Saint-Amans-des-Cots

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Saint-Amans-des-Cots
Image illustrative de l'article Saint-Amans-des-Cots
Blason de Saint-Amans-des-Cots
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Arrondissement de Rodez
Canton Aubrac et Carladez
Intercommunalité Communauté de communes Aubrac et Carladez
Maire
Mandat
René Delmas
2014-2020
Code postal 12460
Code commune 12209
Démographie
Population
municipale
754 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ nord, 2° 40′ est
Altitude Min. 355 m – Max. 882 m
Superficie 41,51 km2
Localisation

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Saint-Amans-des-Cots

Saint-Amans-des-Cots (Sant Amanç en occitan) est une commune française du Pays Haut Rouergue (approuvé par arrêté le 11 août 2004) située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie. Ses habitants et habitantes se nomment les Viadénois et Viadénoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de cette commune, traversée par la Selves, matérialise une fraction centre-sud du Massif central sur le plateau de la Viadène

Map commune FR insee code 12209.png

La Selves, longue de 44 km, prend sa source dans l'Aveyron sur le revers ouest plateau de l'Aubrac à 1 330 mètres d'altitude, affluent de la Truyère (rive gauche) dans le lac du barrage de Couesque. Le barrage-réservoir de Maury, au confluent de la Selves et du Selvet, alimente l'usine de Lardit, sur la Truyère. La centrale EDF, du type « lac », a un réservoir d'une capacité utile de 35,12 millions de mètres cubes. La puissance installée est de 45 080 kW et la production moyenne annuelle de 107 millions de kilowatts-heures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois appelé Saint-Amans-des-Cops, le village fut entièrement détruit en 1625[Comment ?].

Château du Batut, XVIIIe siècle. Ruines du château de Thénières

Église de Saint-Amans XVe/XVIe en granit : porte romane, clocher-peigne à cinq cloches XVIIe et XVIIIe ; retable 1626, inscription 1507, mobilier provenant de l'église disparue de Cassou (dont une statue de saint Mamert XVIIIe) ; souterrain-refuge ; oratoire à la sortie du bourg.

Église romane de Saint-Juéry : nef gothique ; armes des d'Estaing au linteau du presbytère.

Église de Toulouch qui dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu ; souterrain-refuge.

Oratoire des Molèdes

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours René Delmas[1] DVD Architecte - Ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 754 habitants, en diminution de -2,71 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
746 1 304 1 207 1 098 1 304 1 331 1 343 1 389 1 320
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 321 1 234 1 278 1 196 1 187 1 227 1 209 1 186 1 234
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 207 1 215 1 231 1 174 1 180 1 148 1 445 1 070 1 102
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
1 020 931 992 859 771 773 760 754 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur les contreforts de l'Aubrac, au bord des gorges de la Truyère et de la vallée du Lot, le canton de Saint-Amans-des-Cots offre un paysage aux multiples visages.Le village possède un terrain de vélo avec nombreuses bosses pour les débutant comme pour les pros.

Le plateau de la Viadène[modifier | modifier le code]

Le plateau de la Viadène culmine entre 700 et 900 mètres et offre de vastes pâturages où l'élevage bovin prédomine. En quelques kilomètres, le paysage se modifie pour donner une vue d'ensemble de plus en plus pittoresque, l'altitude passant rapidement de 600 à 200 mètres. On rejoint ainsi le Pays des Côtes, dit « Pays Coustoubi », où croissent châtaigniers, vignes et arbres fruitiers.

La dixième voie romaine[modifier | modifier le code]

Selon les linguistes, le mot « Viadène » est composé de la racine « via » signifiant « route » et du suffixe « dene » se traduisant par « dixième ». Il s'agit semblablement d'une voie romaine avec routes empierrées et ponts romains, devenue chemin de St Jacques de Compostelle - reliant le Puy en Velay à la Galice - avec croix et ponts « romieu » (« pèlerin » en occitan). Nous retrouvons les traces d'une voie romaine du côté de Bez-Bédène et Campouriez.

Les églises et leur clocher-peigne[modifier | modifier le code]

L'église de saint-Amans-des-Cots.

Une influence architecturale que l'on doit aux Bénédictins. Ces moines qui avant de se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle ont mis en valeur les lieux, développé l'agriculture et diffusé grâce aux compagnons le style des abbayes cisterciennes à l'image de Cîteaux ou Cluny.

Les sites naturels[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites naturels donnent un attrait supplémentaire à la région. De nombreux points de vue offrent un panorama exceptionnel aux promeneurs, tels que le Puy de Montabès (ancien oppidum), le château de Thénières du XIIe siècle, le Pic du Castel à Montézic…

Non loin de là, se dessine la presqu'île de Bez-Bédène, un village bâti sur un éperon rocheux, qui a gardé son aspect à la fois sauvage et pittoresque. En bordure des Gorges de la Truyère, le site du Saut du Chien, une cascade d'eau et de granit et un canyon unique en Aveyron constituent un point de visite intéressant.

Lacs et rivières[modifier | modifier le code]

Le lac du Maury.

L'économie traditionnelle se traduit depuis des temps immémoriaux par l'usage de l'eau. Foulons, scieries, forges et moulins fonctionnaient grâce à son énergie. Aujourd'hui l'aménagement des cours d'eau permet de produire de l'électricité, tout en s'intégrant au paysage et en favorisant le développement touristique, avec la création de nombreux lacs et plans d'eau. Ce mariage réussi a donc permis la création de trois bases nautiques qui permettent de faire une grande variété d'activités allant des plus reposantes aux plus sportives.

La pêche, qui autrefois se révélait nécessaire aux habitants de la région, a aujourd'hui une toute autre destination, celle du loisir et de la détente…

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Le plateau de la Viadène offre de vastes pâturages où l'élevage bovin prédomine. Il compte parmi ses plus beaux atouts, une race, la race Aubrac, des vaches allaitantes reconnues pour leur rusticité, facilité de vêlage et aptitudes maternelles. Qualités de la race et organisations des hommes (associations, groupement, Herd-Book…) avec à la clé, la sélection des animaux font de l'élevage la première activité économique du plateau.

En quelques kilomètres, la Viadène se décline en coteaux jusqu'au Lot, c'est le « pays des Coustoubis » : des pentes sur lesquelles croissent vignes et arbres fruitiers, châtaigniers et produits mâraichers.

Surplombant la rivière, le vignoble bien que modeste - à peine quelque 9,5 hectares de vignes - donne un bon vin de pays. Un délicieux nectar dont les cépages parlent la langue d'Oc, ils s'appellent Mansois et Négret de Banhars.

Traditions (miladiou)[modifier | modifier le code]

Les quilles de huit[modifier | modifier le code]

Le sport de quilles de huit est une évolution des anciens jeux à 9 quilles. C'est dans la région d'Espalion que les joueurs avaient pris l'habitude de "prendre quille", c’est-à-dire de prendre une des 9 quilles debout pour la frapper avec la boule. Le jeu se répandit simultanément dans le département et à Paris où il contribua à renforcer l'identité rouergate. C'est d'ailleurs aux sociétaires de la section sportive de la Solidarité Aveyronnaise de Paris que nous devons les bases de l'actuel règlement, rédigées le 6 juin 1912. Pendant plusieurs décades, la rivalité fraternelle entre Rouergats restés au pays et « Parisiens » demeura le vecteur du développement des Quilles de huit dans le temps et dans l'espace. Après avoir acquis leur rang parmi les sports officiels en entrant à la Fédération Française des Sports de Quilles en 1957, celles-ci sont devenues aujourd'hui incontournables, phénomène à la fois identitaire et sportif.

En juillet et août, on peut découvrir ce jeu tous les vendredis, à 21 heures, à St Amans des Côts, à Campouriez, à Florentin ou à Huparlac.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Des produits locaux que l'on retrouve en magasins ou sur les étals les jours de marché (jeudi). Des marchés hebdomadaires qui font honneur à nos produits et fleurent bon le terroir. De nos origines rustiques résulte une gastronomie riche et variée. Vous dégusterez en cette terre rouergate quelques spécialités telles que charcuterie, tripoux, choux farcis, farçous, aligot, truffade, fromages de pays, fouace…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Roquette, Histoire de Bez-Bédène, Saint-Amans-des-Cots, Association des amis de Bez-Bédène, , 8 p., ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF34766821)
  • A l'ombre du vieux chêne (Éditeur scientifique), Livre souvenir de l'école publique de Saint-Amans-des-Cots, Saint-Amans-des-Cots, Association À l'ombre du vieux chêne, , 217 p., photogr., couv. ill. ; 15 x 21 cm (ISBN 2-9520104-0-4, notice BnF no FRBNF39047154)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Delmas), Sent-Amans : Camporiès, Florentinh, Montasic, Sent-Aforiás, Uparlac / Christian-Pierre Bedel e les estatjants del canton de Sent-Amans, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 310 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-49-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37644267)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]