Huparlac

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Huparlac
Image illustrative de l'article Huparlac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement de Rodez
Canton de Saint-Amans-des-Cots
Intercommunalité Communauté de communes de la Viadène
Maire
Mandat
Jean Chayrigues
2014-2020
Code postal 12460
Code commune 12116
Démographie
Gentilé Huparlacois(e)
Population
municipale
247 hab. (2011)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 53″ N 2° 45′ 46″ E / 44.7147, 2.7628 ()44° 42′ 53″ Nord 2° 45′ 46″ Est / 44.7147, 2.7628 ()  
Altitude Min. 659 m – Max. 950 m
Superficie 25 km2
Localisation

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Huparlac

Huparlac est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Symphorien-de-Thénières Graissac La Terrisse Rose des vents
N Cassuéjouls
O    Huparlac    E
S
Saint-Amans-des-Cots Soulages-Bonneval Laguiole

Site[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de la commune est proche de la Selves, rivière longue de 44 km, prenant sa source dans l'Aveyron sur le revers ouest du plateau de l'Aubrac à 1 330 mètres d'altitude.

Érigé à un carrefour entre trois chefs-lieux de canton (Laguiole, Saint-Amans-des-Cots, Sainte-Geneviève-sur-Argence), cette commune est située à 65 Kilomètres de Rodez.

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans la toponymie du sud de la France, la présence du suffixe -ac (dérivé du gaulois-acos, latinisé -acum) révèle la plupart du temps l'existence d'une villa gallo-romaine (Cf. à Agnac la définition précise du mot latin villa). C'est sans doute le cas ici, malheureusement la seule forme ancienne certaine du nom qui soit parvenue (Uparlac) n'offre aucun indice quant à l'identité du propriétaire.

Cependant, on peut rapprocher le nom d'"Huparlac" de celui d Huplergues, dont le suffixe "ergues" ou "argues" (fréquent en Rouergue, dans l'Hérault et dans le Gard) est très proche du suffixe "ac". Huplergues est situé dans une commune voisine, à 7 km environ d'Huparlac. Ces deux lieux ne se confondent donc pas (contrairement à ce qui est écrit dans le noms de lieux de l'Aveyron de Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak)mais ces toponymes ont peut-être la même origine, désignant des villas gallo-romaines ou wisigothes appartenant à des propriétaires homonymes. Huplergues est cité dans le cartulaire médiéval sous les divers noms de Lublangi, Lublargas, Lubilangis ou Lu-billanicis.

On pourrait donc imaginer qu'on a affaire à un nom wisigoth latinisé du type Lu-billns ; au fil des siècles, le L initial, finissant par être compris comme un article, aurait disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1223, Déodat d'Estaing prêta hommage au comte de Rodez pour son château d'Authun. Le château de Cocural dépendait des seigneurs de Tenières. Huparlac fut un important nœud routier à la fin du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires successifs d'Huparlac
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 en cours Jean-Louis Chayrigues Divers droite  

Réalisations[modifier | modifier le code]

  • Mise en service du très haut débit internet grâce à la technologie WIMAX en mars 2009. Antenne WIMAX situé sur la Chapelle du Roc, surplombant ainsi le village. Ce relais rayonne environ a 10 km autour du point d'émission, il permet une connexion haut débit par un contrat a un opérateur internet et participe donc au désenclavement de cette petite commune rurale ; Mais la solution idéale viendra plus tard, par connexion de la fibre optique et l'amélioration de réseaux filaires de télécommunication.
  • Télévision Numérique Terrestre depuis janvier 2010.
  • La réalisation d'une zone artisanale pour accueillir tout type de projets d'installation artisanale ou industrielle

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 247 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 564 725 460 498 690 720 718 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 770 725 677 607 576 566 549 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
474 515 577 541 528 531 494 520 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
397 389 350 324 277 237 244 247 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après une forte baisse de la population entre 1968 et 1999, il semblerait qu'Huparlac gagne quelques habitants depuis les années 2000. Ceci peut s'expliquer d'une part, par l'augmentation du nombre d'habitants sur l'ensemble du département mais aussi d'une position géographique idéale ainsi que d'une offre de services diversifiés permettant un bon cadre de vie. Ainsi, le développement d'une partie est du village voit le jour avec notamment la construction de plusieurs habitations et la réfection de voiries.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En collaboration avec le Conseil Municipal, le Comité des Jeunes d'Huparlac regroupe les jeunes habitants et organisent les fêtes, soirées, bals et sont chargés du déroulement de la fête du village, au mois de juin.

Sports[modifier | modifier le code]

Quilles de huit[modifier | modifier le code]

Article connexe : Quilles de huit.

Le sport de quilles de huit est une évolution des anciens jeux à 9 quilles. C'est dans la région d'Espalion en Aveyron que les joueurs avaient pris l'habitude de "prendre quille", c’est-à-dire de prendre une des 9 quilles debout pour la frapper avec la boule. Aujourd'hui les quilles de huit sont la deuxième discipline sportive en Aveyron après le football et compte près de 4500 licenciés en France.

Huparlac a dominé la catégorie reine des quilles de huit durant une grande partie de la décennie des années 1990. Avec Hervé et Jérome Valenq, puis Daniel Alaux et les frères Duranton (Gilles et Didier), Huparlac a remporté de multiples championnats de France excellence et plusieurs championnats d'Aveyron. Les joueurs d'Huparlac sont toujours détenteurs du record du championnat de France par équipes avec 1292 quilles.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est liée au tourisme. L'expansion économique de Rodez depuis les années 2000, permet grâce à son aéroport international l'arrivée de nombreux touristes du nord et de l'est de l'Europe, améliorant ainsi l'économie du village. En effet, de nombreux touristes y ont leur résidence secondaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église située à l'entrée du village, sur la droite. Construite au XIXe siècle, c'est un clocher-porche surmonté d'une flèche, tourelle circulaire.
  • Chapelle de Cocural : statues du XVIIIe siècle, croix ornées du XVIe siècle à Authun et à Cocural.
  • La chapelle du Roc posée sur un promontoire basaltique formé d'orgues, domine le village à la sortie de celui-ci. Elle fut construite en 1864 sur les fonds personnels.
  • Ruines du château de Cocural (XIVe siècle), maisons du XVIIIe et XIXe siècle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Delmas), Sent-Amans : Camporiès, Florentinh, Montasic, Sent-Aforiás, Uparlac / Christian-Pierre Bedel e les estatjants del canton de Sent-Amans, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2000, ill., couv. ill. ; 28 cm, 310 p. (ISBN 2-907279-49-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37644267)

DURANTON (Bruno) - Histoire démographique d'une village du Haut-Rouergue, Huparlac en Viadène (1820-1910), Mémoire de Maîtrise d'histoire dactylographié, Toulouse, Université de Toulouse Le Mirail, 2002, 179 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011