Un tramway nommé Désir (film)

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Un tramway nommé Désir
Description de cette image, également commentée ci-après

Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter et Karl Malden

Titre original A Streetcar Named Desire
Réalisation Elia Kazan
Scénario Tennessee Williams (version originale)
Oscar Saul (adaptation)
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre mélodrame
Durée 122 min (version censurée)
125 min (version intégrale)
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

A Streetcar Named Desire (1951).jpg
Vivien Leigh.
Marlon Brando.

Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) est un film américain sorti le , réalisé par Elia Kazan. Avant d'être un film, Un tramway nommé Désir a été tout d'abord une pièce de théâtre écrite par Tennessee Williams. Le film gagna quatre Oscars en 1952 dont celui de la meilleure actrice pour Vivien Leigh.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après une séparation difficile, Blanche DuBois (Vivien Leigh) vient rejoindre sa sœur, Stella (Kim Hunter) à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley (Marlon Brando), ouvrier d'origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n'apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-sœur.

Commentaires[modifier | modifier le code]

C'est un film mythique qui annonce l'irruption des pulsions sexuelles dans l'univers cinématographique hollywoodien jusque-là très feutré. Les clairs obscurs expressifs et pathétiques de Kazan isolent les corps et les sentiments dans un appartement d'un ancien hôtel délabré. Marlon Brando, en symbole sexuel virilisé, s'oppose à une superbe Vivien Leigh sensuelle et éthérée qui sombre inexorablement dans la folie.

Ce film annonce la naissance officielle du style Actors Studio au cinéma.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Pour éviter une condamnation de la Ligue pour la vertu (Legion of Decency), le studio Warner Bros. ordonna au monteur de réaliser un total de 12 coupes (soit environ 4 minutes de film), sans tenir le réalisateur au courant (Elia Kazan n'avait pas les droits de final cut à l'époque). Les morceaux coupés ont été retrouvés en 1989 et réintégrés au film. Warner Bros a ressorti le film dans son intégralité en 1993.

La trame du film est reprise dans Blue Jasmine de Woody Allen (2013)[1].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le film reçut douze nominations et remporta quatre Oscars :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Morain, « "Blue Jasmine" : le conte noir de Woody », 24 septembre 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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