Jametz

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Jametz
La rue principale et l'église Saint-Pierre-ès-Liens.
La rue principale et l'église Saint-Pierre-ès-Liens.
Blason de Jametz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montmédy
Maire
Mandat
Norbert Lambert
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55255
Démographie
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 52″ nord, 5° 22′ 56″ est
Altitude 199 m (min. : 187 m) (max. : 281 m)
Superficie 17,44 km2
Localisation

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Jametz

Jametz est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. Jametz fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Petite commune qui est située entre Montmédy et Verdun.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Remoiville Bazeilles-sur-Othain Rose des vents
Remoiville N Flassigny
O    Jametz    E
S
Bréhéville Vittarville Remoiville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemmatium (1076) ; Gerimacum (1086) ; Gemmacum (1086) ; Allodium de Jamars (XIe siècle) ; Jamais (1163 et 1240) ; Jamas (1220) ; Jamai (1220) ; Jamaix (1233) ; Gemmas, Jemmas, Jamaz (XIIIe siècle) ; Jamatz (1333) ; Jaymais, Gemmacium, Genniacum (1549) ; Jamets (1568, 1597 et 1712) ; Jamects (1568) ; Iametz (1588) ; Iamets (1700)

; Jametz (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les mottes de la citadelle.

Les premières traces connues d’occupation humaine retrouvées dans la commune remontent à la période gallo-romaine, où son nom est Gemmatium. Anciennement Jametz était fief à l'évêché de Verdun. Il fit ensuite partie du Barrois, puis devint chef-lieu d'un comté ressortissant à la principauté de Sedan de 1449 à 1598. Il passa successivement aux duchés de Champagne, de Bar, de Luxembourg et de Lorraine, puis au Clermontois et à la France par échange de 1784.

La ville, protestante et appartenant à la principauté de Sedan, subit un long siège en 1588-1589 des troupes de la Ligue (dernière guerre de religion). C’est l’ingénieur militaire Errard de Bar-le-Duc qui la défend jusqu’à la capitulation du 24 juillet 1589.

Le vieux château-fort médiéval avait été aménagé pour un nouveau style de guerre où l’artillerie et la mousqueterie avaient des rôles importants à jouer : Jean Errard avait fait raser les tours à la hauteur du rempart, y improvisant des bastions (plates-formes conçues pour une défense efficace par les arquebuses et les canons), et murer toutes les portes (sauf celle qui regardait Jametz au nord-est) pour renforcer les remparts. Le château avait la forme d’un quadrilatère irrégulier flanqué d’énormes tours tronquées à chaque angle, avec un donjon central, devenu le logement du gouverneur, abritant armes et munitions, véritable citadelle avec tours et douves. Toute la forteresse baignait dans les eaux de la Loison détournée, inondant de vastes fossés entourant ses murailles. Ses remparts, murs et courtines étaient renforcés de tours et bastions (bastion de la Grille, bastion de la Cloche) adaptés aux nouvelles tactiques, avec des demi-lunes et ces tout récents boulevards élevés en terre de la Porte, du Robin et de Brutz, qui amélioraient considérablement la défense. La toute petite ville, très médiocre place-forte mal remparée, s’étirait le long de la rivière, qui la protégeait dans sa partie basse, et se retranchait derrière de larges et profonds fossés extérieurs, encore visibles aujourd’hui, surtout du côté de Remoiville, surmontés des boulevards de la Garenne, du Hazart et de la Lampe... Il n’est donc pas étonnant, qu’avec tant de nouveaux boulevards, ce foyer de Huguenots ait mérité parfois l’appellation de "Boulevard du Protestantisme" et qu’ainsi modernisée -et galvanisée par d’audacieuses sorties et d’incessants et foudroyants coups de mains de défenseurs déterminés- Jametz ait soutenu, du 19 janvier 1588 au 29 juillet 1589, un long siège d’un an et demi !

Les fortifications du village de Jametz furent mises en ruines en 1588. Le château fut démantelé en 1673.
La prévoté de Jametz était composée des localités suivantes : Cierges, la Forêt, la Grange-aux-Bois, Jametz, le Jay, Montaubé, Proiville-lez-Dun, les Roises, Romagne-sous-les-Côtes. En 1790 Jametz devint chef-lieu de l'un des cantons dépendant du district de Stenay.

Ceux qui vivent dans cette petite commune située au nord-est de la France, proche de la frontière avec la Belgique, s'occupent principalement de l'élevage de bétail, la fabrication de fromages, l'artisanat en bois et cueros dès le XVe siècle. Anciennement, plusieurs de ses habitants avec l'intention de faire reconnaissable le peuple et les produits, ont choisi de porter comme nom de famille le nom de cette petite localité (certains avec variations comme Jamet ou Jamett) qui orgueilleusement toujours maintient vivantes ses coutumes et traditions locales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 septembre 2006 Régis Aubry    
septembre 2006 en cours Norbert Lambert    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en diminution de -1,16 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776 788 802 879 951 924 858 854 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
755 782 811 786 736 646 578 565 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 422 433 375 348 306 318 267 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
345 277 300 298 241 243 255 258 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-ès-Liens, construite en 1803.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Mont au cimetière, construite en 1560.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Prairie, construite en 1913.
  • Vestiges de la citadelle vers XVe siècle, entourée de murailles en 1543, détruite en 1673.
  • L'ancien lavoir.

Jametz et le cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film Flyboys, Jametz est citée comme cible de l'Escadrille La Fayette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]