Toccata

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La toccata ou toccate, (de l'italien : toccare « toucher » ; en espagnol : tocar), est un genre composition pour instrument à clavier. Sa structure est libre et de caractère virtuose et apparemment improvisée, jouée isolément ou au début d'un office ou d'un concert.

D'abord destinée à prendre contact avec un instrument, elle dérive ensuite pour devenir une démonstration du talent de l'interprète et permettre de faire apprécier les qualités de l'instrument, en s'y adaptant.

La plus célèbre est la Toccata en mineur de Jean-Sébastien Bach, œuvre pour orgue, couplée avec sa fugue.

Lorsqu'elle est très courte, les termes de toccatina ou toccatino apparaissent parfois. Rheinberger et Henselt ont écrit des toccatine. Charles-Marie Widor inclue une toccatina dans une symphonie pour orgue et Charles Tournemire dans ses Variæ Preces, op. 21.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terme de toccata est l'un des premiers utilisés pour désigner la musique pour clavier. Lié à l'idée de prendre contact avec l'instrument, comme son étymologie le suggère, c'est seulement au XVIIe siècle que se fixe le genre et les formes associées[1]. Du point de vue de sa structure, la toccata est peut-être la plus libre des formes instrumentale et l'une des moins construites[2]. Selon Willy Appel (1972), elle est « la seconde plus importante du genre libre pour la musique d'orgue du XVIe siècle », la première étant le prélude[3]. La toccata se laisse donc mal enfermer dans une définition claire[4], alors qu'en Europe, Italie, Espagne (tiento) et pays germaniques, suivent leur propre évolution.

Origines[modifier | modifier le code]

La toccata est apparue dans la musique instrumentale au XVe siècle. Le terme est attesté dès 1494, dans une chronique à propos du couronnement d'Alphonse II à Naples : « toccata de trombette », « de trombe », où le mot désigne une fanfare de cuivres destinée à accueillir le monarque[5] ; pièces jouées également en Espagne lors des fêtes[6]. L'origine de cet usage (en fait subdivisé dans deux natures, soit cérémonielle, soit militaire, est décrite chez Cesare Bendinelli). Ses rapports avec la toccata pour clavier sont obscurs[7].

La toccata se distingue également mal des genres apparentés de forme libre tels que le prélude, l'intrada, l'ancien ricercare, le falsobordoni et l'intonazione[8] — les Intonationi d’organo (1593) d'Andrea Gabrieli sont là pour confirmer la similitude[9],[a] et la confusion perdure jusqu'au milieu du XVIIIe siècle dans les traités de Mattheson sur les organistes (1719) et celui de Marpurg (1754–1778)[5] et également de la sonate de suonare (« sonner ») — par exemple les Sonata imperiale pour trompette de Girolamo Fantini qui sont des entradas.

Les premières sources musicales, de ces compositions libres — indépendantes de la danse, du cantus firmus ou de tout modèle vocal[b] — peuvent se trouver dans les manuscrits pour orgue du XVe siècle[7] et de luth au siècle suivant : prélude pour orgue de Adam Ileborgh (1448), Conrad Paumann (1452), le Buxheimer Orgelbuch (1470). Ce style se poursuit au siècle suivant avec Hans Kotter (1513), les recueils d'orgue d'Attaingnant (1531). Au luth on peut classer également dans le genre les ricercari de Francesco Spinacino (1507) Franciscus Bossinensis (1511) ; chez Dalza (Intabolatura de lauto libro quarto, 1508), il s'agit d'une pièce appelée tastar de corde, assez courts, avec de seize à une quarantaine de mesures, proche de la structure du tiento pour orgue espagnol. L'équivalent espagnol étant le tañer, présent chez Tomás de Santa María (Libro llamado Arte de tañer fantasia, 1565) est utilisé plus généralement, proche de la fantaisie[7], comme l'indique son titre L'art de jouer la fantaisie[10]. La première édition usant du terme toccata se trouve en 1536, dans Intabolatura de leuto de diversi autori chez l'imprimeur milanais Giovanni Antonio Castiglione. Le style prend aussi celui des ricercare de Capirola (1517) et ceux destinés à l'orgue de Cavazzoni (1523), de même que chez le luthiste Francesco da Milano (1536), elle apparaît sous le terme de Tochate[8] (trois pièces). La toccata est donc jouée d'abord par toute sorte d'instruments, dans la mesure où le caractère est improvisé[8].



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Incipit d'une « Intonatio » d'Andrea Gabrieli.

Toccatas autres que pour le clavier[modifier | modifier le code]

En Italie au début du XVIIe siècle, Monteverdi intitule la brève fanfare qui ouvre son opéra L'Orfeo (1607), Toccata. Elle est exécutée par des trompettes et des trombones accompagnés par l'orchestre, noté « con tutti li strumenti ». C'est un exemple rare de « toccata pour orchestre », alors que pour les occasions solennelles la toccata pour clavier est transcrite pour un ensemble de cuivres, pratique en usage en Italie pendant une longue période[11]. Au XXe siècle, dans le courant moderne néo-classique, Alfredo Casella, Bohuslav Martinů, Heitor Villa-Lobos, laissent des toccatas avec orchestre et Ottorino Respighi une toccata pour piano et orchestre[12].

Dans la littérature du violon, la toccata reste attachée aux sonates. On trouve chez Giovanni Battista Vitali une Toccata per violino solo, qui peut trouver sa place en guise de prélude à une sonate de même tonalité. Frescobadi lui-même laisse Toccata per spinetta et violino. Veracini intitule toccata, le mouvement initial des sonates de son opus 2 (1744)[11].

Toccatas pour clavier[modifier | modifier le code]

Après le tournant du XVIIe siècle, le genre passe essentiellement dans la littérature du clavier — orgue, clavecin, puis ultérieurement le piano — servant de prélude[12] et usant des virtuoses arpèges, traits, pédaleetc. et très mouvante dans sa construction.

La toccata est en usage dans la musique baroque, en Italie, gardant sa fonction de pièce de virtuosité, de Frescobaldi — le premier grand maître avec son premier livre en 1615[13]Michelangelo Rossi, Bernardo Pasquini, Domenico Zipoli et jusqu'à Alessandro Scarlatti, avec une quarantaine de toccatas, sous la forme de suites italiennes, où se succèdent des mouvements (plutôt que des danses), ancêtre de la sonate classique[14]. On la trouve également plus au nord, chez Jan Pieterszoon Sweelinck, qui modèle ses toccatas sur celles de Giovanni Gabrieli[13].

En Allemagne, la toccata évolue selon deux types de constructions, jusqu'à Bach, avant d'être abandonnée par les classiques.

Dans la péninsule ibérique, António da Silva Leite pour la guitare (Tocata Do Sr. Francisco Gerardo), João de Sousa Carvalho et Carlos de Seixas, pratiquent le genre. Le dernier laisse plus de 700 « Tocatta » pour le clavecin et plus rarement pour l'orgue, généralement suivies d'un menuet dans la même tonalité (pouvant se trouver varié) et le tout, souvent appelé « sonate ».



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Incipit de la toccata prima de Carlos de Seixas.

Italie, XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La première parution de toccata pour clavier est celle de Sperindio Bertoldo en 1591 et plus significativement, le recueil de Girolamo Diruta, édité à Venise en 1593, Il transilvano, qui contient treize toccatas : de Diruta lui-même (4 pièces) et Andrea (2) et Giovanni Gabrieli, Claudio Merulo, Luzzasco Luzzaschi, Antonio Romanini, Paolo Quagliati, Vincenzo Bellavere et Gioseffo Guami[7].

La Toccata 7 de Claudio Merulo, extraite du premier livre (Rome 1598).

Le genre se développe en Italie, dans deux grands pôles musicaux : Venise et Naples. Avec les vénitiens — notamment le plus ambitieux, Merulo (Toccate d’intavolatura d’organo deux volumes publiés en 1598 et 1604 — elle prend la forme d'une pièce composée de plusieurs sections (de trois à cinq) à l'écriture contrastée : passages de virtuosité, épisodes librement ornés et passages au caractère plus harmoniques. Généralement articulées en trois parties, la pièce centrale est de nature contrapuntique : une fugue ; alors que les deux autres sont de forme libre[12], comme chez Andrea (Intonationi d’organo, Gardano 1593) et Giovanni Gabrieli, Annibale Padovano (Toccate et ricercari d’organo, 1604), Sperindio Bertoldo[8]. Giovanni Picchi a composé une célèbre toccata recueillie dans le Fitzwilliam Virginal Book, au tournant du XVIIe siècle.

Quant à l'école de clavier napolitaine, elle fait preuve d'encore plus de souplesse dans la succession des épisodes, brefs et capricieux, aux rythmes changeants (souvent pointés et irréguliers), aux chromatismes et aux harmonies audacieuses et dissonantes[8], visant a surprendre[11], avec une mosaïque de motifs où chacun d'eux est imité brièvement avant de passer au suivant. Jean de Macque, Antonio Valente, Ascanio Maione et Trabacci, sont les noms principaux qui ont cultivé ce genre.



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Incipit d'une toccata extraite du second volume de Claudio Merulo (1604).

Fichiers audio
Girolamo Frescobaldi, Toccata 3
Bernardo Pasquini, Toccata (Coucou)
Alessandro Scarlatti, Toccata 3
Des difficultés à utiliser ces médias ?
Des difficultés à utiliser ces médias ?

Avec le romain d'adoption Girolamo Frescobaldi, le grand maître du genre, commence une nouvelle ère pour la toccata, dès la parution de son premier livre en 1615 et continuée jusqu'à la fin du siècle en Italie[7]. Absorbant le caractère linéaire des vénitiens et l’affeto napolitain, il donne des toccatas comportant jusqu'à quinze épisodes, d'une grande expressivité, une rythmique plus complexe, « enrichi par d'audacieuses dissonances, les durezze »[15] (toccata di durezze e ligature, no 8 du second livre), toujours conduites très librement, mais d'une unité intérieure admirable[8]. Dans le second livre de toccata (1627), Frescobadi sépare très clairement chaque section, allant parfois jusqu'à changer de mesure[8]. Il est le premier qui accroche la toccata au service liturgique : toccata « après l'épître », toccata « à jouer pendant l'élévation », toccata « après le Credo »[11]… pratique liée à l’introit de la messe, confirmée par nombre de sources de l'époque[7]. L'usage se trouve dans les Fiori musicali (1635) où, exceptionnellement, il introduit également un ricercare par une toccata : « toccata aventi il recercar ». Chez lui, le côté virtuosité est laissé de côté pour une forme plus rigoureuse. On retrouve ce mélange des genres avec la 12e pièce du second livre, Ancidetemi pur d'après un madrigal Jacques Arcadelt, arrangée pour clavier sur le modèle de type toccata[7]. Un manuscrit italien (Chigi Q. IV.25) garde trace de l'association avec un autre genre, comme la toccata-canzone qui mêle épisodes instrumentaux improvisés et d'origine vocale[8].

Chez les élèves de Frescobaldi, il faut citer Michelangelo Rossi (dix toccatas et dix courantes, publiées autour de 1630)[c] dont les sections sont assez développées, riches en passages de virtuosité, arpèges, passage en style vocale récitatif[8]… Son harmonie notamment, est plus extravagante que son maître[7]. Après Frescobaldi, des tendances à la simplification du rythme et de l'harmonie sont observées chez Storace, Rossi et Bernardo Pasquini, qui laisse des œuvres intitulées toccata, tastata, sonata et un preludio[7].



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Incipit d'une toccata de Benedetto Marcello.

Italie, XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle en Italie sous l'influence des héritiers de Frescobaldi, Pasquini et dans la continuité, Domenico Zipoli, s'effectue entre les instruments principaux de la littérature une nette séparation de contenu entre la toccata requérant l'orgue et destinée au clavecin[8],[11] avec une préférence pour ce dernier. Le terme fluctue et se dilue vers la pièce didactique, au caractère d'étude, comme chez les clavecinistes de l'école napolitaine, Durante, Leonardo Leo (1744), Paradisi, Della Ciaja (1717), Nicola Fago (un élève du napolitain Francesco Provenzale et d'Alessandro Scarlatti). Chez Domenico Scarlatti également, qui intitule certaines de ses sonates toccata[17] (par exemple la célébrissime K.141) qui n'ont rien a voir avec le genre pratiqué un siècle et demi avant[11] ; cependant dans un des manuscrits de Coïmbra (Ms. 58) on trouve un agglomérat de pièces, allegro, fugue, gigue, menuet, qui évoque les œuvres de son père[17]. Avec ces musiciens italiens, la toccata se fonde dans la sonate baroque[11].



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  \key e \major
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  \bar ".|:" b'16 a gis fis e dis | \grace fis e dis e e, gis e | \grace gis fis16 e fis a gis fis | \grace a gis16 fis e dis e8 |
  e'16 gis b gis fis e | fis ais b fis e dis | e gis ais  e dis cis | \grace e dis cis b ais b8 | fis'16 b, ais  b fis' b, |
  gis'16 b, ais b gis' b, | ais' b, ais b ais' b, | b'16 b, ais b ais' b, | gis' b, ais' b, b' b, | \times 2/3 { gis'16 fis e } \times 2/3 { dis[ cis b] } \times 2/3 { cis b ais } | 
  r16 \times 2/3 { b32 dis fis } b8 r8 | r16 \times 2/3 { b,,32 dis fis } b8 r8 | r8 < b, dis fis b >8 q q4. \bar ":|."

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Allegro extrait d'une toccata de Nicola Fago (1677–1745), surnommé il Tarentino.

C'est avec Alessandro Scarlatti que la toccata prend un nouveau départ. Il laisse une quarantaine d'œuvres majoritairement en manuscrits et toutes destinées au clavecin. Elles peuvent comporter jusqu'à sept sections contrastées, incorporant fugue, récitatif et variations. La plus célèbre est extraite du Primo e secondo libro di toccate éditée en 1723. L'œuvre se termine par 29 variations sur la folia. Scarlatti influence le style de clavier de Haendel — alors qu'il ne compose pas toccatas. Cette influence se retrouve également dans les œuvres de Bach, notamment la fantaisie chromatique et fugue et la découpe de la partita en mi mineur : introduction en forme de toccata – fugato – retour à la première section[7].

Allemagne et Autriche[modifier | modifier le code]

Le premier a emprunter le style avec Sweelinck, est Hans Leo Hassler, qui étudie avec Andrea Gabrieli à Venise[7].

Chez Sweelinck, qui a pour modèle lui-même les grands maîtres vénitiens, tels Willaert, Andrea et Giovanni Gabrieli, la toccata épouse la structure vénitienne et n'ont pas la liberté rythmique provenant de Merulo, au contraire : une des caractéristiques chez lui est la régularité rythmique. Cependant dans trois grandes pièces, il incorpore à la manière plus moderne des passages fugués[18],[7]. Dans son entourage proche, on trouve Peeter Cornet (une toccata), Samuel Scheidt (une également), Heinrich Scheidemann (deux) — mais les allemands sont plus concernés par le choral et la fugueDelphin Strungk qui écrit une toccata exploitant le contraste entre les deux manuels, développement poursuivi dans les toccatas de Weckmann, Reincken et enfin Buxtehude. Les caractéristiques sont la distinction croissante entre l'orgue et le clavecin et l'utilisation de la fugue[7].

Le modèle laissé par Frescobadi, est repris par les autres organistes d'Allemagne. D'abord du Sud avec Johann Jakob Froberger élève de Frescobaldi lui-aussi, qui laisse 24 toccatas. Plus que son maître, la découpe en sections est chez lui d'une grande continuité. Il réutilise les principes de canzone-variations ou capriccio de l'italien et intègre des fugatos. Typiquement, sa construction consiste en une introduction rhapsodique assez longue, puis en second, une fugue basée sur une transformation rythmique du matériaux de la première section suivit d'un passage libre pour finir, plus ramassé ; mais le schéma n'est pas figé et la variété est considérable[7]. L'élément rhapsodique de certaines toccatas est transmis dans le prélude non mesuré, typique des suites françaises, sans que les musiciens français n'adoptent le genre toccata lui-même à cette époque[7]. Dans certains préludes non mesurés de Louis Couperin, on retrouve des morceaux de toccata de Michelangelo Rossi, en particulier les toccatas II et V de son recueil publié autour de 1630[19].

La tradition se poursuit avec Johann Kaspar Kerll et Sebastian Anton Scherer, pour culminer avec l’Apparatus musico-organisticus (1690) de Georg Muffat, jalon important dans l'histoire de la musique d'orgue. Les douze toccatas du recueil, sont extravagantes, divisées en plusieurs sections contrastées, mais parfaitement unifiées. La pédale est obligée, mais la partie est simple, constituée de petites notes qui de temps en temps, doivent doubler ou remplir la ligne de basse exécutée par la main gauche[7]. On retrouve l'esprit de grandeur de Muffat dans les toccatas plus courtes, de l’Ars magna consoni et dissoni (1693) de Johann Speth.



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Incipit de la « Toccata tertia » de Georg Muffat, extraite de l’Apparatus musico-organisticus (1690).

Au Nord, la toccata prend des dimensions plus importantes et se subdivise en deux pratiques : d'abord une composition libre alternant les épisodes virtuoses et libres et les passages de style contrapuntique, comme chez Froberger ; et ensuite, un pièce libre placée avant une fugue, issue de la tradition du style organistique de Sweelinck[8], avant d'être transformée sous l'influence de Frescobaldi[7] et illustré par Nicolaus Bruhns notamment.

Fichier audio
Johann Pachelbel, Toccata mi mineur
Buxtehude, Toccata en fa majeur, BuxWV 161
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Les compositeurs de clavecin tels que Fux et Fischer, incluent des mouvements de type toccata dans leurs œuvres, mais n’utilisent pas le titre lui-même[7].

Chez Buxtehude, les longues toccatas et fugues alternent dans des sortes de polyptyques musicaux grandioses qui multiplient les épisodes — jusqu'à treize dans la même pièce, mais sont impossibles à distinguer de ses préludes et fugues[13].

Quant à Jean-Sébastien Bach, les toccatas pour orgue sont suivies d'une fugue : elles jouent alors le même rôle que le prélude ou la fantaisie placés avant la fugue. Il compose également sept toccatas pour clavecin, pièces au caractère fantasque et à la structure très libre datant des années 1710, assimilant suivant les circonstances, l'influence provenant d'Italie et celle plus septentrionale selon les pièces. Son élève Johann Ludwig Krebs, cultive encore la toccata[8].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Fichiers audio
Augustin Barié Toccata (1911)
Charles-Marie Widor, Toccata extraite de la Symphonie pour orgue no. 5
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À l’époque romantique, la toccata, lorsqu'elle réapparaît chez Clementi, Cramer et Robert Schumann, reprend le côté virtuose développé par les italiens, souvent en perpetuum mobile et reste une morceau de bravoure jusqu'au XXe siècle, avec par exemple la dernière des Étude de l'opus 111 de Camille Saint-Saëns.



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Incipit de la Toccata opus 7 de Robert Schumann (1830).

À l'orgue, elle devient une pièce brillante où la virtuosité démontrée aux manuels est soutenue par des thèmes qui se déploient largement à la pédale, composition faite pour exploiter au maximum les possibilités sonores des grands instruments de Cavaillé-Coll par exemple.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La plupart des grands compositeurs pour orgue, clavecin ou piano ont écrit des toccatas dont certaines sont de véritables morceaux d'anthologie. Citons les toccatas les plus connues.

Toccatas baroques[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Henry Purcell, Toccata en la mineur
Bach, Toccata pour clavecin en majeur
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Toccatas pour orgue[modifier | modifier le code]

  • Boëly, Toccata en si mineur, op. 43, no 13.
  • Lemmens, Fanfare en ré majeur le no 27 de son École d’Orgue (1862).
  • Mailly, Toccata en ré mineur, le no 2 de ses Trois Pièces pour orgue.
  • Dubois, Toccata en sol majeur, le no 3 de ses Douze Pièces pour orgue (1889).
  • Callaerts, Toccata en mi mineur op. 29 no 1 et la Toccata en ré majeur op 23 no 3.
  • Grison, Toccata en fa majeur de la 2e Collection de pièces d’orgue, livraison 5.
  • Gigout, Toccata en si mineur, le no 4 de ses Dix Pièces pour orgue (1890).
  • Widor, Toccata en fa majeur, final de sa 5e Symphonie pour orgue opus 42 no 1 (1887).
  • La Tombelle, Toccata en mi mineur op. 23, et Toccata en fa mineur pour harmonium.
  • Renaud, Toccata en ré mineur op. 108 no 1.
  • Boëllmann, Toccata en do mineur, le no 4 de sa Suite Gothique pour orgue op. 25 (1895).
  • Mac-Master, Toccata en la majeur op. 67 (1897).
  • Bélier, Toccata en ré mineur (1912).
  • Lucas, Toccata en fa majeur op. 27 no 2 (v. 1896).
  • Letondal, Toccata en do majeur.
  • Vierne, Toccata en si bémol mineur, le no 6 de ses 24 Pièces de Fantaisie, vol. II, op. 53 (1926).
  • Tournemire, Toccata en si mineur op. 19 no 3 (1901).
  • Jongen, Toccata op. 104 (1935).
  • Pierné, Toccata en fa majeur (1934).
  • Tremblay, Toccata en do mineur de la Suite de quatre pièces pour grand orgue (1924).
  • R. Vierne, Toccata en sol mineur pour orgue sans pédale ou harmonium (Sénart, 1914).
  • Philip, Toccata et Fugue en la mineur (Durand, 1913).
  • Mulet, toccata Tu es Petra, le no 9 de ses Esquisses Byzantines pour orgue (1919).
  • A. Alain, Toccata sur l’antienne «Cantemus Domino».
  • Barié, Toccata en si mineur de ses Trois Pièces pour orgue op. 7 (1911).
  • Farnam, Toccata en la mineur sur O filii et filiæ.
  • Saint-Martin, la Toccata de la Libération op. 37 (1944) ; Toccata et fugue de la Résurrection op. 38 (1945).
  • Dupré, Toccata de sa 2e Symphonie pour orgue op. 26 (1929).
  • Lanquetuit, Toccata en ré majeur (1926).
  • Reuchsel, Jour de fête aux Saintes-Maries de la Mer, no 9 des Promenades en Provence, vol. 3, (1973) ; Final en style Toccata des Six Pièces de Concert, en hommage à la mémoire d'Aristide Cavaillé-Coll (1985/1986).
  • Duruflé (1902-1986), Toccata de sa Suite pour orgue op. 5 (1933).
  • Germani (1906-1998), Toccata op. 12 (1937).
  • Messiaen (1908-1992), Les Yeux dans les Roues, no 6 du Livre d’Orgue (1951).
  • Guillou (1930), Toccata op. 9 (1962).
  • Rutter (1945), Toccata in Seven (1974).
  • Bédard (1950), Toccata de la Suite pour orgue (CH. 14), et Prélude et Toccata sur « Victimae Paschali Laudes » (CH. 38).
  • Rachel Laurin (1961), la Toccata qui termine la Symphonie no 1 op. 36.

Toccatas pour piano[modifier | modifier le code]

Fichiers audio
Debussy, Toccata extraite de Pour le piano
Serge Prokofiev, Toccata op. 11
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  • Czerny, Toccata en do majeur op. 92
  • Schumann, Toccata en do majeur op. 7
  • Saint-Saëns, Toccata de l’Album pour le piano, op. 72
  • Saint-Saëns, dernière des Études opus 111, Toccata adaptée du finale du Concerto pour piano no 5
  • Massenet, Toccata en si bémol majeur (1892)
  • Paderewski, Introduction et Toccata op. 6 et Toccata « Dans le désert » op. 15
  • Debussy, Toccata, troisième mouvement de la suite Pour le piano
  • Busoni, Toccata en la bémol mineur (Preludio - Fantasia - Ciaccona) BV 287 (1921)
  • Ravel, Toccata, dernier mouvement de sa suite pour piano Le Tombeau de Couperin
  • Prokofiev, Toccata op. 11
  • Prokofiev, le Precipitato de la sonate pour piano no 7, est une grandiose toccata.
  • Khatchaturian, Toccata en mi bémol mineur (1932)
  • Vellones, Toccata
  • Sancan, Toccata en la majeur
  • Autres compositeurs de toccatas célèbres au XIXe et XXe siècles : Alkan, Balakirev, Bax, Bennett, Bliss, Casadesus, Casella, Castro, Cliquet-Pleyel, Ginastera, Guarnieri, Harris, Henselt, Holst, Honegger, Ibert, Jongen, Liapounov, Liszt, Martinu, Petrassi, Poulenc, Reinken, Rodrigo, Tchérepnine.

Toccatas pour guitare[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Baroque italien[modifier | modifier le code]

  • Frescobaldi, Œuvres pour clavecin - Gustav Leonhardt, clavecin (1991, Philips) — dont cinq toccatas, trois du premier livre et deux du second.
  • Frescobaldi, Partite et toccate - Pierre Hantaï, clavecin (1996, Astrée) — une dizaine de toccatas extraites de deux livres.
  • Frescobaldi, Œuvres pour orgue - Liuwe Tamminga, orgue (1996, Accent) — dont cinq toccatas extraites du second livre dont une des Fiori musicali.
  • Rossi, Toccate e Correnti, parte seconda - Francesco Cera, orgue (mai 1996, Tactus) — dont sept toccatas.
  • Froberger,
  • Pasquini, Sonate per gravicembalo - Roberto Loreggian, clavecin et épinette (8-10 août 2002, Chandos) — dont quatre toccatas.
  • Scarlatti, Toccate per Cembalo - Rinaldo Alessandrini, clavecin (1991, Arcana)

Baroque espagnol et portugais[modifier | modifier le code]

  • Seixas, Sonates - Nicolau de Figueiredo, clavecin (octobre 2008, Passacaille 971)

Baroque germanique[modifier | modifier le code]

  • Muffat,
  • Buxtehude,
  • Bach, Grandes toccatas

Période romantique[modifier | modifier le code]

Période post romantique[modifier | modifier le code]

  • Toccatas (Ligia)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La plus longue des Intonationi de Gabrieli est de 17 mesures[9]. Ce sont donc des œuvres très ramassées.
  2. C'est le musicologue Wilhelm Fischer qui, en 1924 définie ainsi par exclusion la toccata[3].
  3. La date de 1657 — un an après sa mort — traditionnellement retenue, est la date de dernière édition. Ce changement de date, replace Rossi dans sa position réelle, à l'avant-garde du style romain de l'époque[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Garai 2012, p. 109.
  2. André Hodeir, Les formes de la musique, PUF, coll. « Que sais-je? » (no 478), , 128 p. (ISBN 978-2-13-059479-6), « La toccata », p. 118–119.
  3. a et b Garai 2012, p. 116.
  4. Frédéric Bridgman, « Revue : The Toccata by Erich Valentin, K. G. Fellerer », Revue de musicologie, vol. 44, no 120,‎ , p. 214–216 (ISSN 0035-1601, DOI 10.2307/927979, lire en ligne)
  5. a et b Vignal 2005, p. 995.
  6. Bridgman 1959, p. 214.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Grove 2001.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Honegger 1976, p. 1117.
  9. a et b Garai 2012, p. 117.
  10. Garai 2012, p. 115.
  11. a, b, c, d, e, f et g Vignal 2005, p. 996.
  12. a, b et c Encyclopédie de la musique 1995, p. 789.
  13. a, b et c Gammond 1988, p. 819.
  14. Adélaïde de Place, « Alessandro Scarlatti » dans : François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 867 p. (ISBN 978-2-213-01639-9, OCLC 17967083), p. 636.
  15. Bukofzer 1947, p. 57.
  16.  Francesco Cera, « Michelangelo Rossi, Toccata e Corenti, parte seconda », p. 6–8, Tactus TC600301, 1997.
  17. a et b Honegger 1976, p. 1118.
  18. Nouveau dictionnaire des œuvres 1994, p. 7147.
  19. Cera 1997, p. 7.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dictionnaires et encyclopédies[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Clercx-Lejeune, « La toccata, principe du style symphonique », dans Jean Jacquot (dir.), La musique instrumentale de la Renaissance : journées internationales d'études, Paris, 28 mars—2 avril 1954, Paris, Centre national de la recherche scientifique, coll. « Chœur des Muses », , 394 p. (OCLC 878151709, notice BnF no FRBNF33871432), p. 313–326.
  • (en) Zsolt Garai, « The origins of organ toccata. Terminology and sources from the middle ages to the Renaissance », Musicology papers / Cluj-Napoca, Bucarest, vol. 27, no 2,‎ , p. 109–127 (ISSN 2068-8601, lire en ligne)

Ouvrages et thèses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]