Sivry-sur-Meuse

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Sivry-sur-Meuse
Sivry-sur-Meuse
Le village.
Blason de Sivry-sur-Meuse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Stenay et du Val Dunois
Maire
Mandat
Claude Vénante
2020-2026
Code postal 55110
Code commune 55490
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2018 en diminution de 15,62 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 22″ nord, 5° 16′ 09″ est
Altitude Min. 177 m
Max. 376 m
Superficie 22,24 km2
Élections
Départementales Canton de Clermont-en-Argonne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sivry-sur-Meuse

Sivry-sur-Meuse est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sivry-sur-Meuse, village sur le ruisseau de Sivry, à 10 km à l'est de Montfaucon, est formée de Sivry-le-Grand, Sivry-le-Petit et du hameau de Soutry ou Soutreville.

Panorama

Les communes limitrophes sont[1] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évolution du nom du village au cours du temps[2] :

  • 973 : Superiacus-Major, Superiacus-Minor, (charte. de l'évêque. Wilgfride), (confirmé par l'empereur Otton)
  • 984 : (carte. de Saint-Paul)
  • 1049 : (bulle de Léon IX)
  • 1127 : (carte. de la cathédrale) Superiacus-Major
  • 1139, 1180 : Superiacum, Superiacum-Magnum, XIIe siècle
  • 1230 : Syveriacum
  • 1249 : Syvrei, Siverey
  • 1250 : Syverei-le-Grant, Syverei-la-Ville
  • 1250 : Syvereium-Magnum
  • 1262, 1271 : Syverey
  • 1269 : Au ban d'Axei de leis Syverei-sor-Muese
  • 1269, 1270, 1284 : Syverei-sor-Mueze
  • 1357 : Xivereyum-super-Mosa, (charte. de l'emp. CharlesIV)
  • 1549 : Sivery, Sivery-sus-Meuse, (Wassebourg)
  • 1601 : Sivry-sur-Mouse, (hôtel de ville de Verdun, A. 57)
  • 1642 : Sivreyum-super-Mozam, (Mâchon)
  • 1723 : Sivray-sur-Meuze, (carte. de Saint-Hippolyte, A. 3)
  • 1738 : Civriacum-supra-Mosam, Civry-sur-Meuse, (pouillé)
  • 1756 : Xivray ou Xivry-sur-Meuse (D. Calmet, notice.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est mentionné dans les anciennes chartes des évêques de Verdun au Xe siècle. En 1024, Heimon, évêque de Verdun, donne la terre de Sivry au chapitre de la cathédrale pour en augmenter les revenus. La bulle du pape Léon IX en 1049, énumère, parmi les biens de la cathédrale, Sivry avec son église, ses bois, etc.

Avant 1790, Verdunois, terre du chapitre, chef-lieu de prév. cout. baill. et présid. de Verdun, ancienne justice des chanoines de la cathéd. parlement de Metz ; les chanoines de la cathéd. en sont seuls seigneurs. - Dioc. de Verdun, archid. de la Princerie, doy. de Chaumont.

La prév. de Sivry-sur-Meuse comprenait les localités dont les noms suivent : Belleville, la Bergerie, Bréhéville, Consenvoye, Fontaines, Haraumont, Haumont-près-Samogneux, (partie avec Charny), Liny-devant-Dun, Monnemont-Ruiné, La Roche, Sivry-sur-Meuse.

Sivry reçoit sa charte d'affranchissement en l'an 1578, du chapitre de l'église cathédrale de Notre-Dame de Verdun.

En 1790, lors de l'organisation du département, Sivry-sur-Meuse devient chef-lieu de l'un des cantons dépendant du district de Verdun ; ce canton est composé des municipalités suivantes : Brabant-sur-Meuse, Consenvoye, Dannevoux, Drillancourt, Forges, Gercourt, Haumont-près-samogneux, Sivry-sur-Meuse. Sivry reste chef-lieu de canton jusqu'en 1801.

source : pouillé du diocèse de Verdun commencé par l'abbé N. Robinet, continué par l'abbé J.B.A. Gillant, curé d'Auzéville. Tome IV 1910

Sivry-sur-Meuse est particulièrement marqué par la guerre de 1914-1918. La plupart des habitants quittent le village les 24 et . Les Allemands investissent le village le . Parmi les habitants restés sur place, les hommes de 18 à 55 ans sont envoyés au camp de Grafenwöhr. Les autres habitants sont refoulés vers le nord. Les Allemands ne gardent que quelques femmes pour laver leur linge, jusqu'à la bataille de Verdun en .

Presque toutes les maisons du villages sont détruites pendant la bataille de Verdun. L'église a encore ses deux clochers debout mais très fragilisés, ils doivent être complètement reconstruits. Après la guerre, les premiers habitants reviennent le pour se rendre compte des dégâts, mais c'est seulement en que les réfugiés commencent à rentrer définitivement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Liste des maires[3][modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
23 avril 1947 16 octobre 1975 Pierre Pinton    
29 novembre 1975 21 septembre 1981 Charles Receveur    
19 novembre 1981 mars 1983 Marc Poissenot    
18 mars 1983 juin 1995 Yves Pinton    
23 juin 1995 mars 2008 Daniel Champion    
avril 2008 mai 2020 Albert Decarvalho    
mai 2020 En cours Claude Venante [4]   Ancien employé
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2018, la commune comptait 335 habitants[Note 1], en diminution de 15,62 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9129661 0711 0161 0521 0461 0181 0621 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0341 0131 008912918879836819745
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719744730569626605534516510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
478490425387358343361385341
2018 - - - - - - - -
335--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque 1er dimanche de juin se déroule la fête de l'escargot.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église de Sivry. La Présentation : vitrail composé et exécuté par Georges Janin, maître-verrier à Nancy.
  • L'église Saint-Rémi XVIIIe siècle.
  • La chapelle Saint-Pantaléon.
    Cette chapelle se situe à 306 mètres d'altitude. Saint Pantaléon aurait été le médecin d'un empereur romain. Avec saint Luc, il est patron des médecins. Il fut décapité en 303.
    Le , Claudius Berry, lieutenant au 2e RIC est gravement blessé à proximité de la chapelle. Il fait alors le vœu de la restaurer s'il survit à ses blessures. Ce qu'il fit une fois guéri, la chapelle restaurée a reçu la bénédiction le . Ce monument a été à nouveau restauré en .

Monument américain de Sillon-fontaine[modifier | modifier le code]

1928, route de Réville aux bois, Borne de Cornouiller. Ce monument, érigé à l'initiative du capitaine Carl E. Glock de Pittsburgh, est l'œuvre de l'architecte Marcel Delangle et de l'entreprise Large. Cette construction est érigée en souvenir des officiers et des soldats du 316e régiment de la 79e division américaine morts en 1918 dans le secteur de Verdun. L'une des faces du monument relate l'histoire du régiment, depuis son organisation au camp de Meade, dans l'état du Maryland, aux États-Unis, le , jusqu'à sa démobilisation, le . En outre les noms de Montfaucon-d'Argonne, de Troyon et de Grande-Montagne sont gravés sur les faces du socle du monument. Le 316e a perdu 78 officiers et 3 128 soldats.

Fontaine-lavoir[modifier | modifier le code]

1842. Cette imposante bâtisse présente encore l'inscription, devenue rare : "Lavoir public". Les façades ouest et est sont percées de quatre fenêtres en plein cintre et possèdent également une porte dont la partie supérieure est cintrée.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

1925. Architecte : Eugène Chifflot. Sculpteur : Henri Bouchard. L'architecte Eugène Chifflot, né en 1872, et le sculpteur Henri Bouchard, 1875-1960, tous deux Prix de Rome, réalisent ensemble ce monument aux morts, dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale. La femme en haut-relief est une veuve de guerre. Très digne, elle porte une longue robe, aux plis et au drapé géométrique, typique des représentations de l'époque. Ce monument a été restauré en en même temps que le monument dédié aux Allemands.

Accrobranche « Foret'Vasion »[modifier | modifier le code]

Ce parcours acrobatique en hauteur créé en 2010 procure des sensations fortes. Il est situé au croisement de Sivry-sur-Meuse - Vilosnes - Haraumont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Poncelet, né à Sivry-sur-Meuse le , devint préfet apostolique de l'île Bourbon (aujourd'hui île de La Réunion) de 1835 à 1850. Il mourut en 1850, au large du Portugal, sur le bateau qui le ramenait de l'île Bourbon.
  • Henri Adeline, général et résistant français (1898-1971) y est inhumé.
  • L'actrice Nathalie Baye a une partie de sa famille originaire de Sivry-sur-Meuse. Son grand-père Ernest Félix Charles Baye y est né à le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sivry-sur-Meuse Blason
Les armoiries de Sivry-sur-Meuse se blasonnent ainsi :

D'azur à la fasce ondée d'or, accompagnée en chef de l'église du lieu flanquée de deux clochers, en pointe, à dextre d'un chardon et à senestre d'une colombe tenant dans son bec un rameau d'olivier, les trois d’argent.
Détails
Création Dominique Larcher, Robert André Louis et Dominique Lacorde. Adopté le 24 novembre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meuse comprenant les noms de lieu anciens et modernes rédigé sous les auspices de la société philomatique de Verdun par M. Félix Liénard 1872 (page 224) [lire en ligne]
  3. Liste des maires jusqu'en 1902: registres d'état civil visibles sur le site des archives départementales de la Meuse.
  4. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.