancienne maison de Bretagne[5]. Le 17 août 1591, les habitants de Nantes, ayant appris que les troupes du roi Henri IV partent soumettre les habitants de Montoir, envoient à ces derniers des munitions de guerre pour se défendre et rester sous la domination du duc de Mercœur[5]. En 1690, un port de mer, formé par un canal qui avait flux et reflux, est détruit par un ouragan, qui enlève tous les foins des prairies voisines et les transporte dans ce canal[5]. L'église, très ancienne, est détruite par la foudre en 1698[5]. C'est à cette époque qu'est construite la tour qui existe encore avec des pierres tirées du château Lorieux (à Crossac)[5]. Avant la Révolution française, trois chapelles existent, celle d'Esnes, celle de Saint-Malo et celle de Mean[5].

Vers 1825, une petite usine est bâtie pour l'extraction du sulfate de soude de la tourbe ligneuse marine[5]. En 1845, Montoir a une trève, qui est Saint-Joachim, et deux prieurés : la Blanche (qui dépend de l'abbaye de la Blanche, de l'ordre de Cîteaux, située dans l'île de Noirmoutier), et un second qui dépend de l'abbaye de Sainte-Marie de Pornic[5]. Le nombre des habitants est de 4 000, presque tous marins. Les terres fournissent peu de terres labourables, mais beaucoup de prairies, et des marais étendus. Ces marais sont une source de richesse pour les habitants, qui en tirent des mottes à brûler. Ces mottes se trouvent dans le marais de la Grande Brière, et sont transportées par les Montoirins à La Rochelle, à Bordeaux, à l’île de Ré et ailleurs[5]. Le projet d'afféager ces marais et de les dessécher a été alors refusé par les États de la province, par crainte de réduire à la dernière mendicité les habitants du canton, tout en n'en enrichissant que les seuls afféagistes[5]. Ce marais était jadis une forêt, détruite par les ouragans de 700 ou de 1177[6].

En 1865, le quartier de Méan situé à proximité du chantier naval de Penhoët est détaché de la commune de Montoir pour intégrer celle de Saint-Nazaire[7]. La commune de Trignac est créée le , par démembrement partiel de celle de Montoir[8].

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aéroport fut agrandi par l'occupant. Une importante extension du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire est construite durant les années 1970 et les 1980. Elle consiste en un terminal capable de recevoir des méthaniers, c'est-à-dire des navires transportant du gaz liquéfié. C'est un des terminaux appartenant à Elengy qui permet à divers importateurs de gaz naturel d'accéder au réseau de transport gazier français.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1830 1832 (démission) Constant Marie Guichet   médecin
1836   Louis Auguste Glotain   officier de marine
1837 1838 Jean DUPIN   laboureur
1839 1842 (démission) Constant Marie Guichet   médecin
1842 1844 Jean DUPIN   laboureur
1848 1852 (démission) Julien Guillaume ROBERT   notaire
1860 1868 (+) Julien Guillaume ROBERT   notaire
1868 1890 (+) Mathurin MOYON   capitaine au long cours
1900 1912 Emile Labour   Médecin
mars 1977 juin 1995 Hubert Bouyer PCF ouvrier pointeur
juin 1995 en cours
(au avril 2014)
Michelle Lemaître[Note 3],[9] DVG retraitée de la construction navale

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Montoir-de-Bretagne fait partie de l'aire urbaine, de l'unité urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Saint-Nazaire[10]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « intermédiaire » : 79 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires » et 21 % dans des zones « peu denses »[11].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1913 pour permettre la création de Trignac, puis en 1925 pour la création de Saint-Malo-de-Guersac.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 7 058 habitants[Note 4], en augmentation de 3,9 % par rapport à 2010 (Loire-Atlantique : +6,49 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1193 1493 5773 8713 9854 3954 5004 5725 023
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 2695 3884 5274 8594 6035 4127 2256 9428 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 2729 75610 7396 2853 8603 6983 5923 6814 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
4 6585 1715 3525 7726 5856 1946 3106 9227 058
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[16],[17],[18]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[16],[17],[18].

Pyramide des âges à Montoir-de-Bretagne en 2013 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
4,7 
75 à 89 ans
8,6 
12,5 
60 à 74 ans
13,2 
21,1 
45 à 59 ans
21,3 
21,1 
30 à 44 ans
19,0 
18,9 
15 à 29 ans
17,6 
21,5 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village présente une église du XIXe siècle.
  • Loncé, Bellevue, Gron, Lavenac, Camée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier, d'azur à deux avions de chasse d'argent, volant l'un sur l'autre ; au second, de gueules à la roue dentée d'or issant d'une champagne ondée d'argent, à la tige touffe de roseaux des marais au naturel brochant sur le taillé ; le tout sommé d'un chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance historique à la Bretagne.

La devise de Montoir-de-Bretagne : Longius Procedere. (Aller plus avant.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le nom de NISERE proviendrait d'une île située à 30 miles à l'ouest de Rhodes où on s'arrêtait au trajet de retour de Terre sainte, il s'agit peut-être d'un souvenir de la première croisade où les Bretons se rendirent nombreux avec le duc Alain Fergent, des représentants des seigneurs de Donges et de Pontchâteau pour ne citer qu'eux ; ils reviennent après 1100.
  2. La châtellenie est citée dans le livre des ostz du duc de Bretagne en 1294, énumérant les obligations des vassaux en matière d'hommes d'armes et de chevaliers pour la guerre
  3. Réélue en 2001, 2008 et 2014.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. « Revue Mabillon : archives de la France monastique », sur Gallica, (consulté le 25 janvier 2018)
  3. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  4. Ouest-France, mercredi , Les vestiges d’une ferme gauloise à Montoir-de-Bretagne
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Ogée, Marteville et Varin 1845
  6. C'est ce dont témoigne le grand nombre d'arbres de toutes les grosseurs, et surtout de chênes, qu'on y trouve.
  7. Blog sur le quartier de Méan avec photos
  8. Histoire de Trignac sur le site officiel de la commune. « Copie archivée » (version du 25 mars 2013 sur l'Internet Archive)
  9. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ , p. 10 (ISSN 1285-7688)
  10. « Commune de Montoir-de-Bretagne (44103) », Insee (consulté le 4 septembre 2017).
  11. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 4 septembre 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Montoir-de-Bretagne - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  17. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).