Transport à Nantes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article principal : Nantes.

Les transports à Nantes se répartissent en transports automobiles, ferroviaires, urbains, fluviaux et aériens. La tendance est au développement des déplacements doux.

Transports automobiles[modifier | modifier le code]

À l'échelon national[modifier | modifier le code]

Le Boulevard périphérique de Nantes à hauteur de la porte d'Atlantis.

Nantes est un nœud routier et autoroutier de la façade atlantique française, sur la route la plus simple depuis la Bretagne et la Basse-Normandie vers le Grand Sud-Ouest français. Elle se trouve sur l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l'estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, régulièrement encombré aux heures de pointe le matin et le soir. En effet, il n'existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent 100 000 véhicules chaque jour sur les 2x3 voies du pont[1]. La transition sur le périphérique nantais pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est donc quasiment inévitable provoquant une circulation très dense lors de grands départs en vacances.

Accès autoroutiers zone urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Nantes a fait le choix depuis la fin des années 1990 de réduire la circulation automobile en centre-ville.

À cette fin, le périphérique joue une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et périurbains. Sa réalisation est achevée par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval de Nantes. De nombreux autres ponts furent également créés afin de réguler la circulation.

Avec 43 km, le boulevard périphérique de Nantes est le deuxième plus grand en France après celui de Bordeaux[2]. À l'intérieur de son anneau se trouvent la commune de Nantes en presque totalité et celles de Rezé, de Saint-Sébastien-sur-Loire au sud. Les accès à la ville se font par les différentes portes qui jalonnent ce périphérique. Il permet ainsi de contourner la ville par le nord et par le sud, numéroté A844 au nord et RN844 au sud. Ce fractionnement montre sa construction par étapes à partir des différents axes principaux rejoignant Nantes.

Plusieurs autoroutes et routes nationales permettent d'accéder au périphérique nantais :

L'autoroute A811 permet de relier l'échangeur de Vieilleville (numéro 22) de l'A11 à la Porte d'Anjou (échangeur numéro 42 du périphérique). Elle fut d'abord construite à deux fois deux voies entre l'échangeur de Vieilleville de l'A11 et l'échangeur de la Madeleine avec la RN23 (devenue D723 depuis 2006) et deux fois une voie entre cet échangeur et la porte d'Anjou. À la fin des années 1990 cette section fut portée à deux fois deux voies. Elle fut l'unique accès à l'A11 depuis Nantes jusqu'à l'achèvement du prolongement de celle-ci jusqu'au périphérique Nord en 1993.

Autopartage[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en 2008, d'un système d'autopartage baptisé Marguerite en partenariat de la ville de Nantes, des réseaux de transport en commun géré par la Semitan et de vélopartage appelé Bicloo.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau de tramway prévu vers 2020

L'agglomération nantaise possède un réseau de transports en commun payant géré par la Semitan. Celui-ci est constitué notamment par le réseau de tramway (3 lignes) qui en 2010, avec ses 41,4 km, est le plus fréquenté de France (266 300 usagers sur l'année)[3]. Un projet de connexion des lignes 1 et 2 passant au nord de l'agglomération par le pont de la Jonelière, est en cours d'élaboration et doit permettre de faciliter les déplacements de quartier en quartier, sans passer par le centre-ville.

Il existe près d'une soixantaine de lignes de bus (sans compter les services annexes), dont sept lignes de chronobus et quatre lignes de bus « express » (vers Carquefou, Couëron, Le Pellerin et Vertou) qui sillonnent également Nantes et son agglomération. D'autre part, une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS de la ligne 4 du Busway de Nantes) de 9 kilomètres a été inaugurée en 2006[4].

Une cinquième ligne de transport en site propre devrait également voir le jour sur l'île de Nantes, le mode de transport pour cette ligne (tramway ou BHNS) n'est pas encore clairement défini en 2010.

Enfin, Nantes possède aussi un transport en commun fluvial[5], avec deux lignes fluviales appelées Navibus (Loire et Passeur) et gérées par Nantes Métropole. On trouve aussi deux services de bacs gérés par le Conseil général de la Loire-Atlantique, reliant d'une part Le Pellerin à Couëron, et d'autre part Indret à Basse-Indre (qui sont des parties de la commune d'Indre). Ils permettent de traverser la Loire en aval du pont de Cheviré.

Son réseau de transports en commun a valu à Nantes Métropole et à la Semitan de se voir décerner plusieurs prix Civitas (en)[6],[7].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

À l'échelon national[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Nantes.
Le TGV et le TER en gare de Nantes

Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg.

Une vingtaine d’allers-retours quotidiens sur Paris est assurée. Le trajet Paris-Nantes sans escale est effectué en deux heures[8]. C'est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de trente millions de voyageurs depuis l'inauguration en 1989 du service du TGV sur cette ligne. La ligne TGV dessert notamment entre Paris et Nantes, les villes du Mans et d'Angers. Après Nantes, deux lignes principales se constituent :

De Nantes, partent également des lignes secondaires TER vers Pornic, Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (via Sainte-Pazanne).

La gare de Nantes dispose de deux accès : l'accès nord, datant des années 1960, est constitué d'un vaste bâtiment abritant un hall spacieux et de quelques commerces. L'accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l'arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Le but était de désengorger la gare nord mais surtout de créer un accès direct au centre des Congrès, achevée en 1991. Cette gare sud est constituée d'un grand hall moderne, et de divers commerces. Elle est reliée à la partie nord par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux quatorze voies qui composent la gare. Lors des grands départs en vacances, la gare est souvent saturée et frôle l'asphyxie. En prévision d'une fréquentation toujours croissante qui doit avoisiner les 25 millions de passagers dans les prochaines années, il est prévue d'entamer en 2016 des travaux d'agrandissement consistant notamment en la construction d'une galerie commerçante au-dessus des voies à partir de laquelle on pourra accéder aux quais par l'intermédiaire d'escalators et d'ascenseurs. Ces travaux doivent prendre fin en 2020[10]

Le trafic de fret ferroviaire concentré essentiellement sur l'ancienne gare de l'État doit également faire l'objet d'une restructuration importante, par le transfert de cette activité à l'horizon 2012, vers l'ancienne gare de triage du Grand-Blottereau dans le quartier de Doulon, qui sera transformée pour l'occasion en plate-forme multimodale[11].

En zone urbaine et périurbaine[modifier | modifier le code]

Dessertes TER[modifier | modifier le code]

Les seize gares SNCF de l'agglomération nantaise sont accessibles avec la tarification des transports urbains TAN, les gares sont : Nantes, Haluchère-Batignolles, Babinière, Erdre-Active, La Chapelle-Centre, La Chapelle-Aulnay, Thouaré, Mauves, Saint-Sébastien-Pas Enchantés, Saint-Sébastien-Frêne Rond, Vertou, Rezé - Pont-Rousseau, Bouaye, Chantenay, La Basse-Indre - Saint-Herblain et Couëron. Ces gares sont desservies par le TER de l'agglomération nantaise, y compris en mode tram-train.

Dessertes tram-train[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tram-train de Nantes.

Dans un premier temps, sept des rames Citadis Dualis (Alstom) commandées pour la ligne Nantes-Châteaubriant, sont affectées à la ligne Nantes-Clisson en septembre 2010. L'atelier de maintenance des trams-trains est implanté à Doulon[14].

Déplacements doux[modifier | modifier le code]

Bicloo à la station de tram « Duchesse Anne - Château des Ducs ».

Cyclistes[modifier | modifier le code]

L'agglomération nantaise possède un réseau cyclable de 373 km dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains 2000-2010 de Nantes Métropole. La ville est reliée à l'itinéraire inter-régional de la Loire à vélo, qui constitue une portion de l'EuroVelo 6.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en mai 2008, d'un système de vélopartage baptisé Bicloo et géré par JCDecaux pour le compte de la métropole.

Piétons[modifier | modifier le code]

Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu'il s'agisse du quartier Bouffay, des abords de l'île Feydeau, du château des ducs de Bretagne, du cours des 50-Otages, des places du Commerce, Royale, de Bretagne ou Graslin, a permis à l'essentiel du centre historique de Nantes d'être transformé en zone piétonne[15]. Les travaux d'urbanisme dans les autres quartiers de la ville tendent à réduire la place de l'automobile, en intégrant désormais des plans de déplacements doux réservés aux piétons et aux cyclistes.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport Nantes Atlantique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport Nantes Atlantique.
L'Aéroport Nantes Atlantique (au second plan).

L’aéroport Nantes Atlantique est situé au sud-ouest de l’agglomération, à cheval sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-Grandlieu. En 2014, le trafic s'est établi à 4 ,157  millions de passagers[16] (3,031 millions en 2010[17]). L'aéroport de Nantes Atlantique possède actuellement une capacité de traitement de 3,5 millions de passagers par an[18].

Le projet d'aéroport international de Notre-Dame-des-Landes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Projet d'aéroport du Grand Ouest.

Afin de remplacer l'aéroport Nantes Atlantique, le 10 février 2008, un décret d'utilité publique a été signé pour la construction d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord-ouest d'agglomération, sous réserve que celui-ci soit construit selon les normes de haute qualité environnementale. Mais ce projet soulève de nombreuses protestations[19] entrainant le dépôt de plusieurs recours en annulations qui ont été rejetés par les tribunaux. Ces recours repoussèrent de plusieurs mois le début des travaux qui doivent durer cinq ans, comprenant également la construction de plusieurs infrastructures routières et ferroviaires afin de permettre son accès rapide depuis les villes de Nantes et Rennes[20].

L’appel d’offres a été lancé et la concession accordée au groupe Vinci[21].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lucille Quiniou, « Cheviré enjambe la Loire depuis bientôt 20 ans », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  2. « Le périphérique, une ceinture de 43 km autour de Nantes », sur maville.com (Ouest-France), (consulté le 18 septembre 2010)
  3. « Tramway », sur site de Nantes métropole (consulté le 10 septembre 2010)
  4. « Busway de Nantes », Métropole de Nantes (consulté le 22 octobre 2007)
  5. « Navettes fluviales », Métropole de Nantes (consulté le 22 octobre 2007)
  6. « Nantes : les transports publics primés par l'Europe pour la carte Libertan », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le 15 octobre 2013)
  7. « Past Awards », sur Civitas, (consulté le 15 octobre 2013)
  8. « Ville pratique - Comment venir à Nantes? », www.nantes.fr (consulté le 4 septembre 2010)
  9. « P.D.U. et étoile ferroviaire de Nantes (enjeux économiques et sécuritaires : des opportunités à saisir », sur site du conseil de développement de Nantes métropole, (consulté le 10 septembre 2010), p. 4
  10. « La nouvelle gare de Nantes sur de bonnes voies », sur site de Nantes métropole, (consulté le 5 octobre 2015)
  11. Protocole d'accord d'octobre 2007 entre Nantes Métropole, Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF sur les projets urbains de la métropole nantaise et l'implication des acteurs ferroviaires.
  12. Article Ouest-France du 8 novembre 2008
  13. « TramTrain Nantes-Châteaubriant : les moments forts de la journée », article de France 3 du 28 février 2014, consulté le jour même.
  14. « Réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Châteaubriant », sur site des Pays de la Loire, (consulté le 8 septembre 2010)
  15. L’extension des aires piétonnes sur Nantes métropole
  16. « Aéroport. 4 157 284 passagers à Nantes-Atlantique en 2014 », sur OUest-France (consulté le 1er avril 2015)
  17. « Notre-Dames-des-Landes Le Grand Ouest a-t-il besoin d'un aéroport ? », sur France 3 Pays de la Loire (consulté le 1er avril 2014)
  18. « Aéroport de Nantes-Atlantiqe », sur les aéroports français (consulté le 2 juin 2017)
  19. - Site de l'ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre-Dame des Landes
  20. Aéroport Notre-Dame-des-Landes: l'appel à candidatures est lancé -Article de Presse-Océan du 21 juin 2008
  21. communiqué du Premier Ministre du 30 juillet 2010. Consulté le 13 septembre 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]