Saint-Martin-de-la-Porte

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Saint-Martin-de-la-Porte
Saint-Martin-de-la-Porte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Communauté de communes Maurienne-Galibier
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bernard
2014-2020
Code postal 73140
Code commune 73258
Démographie
Population
municipale
686 hab. (2015 en diminution de 2,28 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 27″ nord, 6° 26′ 48″ est
Altitude Min. 655 m
Max. 2 824 m
Superficie 19,25 km2
Localisation

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Saint-Martin-de-la-Porte est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Martin-de-la-Porte a pour superficie 1 925 hectares (19,25 km2). Le village commence à une altitude de 655 mètres pour finir dans les hauteurs à 2 824 mètres. Saint-Martin-de-la-Porte a pour voisins limitrophes Montricher-Albanne, Saint-Michel-de-Maurienne et Valloire. Le village est entouré de forts, de refuges et de sommets prisés par les touristes et les promeneurs. En voici quelques-uns :

  • le fort du Télégraphe ;
  • le col du Bonhomme ;
  • la pointe de la Grande Childe ;
  • le refuge de la Sausse Chalets ;
  • le sommet de la Croix des Têtes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sin Martïn (graphie de Conflans) ou Sent-Martin(-la-Porta) (ORB)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gérard Ratel ... ...
mars 2008 en cours Jean-Pierre Bernard ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 686 habitants[Note 1], en diminution de 2,28 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
679679698667757717753722723
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
766761728752741748925971970
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
876822802765814875864814708
1982 1990 1999 2005 2010 2015 - - -
754671625685702686---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2005, 51,5 % d'hommes pour 48,5 % de femmes.

  • La population masculine de 0 à 19 ans est de 21,6 %.

De 20 à 39 ans, elle compte 24,3 %.
La tranche d’âge de 40 à 59 ans est de 26,1 %.
La population des 59 ans et plus représente 28,0 % des villageois.

  • La population féminine de 0 à 19 ans est de 16,9 %.

De 20 à 39 ans, elle compte 18,6 %.
La tranche d’âge des 40 à 59 ans est de 31,4 %.
La population des plus de 59 ans représente 33,1 % des villageois.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

C’est sur cette commune qu’a été créée la première usine de Maurienne exploitant les ressources hydroélectriques de la vallée : en 1890, les frères Bernard, de Creil, y fondaient l’usine d’aluminium auquel Tristan, le neveu des fondateurs, un temps directeur, donna le nom de Calypso, par dérision sans doute vu l’aspect sinistre du site. Cette localisation était commandée par celle de la centrale turbinant les eaux de la Valloirette, affluent de rive gauche de l’Arc. Sept ans plus tard, l’établissement était racheté par Alais Froges et Camargue (la future Pechiney). Le procédé d’électrolyse Héroult y a été substitué au procédé concurrent Hall vers 1914. Mais le site ne se prêtant pas à de grands développements fut abandonné en 1932 malgré une qualité exceptionnelle qui faisait de la marque Calypso une référence. L’établissement fut rouvert en 1956 pour le traitement de métaux de grande valeur. Du silicium extra-pur on passa par la suite à d’autres métaux spéciaux comme le béryllium et jusqu’à 110 emplois furent ainsi recréés vers 1960. Plus tard ce furent le tantale, le samarium… mais en quantités apparentant l’usine à un laboratoire, jusqu’à la fermeture définitive dans les années 1970[6].  

Carrière à Saint-Martin-de-la-Porte.

Autre activité notoire : la carrière exploitant un gisement de calcaire redressé en lame verticale en rive gauche de la gorge de la Valloirette. Le front de taille s’élevait sur 250 mètres de hauteur entre les cotes 740 et 985. Ce mode de gisement à pendage vertical explique un type d’exploitation véritablement minier : l’abattage était opéré sur le front de carrière successivement sur cinq niveaux superposés à partir de puits verticaux intérieurs d’où partaient des galeries béantes sur le vide. Tous les deux mois environ à l’un de ces niveaux était projetée dans le vide une tranche de 5 mètres d’épaisseur, soit 35 000 tonnes. Toute circulation et toute vie étaient alors suspendues dans la vallée. Ce calcaire particulièrement pur était, pour partie, transformé en chaux sur place. Saint-Gobain, propriétaire de la carrière, trouvait là son approvisionnement pour son usine de carbure de calcium de Villarodin-Bourget. Au total, en 1971, 35 personnes étaient employées (jusqu’à 45 en haute conjoncture)[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Martin-de-la-Porte bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 387-395. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Les Grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 127-128, 156
  7. Chabert louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 207-208
  8. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 159-160.
  9. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 160.
  10. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 160-161.
  11. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. 3, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 111-118.
  12. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  13. Michelle Leroy, Geneviève de Montleau et Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne, En Beaufortain et Val d'Arly : sur les chemins du Baroque, vol. 1, La Fontaine de Siloé, , 190 p. (ISBN 978-2-8420-6108-1), p. 112.