Jacques Vallet

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Jacques Vallet
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Jacques Vallet, Jacques-André Bertrand et Odile Conseil (de gauche à droite) lors de l'enregistrement de l'émission Des Papous dans la tête à la Cité des sciences en 2012.
Naissance (78 ans)
Stenay (Meuse)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Jacques Vallet est un écrivain français, né à Stenay (Meuse) le 16 février 1939.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auteur de romans, nouvelles, poèmes, Jacques Vallet est aussi journaliste, critique littéraire et de théâtre. Il a également écrit des ouvrages sur des peintres de sa génération, et leur a consacré de nombreux articles. Il a participé à la série « Le Poulpe », avec un roman, L’amour tarde à Dijon, adapté également en bande dessinée.

Il est le fils d’un horticulteur, Jean Vallet (1899 - 1979), et d’Andrée Clarac (1905 - 1979) originaire de la Martinique. Après quelques années dans l’enseignement, il se consacre au journalisme. Il travaille dans différents journaux, notamment Val-de-Marne Industries (1968 - 1984), Libération (1986 - 1991). Puis critique littéraire aux Inrockuptibles (1995 - 1998).

À vingt ans, il participe à la création d’une compagnie de théâtre à Avignon avec Hubert Jappelle. Expérience qu’il renouvelle à Paris avec Yann Le Bonniec.

À son arrivée à Paris, dans les années 1960, il publie un premier recueil de poèmes (Les Chiens de la nuit) et participe à la revue de poésie Strophes avec Philippe Ferrand, Daniel Abadie, Daniel Templon.

Voyages au Moyen-Orient, au Japon.

En 1977, il crée et anime la revue Le Fou parle qui réunit jusqu’en 1984, au long de trente numéros, plus de six cents artistes graphiques et écrivains, dont Georges Perec, Rezvani, Philippe Soupault, François Bott, Jean-Luc Hennig, Roland Jaccard, André Laude, André Rollin, Gilbert Lascault, Roland Topor, Jean-Pierre Desclozeaux, Kerleroux, Roman Cieslewicz, Olivier O. Olivier, André François, Lise Le Cœur, Denis Pouppeville etc. Pendant trois ans, Jacques Vallet anime, avec le peintre Christian Zeimert, une émission artistique sur Radio libertaire. Il collabore également au Monde libertaire.

Il reçoit en 1979 le Grand Prix de l’Humour noir pour Le Fou parle[1],[2],[3]

Avec d’autres artistes et écrivains, comme Henri Cueco, Gérard Mordillat, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Lucas Fournier, Patrice Delbourg ou Jean-Bernard Pouy, il participe depuis 1992 à l’émission fondée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard sur France Culture Des Papous dans la tête.

Depuis 2012, Jacques Vallet est chroniqueur de théâtre au Canard enchaîné.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Chiens de la nuit, poèmes, 1964, Paris
  • Voici l’hiver, poèmes, 1975, Paris 
  • La création de “L’Homme”. Rencontres avec Arslan, essai dialogué, 1990 (Artures)
  • Du côté de “L’Homme”. Nouvelles rencontres avec Arslan, essai dialogué, 1995 (Artures)
  • L’amour tarde à Dijon, 1997, Baleine (Le Poulpe n°44). Mis en BD par Nicolas Moog, 2008 (6 pieds sous

terre)

  • Pas touche à Desdouches, 1997 (Zulma)
  • La Trace, roman, 1998 (Zulma)
  • La vache folle parle, poème, 2000 (Les ateliers du Tayrac)
  • Michel Parré: Peinture Injure, entretiens, 2000 (Carte Blanche)
  • Une coquille dans le placard, roman, 2000 (Zulma)
  • Monsieur Chrysanthème, roman, 2001 (Zulma)
  • Sam suffit, roman, 2001, (Pierre de Gondol, Baleine)
  • Ablibabli, roman, 2003 (Zulma)
  • Les Animaux de Furetière (Terre), présentation et choix, 2003 (Zulma)
  • Les Animaux de Furetière (Air et Eau), présentation et choix, 2003 (Zulma)
  • L’Endormeuse, roman, avril 2007 (Le cherche midi)

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Jamais et Rien, poèmes d’Elias Petropoulos, traduction avec Mary Koukoulès, 2004 (Nefeli)
  • Après, poèmes d’Elias Petropoulos, traduction avec Mary Koukoulès, 2004 (Nefeli)

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Zwy Milshtein par Caroline Benzaria, interventions, 1989 (Marval)
  • Daniel Vassart (1935-1989). Le Rouge et le Bleu, monographie, 1990 (Éditions du Cornilhac)
  • Villefranche, ville noire, nouvelles, 1997 (Zulma)
  • Alice au pluriel, nouvelles, 1998 Fleuve Noir)
  • Les Romans et les Jours, 1999 (Zulma)
  • Ballade de A à Z, nouvelles, 1999 (Éditions de l’Armançon)
  • Les 7 Familles du polar, nouvelles, 2000 (Baleine)
  • 13 nouvelles pour un autre futur, 2000 (CNT)
  • Noir comme Eros, nouvelles, 2000 (La bartavelle noire)
  • L’Agenda du Polar, nouvelles, 2001 (Éditions Stylus)
  • Ne pas ouvrir avant l’arrêt du train, nouvelles, 2001 (Ligne noire)
  • Des Papous dans la tête, Les Décraqués, l’anthologie, 2004 (Gallimard)
  • Le Geste et la parole des métiers d’art, 2004 (Le cherche midi)
  • Et pourtant ils existent, Le Monde libertaire a 50 ans, 2004 (Le cherche midi)
  • Topor, l’homme élégant, 2004 (Humoir)
  • Topor traits de Daniel Colagrossi, 2007 (Scali)
  • Le Dictionnaire des Papous dans la tête, 2007 (Gallimard)
  • Anita Huyghe, Les petites filles rebelles, entretien, 2009 (Jean Hurlot)
  • François Tosquelles et la décence ordinaire, journée de rencontre, 2013 (Institutions)
  • 36 facéties pour des Papous dans la tête, 2014 (Carnets nord)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LE FOU Parle... et il parle bien. C’est-à-dire : clairement et violemment, avec simplicité et dureté. Contre toutes les prisons, idéologiques et sociales, contre tous les murs de pierre froide, contre toutes les barrières, muselières, menottes. LE FOU crie et se débat. Dans une revue riche, belle, parfaitement présentée. » Jérôme Garcin, Les Nouvelles littéraires, 16 mars 1978
  2. « La revue porte bien son nom. Il faut être assez fou, en effet, pour créer une revue folle de textes, d’art, de dessins, de révolte et de liberté, le tout sans aucune étiquette précise, sans préambules explicatifs. » Jacques Sternberg, Magazine littéraire, avril 1978.
  3. « On a le sentiment de respirer. Même quand ce qui nous est dit ou montré paraît plutôt oppressant. Mais à travers, l’air vif circule, un vent se lève. Revue d’art et d’humeur: c’est un programme. L’art en tant qu’aventure, prise de conscience, libération ; l’humeur, parce qu’il faut que ça sorte... Il arrive aussi que LE FOU vous parle d’une voix familière qui est, par surcroît, celle de la sagesse. » Yves Florenne, Le Monde, 21 février 1979.

Liens externes[modifier | modifier le code]