Tarentule

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Une tarentule et ses bébés.

Le mot tarentule désigne une araignée mythique de la province de Tarente en Italie, ou bien l'araignée Lycosa tarantula également originaire de cette région d'Italie.

Tarentule et tarentelle[modifier | modifier le code]

La Tarentule était supposée plonger sa victime dans un profond état de léthargie qui conduisait à la mort : le tarentisme ou tarentulisme. Le seul remède connu était d'organiser des danses très rapides, à laquelle participait tout le village de la victime, afin de dissiper les effets du venin. De là, la célèbre danse de la tarentelle trouve son origine traditionnelle.

Les scientifiques ont étudié la faune de cette région et une seule araignée pourrait être en cause : Lycosa tarantula (Linnaeus 1758) appartenant à la famille des araignées-loups (Lycosidae).

Cette lycose est de grande taille, du moins pour une araignée, mais sa morsure ne paraît pas très dangereuse, juste un peu douloureuse. En tout cas, danser ne constitue certainement pas un remède à sa morsure[1].

On analyse ce mythe aujourd'hui de la façon suivante  : au cours du XVIIe siècle, la religion interdisait la danse et la musique païenne. La construction d'une thérapie de groupe permettait de s'adonner à la fête en contournant les interdits.[réf. nécessaire]

Faux amis[modifier | modifier le code]

Les anglophones nomment tarantula les araignées que les francophones nomment mygale. Souvent, dans des livres de vulgarisation ou des documentaires audiovisuels, on voit le mot tarantula associé au mot de tarentule.

Il existe aussi un genre de geckos : Tarentola, dont une espèce est appelée Tarente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Zvonimir Maretic et Drago Leber,« Lycosa tarentula in fact and fiction », C.R. IVe Congrès international d’Arachnologie (Paris), 1969, p. 260-266.
  • Ernesto de Martino, La Terre du remords, éd. Synthélabo, collection « Les Empêcheurs de penser en rond », Le Plessis-Robinson, 1999, 494 p. (ISBN 2-84324-074-3)
Il s'agit d'une étude classique, entreprise à la fin des années 1960, du phénomène du tarentulisme dans le sud de l'Italie (région de Lecce). Cette recherche est considérée comme l'une des premières études d'ethnopsychiatrie.