Le Pellerin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pellerin.
Le Pellerin
Le Pellerin vu de la rive opposée de la Loire.
Le Pellerin vu de la rive opposée de la Loire.
Blason de Le Pellerin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Brevin-les-Pins
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Benjamin Morival
2014-2020
Code postal 44640
Code commune 44120
Démographie
Gentilé Pellerinais
Population
municipale
4 841 hab. (2014 en augmentation de 11.93 % par rapport à 2009)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 00″ nord, 1° 45′ 18″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 27 m
Superficie 30,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Le Pellerin

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Le Pellerin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Pellerin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Pellerin
Liens
Site web www.ville-lepellerin.fr

Le Pellerin est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Le Pellerin comptait 4 841 habitants au recensement de 2014. Ses habitants s'appellent les Pellerinais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Couëron, Saint-Jean-de-Boiseau, Brains, Cheix-en-Retz, Rouans, Vue, Frossay, Bouée, Cordemais et Saint-Étienne-de-Montluc.

Communes limitrophes de Le Pellerin
Bouée        Cordemais        Saint-Étienne-de-Montluc                Couëron
Frossay                              
Vue                              
Le Pellerin Saint-Jean-de-Boiseau
Rouans Cheix-en-Retz Brains

Les communes situées au nord du fleuve sont aussi limitrophes. Ce n'est qu'à partir de Paimbœuf que l'estuaire entre dans le domaine public maritime[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Pellerin est situé sur la rive sud de la Loire, à environ 20 km du centre de Nantes. Le territoire communal, d'une superficie de 30 km2 (3 000 ha), s'étire le long du fleuve sur une longueur d'une quinzaine de kilomètres.

Le Pellerin fait historiquement partie du Pays de Retz, du royaume puis du duché de Bretagne.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le territoire du Pellerin se subdivise nettement en deux zones :

  • La moitié Ouest, plate et peu élevée (entre 1 et 6 mètres au-dessus du niveau de la mer), est constituée de sols alluviaux, résultats de l'accumulation de sédiments déposés par la Loire entre ses îles (île de Bois, île Sardine, île des Masses...). La végétation est composée principalement de joncs, de roseaux, de vastes pâtures, ponctuées par de rares bosquets ou des alignements de peupliers le long des digues. Le réseau d'anciens bras de Loire qui le quadrillent facilite les crues qui peuvent inonder une grande partie des prairies. Les Réserves de Chasse et de Faune Sauvage du Massereau et du Migron sont en partie situées sur la commune du Pellerin. Les limites cadastrales du Pellerin correspondent à l'ancien lit de la Loire, ainsi certains territoires telle la cale du Paradis, pourtant sur la rive Nord, lui appartiennent. La Loire, maintes fois remaniée — c'est-à-dire draguée et enrochée — a adopté un lit mineur différent. L'inondation cyclique des îles tend à se raréfier et s'explique par l'approfondissement du chenal de la Loire.
  • La moitié Est a un sol cristallin, constitué de schistes et de gneiss. Elle correspond à l'extrémité ouest du sillon de Bouguenais et culmine à 25 mètres, vers les hameaux de La Villeneuve et du Margat. Le bourg du Pellerin est sis sur un promontoire borné par deux petites vallées : celle du Surchaud à l'est et celle du Port-Chassé à l'ouest. Plusieurs coteaux de Loire ont été exploités comme carrières de granit, de gneiss (Les Coteaux) et, plus à l'intérieur, de kaolin (La Ville au Vay). La partie supérieure du plateau ligérien (partie sud-est de la commune) présente des terres propices au vignoble, mais celui-ci est resté de piètre qualité. Quelques arpents fournissent un gros-plant honnête.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La polyculture, comme dans la plupart des communes du Pays de Retz, est longtemps restée le mode agricole dominant. Les cultures de céréales sont associées à l'élevage, en particulier bovin et équin (il subsiste dans le bourg la Canalière des Iles, réputée pour ses chevaux). La production laitière fut importante, ce qu'atteste la présence d'une ancienne laiterie à La Ville-au-Vay. Quelques arpents de vigne dans le Sud-Est contribuent à maintenir une diversité des productions.

Outre des activités traditionnelles d'agriculture, elle a autrefois développé une petite mais lucrative activité de pêche à la civelle, aujourd'hui strictement règlementée. Celle-ci a connu son apogée au début des années 1980, époque où plus d'une centaine de bateaux — dont certains de la Baie de Quiberon — venaient s'amarrer sur les quais (mois de février et mars) et attiraient des mareyeurs espagnols ou japonais.

L'activité économique est regroupée d'une part sur les quais de Loire, avec un atelier du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, (dénommé aujourd'hui Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire), et d'autre part sur la Zone d'Activité de la Brehannerie. Aujourd'hui, la majorité des actifs pellerinais travaille à l'extérieur de la commune, en particulier autour ou dans la ville de Nantes.

Transports[modifier | modifier le code]

Le Pellerin est intégré au réseau de transports de l'agglomération nantaise et est desservi par 3 lignes de bus de la société de transports TAN, qui sont en connexion avec le réseau de tramways[2] :

  • La ligne E8 est une ligne express qui dessert les lignes de tramway 2 et 3, ainsi que celle du busway 4. Cette ligne est utilisée par les personnes travaillant dans l'agglomération nantaise.
Le Pellerin, vu de la cabine de pilotage du Bac, par Paul Brounais
  • La ligne 78 fonctionne de façon continue et rejoint la ligne de tramway 3.
  • La ligne 71 fait la jonction avec le nord de la Loire (au lieu-dit Paradis) à partir du bac du Pellerin et dessert Saint-Herblain, tout en rejoignant la ligne de tramway 1.
  • L'accès routier est facilité par la jonction avec la route D 723, qui est à 2 × 2 voies jusqu'au Pellerin.
  • Un bac de Loire[3] assure la traversée de la Loire au Pellerin.
  • La véloroute La Loire à vélo traverse la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Maria de Peregrino en 1030, Peregrini, Peregrinum vers 1065, Pontage, Pontello, Pontellum, Pelerino, Pèlerin, Le Pellerin[4],[5]. Le Pellerin avec deux "l" vient d'une erreur orthographique répétée au cours des temps et de ce fait est entrée dans la normalité[6].

Le nom du Pellerin viendrait du latin peregrinum, de l'ancien français peregrino (voyageur ou pèlerin) du fait que le village faisait partie des points de passage traditionnels des pèlerins qui descendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle au Moyen Âge [5],[6] : c'était en effet l'un des points de passage de la Loire.

Le Pellerin possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Le Pelerein (écriture ELG)[7]. Pentelloù en breton[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il subsiste aujourd'hui un bac qui assure le transport de véhicules et de passagers vers la commune située de l'autre côté du fleuve : Couëron. Le souvenir de la période où la ville voyait passer des pèlerins est encore visible dans les coquilles qui ornent le blason de la commune, ces coquilles symbolisant les pèlerins de Compostelle.

  • Au Xe siècle, le site — quelques huttes de pêcheurs — aurait été englobé dans l'enclave Viking de Basse-Loire. Au XIe siècle est attestée l'existence d'un prieuré au Pellerin[6]; le site primitif, qui correspondrait à peu près au quai L'Herminier, ne comportait alors que quelques foyers de pêcheurs sédentaires. Au XIe siècle,Quiriac, évêque de Nantes, donne ensuite l'église du Pellerin aux moines de l'Abbaye de Marmoutier située en Touraine; c'est l'époque des défrichements et de la mise en valeur de l'« arrière-pays », les fermes se multiplient. Durant tout le Moyen Âge et l'époque moderne, Le Pellerin est un port de pêche qui développe en parallèle une activité de construction navale. Pendant la période révolutionnaire — où elle s'appelle « Port-Brutus » — la commune est le lieu de violents affrontements entre troupes républicaines et royalistes. L'ancienne église est partiellement détruite lors de ces combats.
  • On compte dans la seconde moitié du XIXe siècle près d'une dizaine de chantiers produisant chalands et gabarres. À la fin du XIXe siècle, la construction du canal de la Martinière entraîne l'afflux de plusieurs centaines d'ouvriers, qui contribuent à modifier la composition sociale du Pellerin. Au début du XXe siècle, le passage du fleuve est assuré par un « ferry-boat » (Le « Saint-Julien »), qui use des chaînes posées en travers du fleuve pour se déplacer. La réparation des bateaux est en plein essor au Pellerin et le nombre d'ouvriers (pour la plupart des Finistériens, des Morbihannais et des Vendéens) augmente fortement. Pendant la Première guerre mondiale, le château est transformé en hôpital militaire.
  • Entre les deux guerres, c'est un lieu de détente prisé des Nantais qui viennent flâner le long des quais et du canal. Des régates sont organisées le week-end, tandis qu'une charrière, combinaison d'une barge tractée et d'un vapeur, assure les allers et retours avec Couëron. Lors de la retraite de l'armée allemande en 1944, les forces d'occupation coulèrent plusieurs navires en travers de la Loire, afin d'obstruer le trafic maritime vers le port de Nantes. Le plus important d'entre eux, l'Antarktis, d'origine norvégienne, n'a pas pu être renfloué et dresse encore ses mâts au-dessus des nouvelles berges du fleuve, sur la commune voisine de Saint-Jean-de-Boiseau. Les travaux, qui durèrent jusqu'en 1951, eurent pour but de sauver les bateaux qui n'avaient pas trop souffert et surtout de modifier le tracé du fleuve, afin de faciliter le trafic entre Nantes et Saint-Nazaire. Le chantier fut surnommé « Bikini », faisant référence à l'atoll du Pacifique qui avait servi de terrain d'expérimentation nucléaire pour les États-Unis. En 1955, Le Pellerin reçoit son premier bac amphidrome, le Saint-Bernard ; il sera suivi du François II (1962), du Saint-Hermeland (1970) et du Lola (2012).
  • De 1976 à 1979, Le Pellerin est le théâtre de nombreuses manifestations, parfois violentes, contre la construction par EDF d'une centrale nucléaire à cheval sur les communes du Pellerin et de Cheix-en-Retz. Le projet sera finalement abandonné en 1983, pour tenter de renaître sur le site du Carnet à Frossay ; là encore, l'implantation n'ira pas à son terme et le projet est officiellement abandonné en 1997.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

Le Pellerin appartient à l'arrondissement de Nantes. C'est le chef-lieu d'un canton qui comprend Cheix-en-Retz (699 habitants), La Montagne (6 021 habitants), Port-Saint-Père (2 533 habitants), Rouans (2 498 habitants), Saint-Jean-de-Boiseau (4 698 habitants), Sainte-Pazanne (4 758 habitants) et Vue (1 277 habitants), soit plus de 26 000 habitants selon le rencensement de 2006.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Joseph Taillard[8]    
1792   Jean Mainguy[8]    
1796   Baudouin[8]    
1803   Jean-Baptiste Mainguy[8]    
  1810 Merlaud de La Clartière[8]    
1810   Louis Massion[8]    
1822 1830 François Poisson[8]    
1830 1840 Jean-Baptiste Joyau[8]    
1840 1847 François Delétang[8]    
1847 1870 René de Veillechèze[9]   Médecin[10],[11]
    Lafont Moureau[8]    
    Audicq[8]    
    André Pichery[8]    
1878 1894[12] Aristide Bertreux[8]    
    François Guérin[8]    
    Bertrand Talma[8]    
    Félix Louvet[8]    
1930 1941[12] Maurice Bertreux[8]    
    Boucher[8]    
    Pairon[8]    
    Brosseau[8]    
  1974 Pierre Chanson[8]    
1974 1983 Gaston Villainne[13]   Médecin
1989 1995 René Guillou PS  
1995 2008 Daniel Morisson[Note 1] PS  
2008 2014 Valérie Demangeau PS  
2014 en cours Benjamin Morival Divers droite Contrôleur de gestion[14]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Le Pellerin est une ville isolée qui fait partie de l'aire urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Nantes[16]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 83 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires », 16 % dans des zones « peu denses » et 1 % dans des zones « très peu denses »[17].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 841 habitants, en augmentation de 11,93 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 100 1 456 1 495 1 654 1 729 1 650 1 750 1 796 1 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 726 1 851 1 833 1 779 1 794 1 775 2 392 2 241 2 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 283 2 264 2 313 2 311 2 241 2 252 2 256 2 472 2 507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 667 2 685 2 902 3 478 3 712 3 777 4 109 4 382 4 841
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[22], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[23],[24],[25]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[23],[24],[25].

Pyramide des âges au Pellerin en 2013 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
4,5 
75 à 89 ans
7,8 
13,3 
60 à 74 ans
13,8 
19,2 
45 à 59 ans
18,5 
22,6 
30 à 44 ans
21,5 
15,7 
15 à 29 ans
15,8 
24,3 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le canal de la Martinière ou canal de Basse-Loire : conçu à l'origine pour faciliter le trafic maritime vers Nantes, il n'a fonctionné en réalité qu'une vingtaine d'années, de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, puis fut transformé en cimetière à bateaux, et enfin en base militaire de l'OTAN. Le petit contingent d'une centaine d'hommes quitte la base de La Martinière en 1966-67, à la suite de la décision du général De Gaulle de retirer la France du commandement intégré de cette organisation militaire. C'est un espace naturel qui s'étend sur près de vingt kilomètres. Il va jusqu'à la commune de Frossay et débouche non loin du port de Paimbœuf. La salle des machines de la Martinière, bien conservée, peut se visiter. À proximité, on peut encore observer deux péniches en béton datant du début du XXe siècle ; elles servaient au transport de matériel ou de liquides.

Les quais, nommés successivement d'ouest en est « Coteaux », « l'Herminier » et « Provost », étalent leurs maisons sur près d'un kilomètre. Certaines d'entre elles datent du XVIIIe siècle ; quelques villas du XIXe siècle subsistent, telles « Villa Maria » ou « La roche aux follets », conservant parfois un style Art nouveau. À l'est, deux bâtisses abritaient autrefois « l'Encre d'or » et le « Lion d'or », restaurants-brasseries qui accueillaient les Nantais venus se promener le dimanche, activité touristique qui atteint son essor dans les années 1930-1950. Devant, sur la Loire, un môle à double cale en pierre de taille a été construit à la veille de la Première Guerre mondiale. Il a longtemps servi aux bateliers et aux pêcheurs de Loire.

  • Le quai des Coteaux abrite l'activité maritime, avec l'atelier du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire. Les premiers ateliers (1883) étaient construits en bois ; leur activité première fut d'abriter le matériel du canal. Ils furent ensuite agrandis et bâtis en brique au début du XXe siècle ; à partir de cette époque, les « Coteaux » sont affectés à la maintenance des navires.
  • Le quai (ou « place ») l'Herminier sert parfois de lieu de marché, de champ de foire ou plus simplement de lieu d'attente pour le bac. Il est surplombé par le château du Pellerin, ouvrage aux soubassements plus anciens que la plupart de ses murs, remaniés plusieurs fois depuis le XVIIIe siècle. La bascule qui y servait à peser les foins de Loire fut transférée dans les années 1950 sur la place du Champ-de-foire.
  • Le quai Provost a perdu une grande partie de sa façade ligérienne, avec la modification du cours de la Loire, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale. Il reste néanmoins le site privilégié des pêcheurs de civelle, qui s'amarrent le long d'un ponton de barges.

Derrière ces quais, la grand'rue (Rue Aristide Bertreux), la place de la mairie, les rues du Vieux château, des Vieux chantiers, d'Alger et des Dames sont encore majoritairement constituées de maisons typiques des bourgs de pêcheurs du XIXe siècle. Disposées les unes contre les autres, leur façade est austère, ne comportant qu'un nombre réduit d'ouvertures, le bâtiment n'excède pas deux étages, les jardins sont réduits. Les couvertures sont traditionnellement d'ardoise, mais la tuile a tendance à l'emporter depuis les années 1960. Quelques ruelles ou « venelles » étroites et pentues conduisent aux quais. Plus haut, le long de l'ancienne départementale Nantes-Paimbœuf, aujourd'hui nommée rues du Prieuré et du Clos-grillé, se dressent quelques bâtisses des années 1910-1930. Les maisons comportent plusieurs étages et possèdent une façade ornée la plupart du temps de matériaux variés (gneiss, granit, et très souvent parement de brique autour des entrées et fenêtres).

  • L'église Notre-Dame du Pellerin, construite au milieu du XIXe siècle, dans un style néo-gothique. Elle remplace l'ancienne église paroissiale, incendiée en 1793.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Fouché 1759-1820, duc d'Otrante et homme politique. Il est né dans une maison de la rue Aristide Bertreux.
  • Adine Riom (née Brobant), 1818-1899, femme de Lettres.
  • Georges Judic (1899-1965), fils de Francis Judic (maire dans les années 1930), ingénieur et entrepreneur (carrières de la Ville-au-Vay et des Coteaux), conseiller général du canton du Pellerin au début des années 1960. Il a laissé son nom à l'ancienne piscine du Quai Provost; l'étang qui occupe la carrière de kaolin est encore surnommé « étang à Judic ».
  • Le docteur Gaston Villainne, maire du Pellerin à la fin des années 1970, l'un des opposants au projet de centrale nucléaire.
  • Anne Bihan, née au Pellerin, dramaturge, poète et essayiste, auteur du Miroirs d'îles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la nef équipée et habillée d'or, voguant sur des ondes d'argent mouvant de la pointe, au chef cousu de sinople chargé de trois coquilles aussi d'or, celle du milieu versée.
Commentaires : Blason conçu par M. Ferrand (délibération municipale du ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf carte IGN Loire-Atlantique. Carte routière et administrative. au 1/140 000e.
  2. « Carte du réseau de transport TAN », sur TAN.
  3. [1], consulté le 09-11-2015.
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Le Pellerin »
  6. a, b et c Histoire du Pellerin, consulté le .
  7. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u Roger Frey, « Le Pellerin », sur Infobretagne.com.
  9. Guyot, Almanach impérial pour 1870, Veuve Berger-Levrault et fils, , 1334 p. (lire en ligne), p. 674.
  10. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, à l'usage des médecins praticiens, vol. 40, impr. de Charles Lahure, , 576 p. (lire en ligne), p. 44.
  11. Alfred de Veillechèze, Famille René de Veillechèze, documents et actes de l'état civil, impr. Lafolye, (lire en ligne), p. 35.
  12. a et b http://www.ville-lepellerin.fr/IMG/pdf/Inaugo_rue_Bertreux_020606-2.pdf
  13. Pierre-Yves Leroux et Christophe Pigré, Sur les traces de Gaston Villainne : Itinéraire engagé d'un médecin et maire dans le pays de Retz, Coiffard, , 214 p. (ISBN 9-782919-339372), p. 121, 207.
  14. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-pellerin-44640/benjamin-morival-un-bosseur-qui-aime-le-droit-2088648
  15. Site de la commune du Pellerin
  16. « Commune du Pellerin (44120) », Insee (consulté le 5 septembre 2017).
  17. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 5 septembre 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Le Pellerin 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  23. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Le Pellerin - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  24. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  25. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).