Toccata

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

External.svg
Trop de liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l'article ou de la section « Liens externes ».

La toccata ou toccate, (de l'italien toccare, toucher), est une pièce musicale pour instrument à clavierorgue, clavecin, piano. Sa structure est libre et de caractère improvisatoire et virtuose — arpèges, traits, pédale, etc.

D'abord destinée à prendre contact avec un instrument (comme le laisse deviner son étymologie), elle dérive ensuite pour devenir une démonstration du talent de l'interprète et permettre de faire apprécier les qualités de l'instrument.

La plus célèbre est la Toccata et fugue en ré mineur pour orgue de Johann Sebastian Bach.

Histoire[modifier | modifier le code]

La toccata est apparue dans la musique instrumentale au XVe siècle. Monteverdi donne le nom de Toccata à la brève fanfare en ut ou majeur qui ouvre son opéra L'Orfeo ; cette toccata est exécutée par des trompettes et des trombones accompagnés par l'orchestre. C'est un exemple rare de « toccata pour orchestre ».

La toccata a été surtout en usage, dans la musique baroque, en Italie — Frescobaldi, Alessandro Scarlatti — et dans les pays germaniques — Sweelinck, Froberger, Buxtehude, Muffat, Bach, entre autres. C'est dans ceux-ci qu'elle prend ses dimensions les plus importantes.

Chez Buxtehude, la toccata et la fugue alternent dans des sortes de polyptyques musicaux grandioses qui multiplient les épisodes — jusqu'à treize dans la même pièce.

Les toccatas pour orgue de Bach sont suivies d'une fugue : elles jouent alors le même rôle que le prélude ou la fantaisie. Bach a également composé sept toccatas pour le clavecin (BWV 910-916), pièces au caractère fantasque et à la structure très libre.

À l’époque romantique, la toccata pour orgue devient une pièce brillante où la virtuosité démontrée aux manuels est soutenue par des thèmes qui se déploient largement à la pédale, composition faite pour exploiter au maximum les possibilités sonores des grands instruments de Cavaillé-Coll.

Toccatas pour orgue[modifier | modifier le code]

La plupart des grands compositeurs pour orgue, clavecin ou piano ont écrit des toccatas dont certaines sont de véritables morceaux d'anthologie. Citons les toccatas les plus connues pour orgue :

  • Jean-Sébastien Bach : les 5 toccatas et fugues (do majeur, fa majeur, ré mineur, dorienne et mi majeur)
  • Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858), la Toccata en si mineur, op. 43, no. 13.
  • Jacques-Nicolas Lemmens (1823-1881), la Fanfare en ré majeur le no 27 de son École d’Orgue (1862).
  • Alphonse Mailly (1833-1918), la Toccata en ré mineur, le no 2 de ses Trois Pièces pour orgue.
  • Théodore Dubois (1837-1924), la Toccata en sol majeur, le no 3 de ses Douze Pièces pour orgue (1889).
  • Joseph Callaerts (1838-1901), la Toccata en mi mineur op. 29 no 1 et la Toccata en ré majeur op 23 no 3.
  • Jules Grison (1842-1896), la Toccata en fa majeur de la 2e Collection de pièces d’orgue, livraison 5.
  • Eugène Gigout (1844-1925), la Toccata en si mineur, le no 4 de ses Dix Pièces pour orgue (1890).
  • Charles-Marie Widor (1844-1937), la Toccata en fa majeur, final de sa 5e Symphonie pour orgue opus 42 nº 1 (1887).
  • Fernand de La Tombelle (1854-1928), la Toccata en mi mineur op. 23, et la Toccata en fa mineur pour harmonium.
  • Albert Renaud (1855-1924), la Toccata en ré mineur op. 108 no 1.
  • Léon Boëllmann (1862-1897), la Toccata en do mineur, le no 4 de sa Suite Gothique pour orgue op. 25 (1895).
  • Georges Mac-Master (1862-1898), la Toccata en la majeur op. 67 (1897).
  • Gaston Bélier (1863-1938), la Toccata en ré mineur (1912).
  • Clarence Lucas (1866-1947), la Toccata en fa majeur op. 27 no 2 (v. 1896).
  • Arthur Letondal (1869-1956), la Toccata en do majeur.
  • Louis Vierne (1870-1937), la Toccata en si bémol mineur, le no 6 de ses 24 Pièces de Fantaisie, vol. II, op. 53 (1926).
  • Charles Tournemire (1870-1939), la Toccata en si mineur op. 19 no 3 (1901).
  • Joseph Jongen (1873-1953), la Toccata op. 104 (1935).
  • Paul Pierné (1874-1952), la Toccata en fa majeur (1934).
  • Amédée Tremblay (1876-1949), Toccata en do mineur de la Suite de quatre pièces pour grand orgue (1924).
  • René Vierne (1878-1918), la Toccata en sol mineur pour orgue sans pédale ou harmonium (Sénart, 1914).
  • Achille Philip (1878-1959), la Toccata et Fugue en la mineur (Durand, 1913).
  • Henri Mulet (1878-1967), la toccata Tu es Petra, le no 9 de ses Esquisses Byzantines pour orgue (1919).
  • Albert Alain (1880-1971), la Toccata sur l’antienne «Cantemus Domino».
  • Augustin Barié (1883-1915), la Toccata en si mineur de ses Trois Pièces pour orgue op. 7 (1911).
  • Lynnwood Farnam (1885-1930), la Toccata en la mineur sur «O filii et filiae».
  • Léonce de Saint-Martin (1886-1954), la Toccata de la Libération op. 37 (1944); Toccata et fugue de la Résurrection op. 38 (1945).
  • Marcel Dupré (1886-1971), la Toccata de sa 2e Symphonie pour orgue op. 26 (1929).
  • Marcel Lanquetuit (1894-1985), la Toccata en ré majeur (1926).
  • Eugène Reuchsel (1900-1988), Jour de fête aux Saintes-Maries de la Mer, no 9 des Promenades en Provence, vol. 3, (1973); Final en style Toccata des Six Pièces de Concert, en hommage à la mémoire d'Aristide Cavaillé-Coll (1985/86).
  • Maurice Duruflé (1902-1986), la Toccata de sa Suite pour orgue op. 5 (1933).
  • Fernando Germani (1906-1998), la Toccata op. 12 (1937).
  • Olivier Messiaen (1908-1992), Les Yeux dans les Roues, no 6 du Livre d’Orgue (1951).
  • Jean Guillou (1930), La Toccata op. 9 (1962).
  • John Rutter (1945), la Toccata in Seven (1974).
  • Denis Bédard (1950), la Toccata de la Suite pour orgue (CH. 14), et Prélude et Toccata sur «Victimae Paschali Laudes» (CH. 38).
  • Rachel Laurin (1961), la Toccata qui termine la Symphonie no 1 op. 36.

Toccatas pour piano[modifier | modifier le code]

Toccatas pour orgue en vidéo[modifier | modifier le code]