Chareil-Cintrat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chareil-Cintrat
Vestige de l'église Saint-Blaise de Chareil.
Vestige de l'église Saint-Blaise de Chareil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Gannat
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Maire
Mandat
Marc Dandolo
2014-2020
Code postal 03140
Code commune 03059
Démographie
Population
municipale
362 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 03″ nord, 3° 13′ 16″ est
Altitude Min. 241 m – Max. 342 m
Superficie 12,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte administrative de l'Allier
City locator 14.svg
Chareil-Cintrat

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte topographique de l'Allier
City locator 14.svg
Chareil-Cintrat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chareil-Cintrat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chareil-Cintrat

Chareil-Cintrat est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Chareil-Cintrat est situé dans la zone viticole de Saint-Pourçain, au centre-sud du département de l'Allier[1], à 6,8 km au sud-ouest de Saint-Pourçain-sur-Sioule[2], à 6,2 km de l'ancien chef-lieu du canton Chantelle[3], à 18,6 km au nord du bureau centralisateur du canton Gannat[4]. Toutefois, elle est plus proche de Vichy (21,9 km)[5] que du chef-lieu du département Moulins (34,4 km)[6]. Toutes ces distances s'entendent à vol d'oiseau.

Ses communes limitrophes sont[7] :

Communes limitrophes de Chareil-Cintrat
Cesset Montord Saint-Pourçain-sur-Sioule
Fleuriel Chareil-Cintrat Bayet
Fourilles Étroussat

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Bouble, affluent de la Sioule. Le Boublon se jette dans la Bouble, en rive droite, sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 987 traverse la commune du nord (Saint-Pourçain-sur-Sioule) vers l'ouest (Chantelle). Au nord, la RD 115 se dirige vers Montord (il existe aussi une RD 115b) ; elle devient la RD 219 au croisement avec cette ancienne route nationale. Enfin, la RD 35 longe au sud-est la frontière avec Bayet, puis avec Étroussat[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Une station est ouverte le 1 mai 1950 à 280 m d'altitude 46,27528, 3,22722[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Chareil-Cintrat résulte de la fusion en 1830 de deux paroisses existant avant la Révolution et devenues deux communes distinctes : Chareil et Cintrat. Le bourg principal (où se trouvent la mairie et l'église) est au village de Chareil. Avant 1789, ces paroisses faisaient partie de l'ancienne province d'Auvergne[9].

Le village actuel de Chareil est situé sur un plateau dominant le site du château et de l'ancienne église Saint-Blaise. L'occupation de ce dernier site est attestée au moins depuis l'époque gallo-romaine et a été favorisée par l'existence à cet endroit d'une source abondante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire sortant a été réélu en 2014. Deux adjoints ont été élus[10].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jean-Baptiste Gaulmin Rad. Conseiller général du canton de Chantelle (1945-1960)
Viticulteur
         
mars 2001 en cours Marc Dandolo[11] DVD Agriculteur retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 362 habitants, en augmentation de 6,16 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
598 541 601 694 839 874 889 892 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 878 885 865 833 799 758 767 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
730 756 747 689 662 626 569 549 507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
445 479 378 316 311 317 335 355 362
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chareil-Cintrat dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique, située au bourg[16].

Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens se rendent à Bellenaves[17]. Les lycéens fréquentent le lycée de Saint-Pourçain-sur-Sioule[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Chareil-Cintrat avec à droite le conservatoire de la vigne
Entrée du château de La Rivière.
  • Château du Bas-Chareil ou château de Chareil-Cintrat, édifié au XVIe siècle. Son décor intérieur sculpté est marqué par le style de la seconde Renaissance française. Les salles sont ornées de peinture murales des années 1560-1570. Inspirées de l'Antique, elles représentent des thèmes mythologiques et astrologiques. Le château de Chareil-Cintrat a été classé au titre des monuments historiques en 1958[19], année de son acquisition par l'État. Il est actuellement géré par le Centre des monuments nationaux.
  • Le Conservatoire de la vigne et du vin, établi à proximité immédiate du château, réunit sur une étendue de deux hectares les anciens cépages traditionnellement cultivés dans le vignoble de Saint-Pourçain. L'objectif est de conserver et de faire connaître les savoir-faire liés à la culture de ces anciens cépages. Les cépages représentés sont, pour le blanc : aligoté, chardonnay, melon, meslier, romorantin, pinot blanc, pinot gris, saint-françois, saint-pierre doré, sauvignon, tressallier ; pour le rouge : fréau, gamay beaujolais et lyonnais, pinot noir. Visite ouverte toute l'année.
  • Ancienne église Saint-Blaise, située près de l'entrée du château ; Première église de Chareil, d'époque romane, construite au début du XIe siècle, il n'en reste que la nef, le transept et le caquetoire ; le clocher et le chœur ont été détruits. Elle a été classé au titre des Monuments historiques en 1981.
  • Château de Blanzat, sur la rive gauche de la Bouble, au sud de la commune, près de la limite avec la commune voisine de Fourilles.
  • Château de La Rivière, sur la rive droite de la Bouble, en aval de Blanzat.
  • Château d'Artanges, sur le plateau, près de l'actuel bourg de Chareil.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Morin, écuyer, seigneur de Chareil, contrôleur ordinaire des guerres. Il s'enrichit lors des guerres d'Italie et découvrit de l'autre côté des Alpes l'art de la renaissance italienne, dont il s'inspira quand il fit reconstruire et décorer le château.
  • Pierre Hippolyte Raynaud (1795-1876), né à Chareil-Cintrat, où son père, Claude Raynaud (qui fut maire de la commune sous le Consulat et l'Empire), possédait le château de Blanzat. Avocat, il fut député de l'Allier (1830-1834 et 1839-1842) et président du Conseil général du département.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Chareil-Cintrat.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Grégoire, Le Canton de Chantelle, 1910 ; réimpr. sous le titre Chantelle (et ses environs), coll. « Monographies des villes et villages de France » (Micberth), Paris, Res Universis, 1990, p. 103-152 (ISBN 2-87760-259-1)

Articles connxes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Chareil-Cintrat », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  2. « Orthodromie entre Chareil-Cintrat et Saint-Pourçain-sur-Sioule », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  3. « Orthodromie entre Chareil-Cintrat et Chantelle », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  4. « Orthodromie entre Chareil-Cintrat et Gannat », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  5. « Orthodromie entre Chareil-Cintrat et Vichy », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  6. « Orthodromie entre Chareil-Cintrat et Moulins », sur Lion 1906 (consulté le 12 novembre 2015).
  7. a et b Carte de Chareil-Cintrat sur Géoportail.
  8. [PDF] Fiche du poste 03059001, contenant les données publiques de la station Météo-France, éditée le 13 février 2015
  9. Robert de Vaugondy, Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne, 1753.
  10. « Marc Dandolo est réélu maire », La Montagne,‎ , p. 22.
  11. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « École élémentaire publique », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 12 novembre 2015).
  17. « Sectorisation des collèges du département de l'Allier » [PDF], sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand, Inspection académique de l'Allier, (consulté le 12 novembre 2015).
  18. « Sectorisation des lycées - 2GT - Allier » [PDF], sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand, Inspection académique de l'Allier, (consulté le 12 novembre 2015).
  19. Notice no PA00093043, base Mérimée, ministère français de la Culture