Huparlac

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Huparlac
L'église Saint-Jean-Baptiste d'Huparlac.
L'église Saint-Jean-Baptiste d'Huparlac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Aubrac et Carladez
Intercommunalité Communauté de communes Aubrac et Carladez
Maire
Mandat
Jean Chayrigues
2014-2020
Code postal 12460
Code commune 12116
Démographie
Gentilé Huparlacois(e)
Population
municipale
245 hab. (2014)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 53″ nord, 2° 45′ 46″ est
Altitude Min. 659 m
Max. 952 m
Superficie 24,70 km2
Localisation

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Huparlac est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12116.png

Dans le quart nord-est du département de l'Aveyron, en Viadène, la commune d'Hupalac s'étend sur 24,70 km2. Elle est arrosée de l'est au sud-ouest sur plus de dix kilomètres par le Selvet, un sous-affuent du Lot. À l'est, un petit sous-affluent du Selvet, le ruisseau d'Auriac sert de limite communale avec Cassuéjouls sur environ 800 mètres.

L'altitude minimale, 659 mètres, se trouve à l'extrême sud-ouest, là où le Selvet quitte la commune et entre sur celle de Saint-Amans-des-Cots. L'altitude maximale avec 952 mètres est localisée au sud-est, au sud du lieu-dit le Baux, en limite de la commune de Soulages-Bonneval.

À l'intersection des routes départementales 34, 70, 138 et 504, le bourg d'Huparlac est situé, en distances orthodromiques, huit kilomètres au nord-ouest de Laguiole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Huparlac est limitrophe de cinq autres communes, dont la commune nouvelle d'Argences en Aubrac, composée notamment des communes déléguées de Graissac et La Terrisse dont les territoires sont limitrophes d'Huparlac.

À l'est, son territoire est distant de moins de 600 mètres de celui de Laguiole.

Communes limitrophes d’Huparlac
Saint-Symphorien-de-Thénières Argences en Aubrac
Huparlac Cassuéjouls
Saint-Amans-des-Cots Soulages-Bonneval

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans la toponymie du sud de la France, la présence du suffixe -ac (dérivé du gaulois-acos, latinisé -acum) révèle la plupart du temps l'existence d'une villa gallo-romaine (Cf. à Agnac la définition précise du mot latin villa). C'est sans doute le cas ici, mais la seule forme ancienne certaine du nom qui soit parvenue (Uparlac) n'offre aucun indice quant à l'identité du propriétaire.

Cependant, le nom d'Huparlac peut être rapproché de celui d'Huplergues, dont le suffixe « -ergues » ou « -argues » (fréquent en Rouergue, dans l'Hérault et dans le Gard) est très proche du suffixe -ac. Huplergues est situé dans une commune voisine, à environ sept kilomètres d'Huparlac. Ces deux lieux ne se confondent donc pas (contrairement à ce qui est écrit dans les noms de lieux de l'Aveyron de Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak) mais ces toponymes ont peut-être la même origine, désignant des villas gallo-romaines ou wisigothes appartenant à des propriétaires homonymes. Huplergues est cité dans le cartulaire médiéval sous les divers noms de Lublangi, Lublargas, Lubilangis ou Lu-billanicis.

On pourrait donc imaginer qu'on a affaire à un nom wisigoth latinisé du type Lu-billns ; au fil des siècles, le « L » initial, finissant par être compris comme un article, aurait disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1223, Déodat d'Estaing prêta hommage au comte de Rodez pour son château d'Authun. Le château de Cocural dépendait des seigneurs de Tenières. Huparlac fut un important nœud routier à la fin du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2017.
Maires successifs d'Huparlac
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Louis Chayrigues DVD Agriculteur retraité

Réalisations[modifier | modifier le code]

  • Mise en service du très haut débit internet grâce à la technologie WIMAX en mars 2009. Antenne WIMAX située sur la chapelle du Roc, surplombant ainsi le village. Ce relais rayonne à environ 10 km autour du point d'émission, il permet une connexion haut débit par un contrat à un opérateur internet et participe donc au désenclavement de cette petite commune rurale ; la solution idéale viendra plus tard, par connexion de la fibre optique et l'amélioration de réseaux filaires de télécommunication.
  • Télévision numérique terrestre depuis janvier 2010.
  • Réalisation d'une zone artisanale pour accueillir tous types de projets d'installation artisanale ou industrielle.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 245 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 564 725 460 498 690 720 718 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 770 725 677 607 576 566 549 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
474 515 577 541 528 531 494 520 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
397 389 350 324 277 237 244 247 245
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après une forte baisse de la population entre 1968 et 1999, il semblerait qu'Huparlac gagne quelques habitants depuis les années 2000. Ceci peut s'expliquer d'une part, par l'augmentation du nombre d'habitants sur l'ensemble du département mais aussi d'une position géographique idéale ainsi que d'une offre de services diversifiés permettant un bon cadre de vie. Ainsi, le développement d'une partie est du village voit le jour avec notamment la construction de plusieurs habitations et la réfection de voiries.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En collaboration avec le conseil municipal, le Comité des jeunes d'Huparlac regroupe les jeunes habitants, organise les fêtes, soirées ou bals, et est chargé du déroulement de la fête du village, au mois de juin.

Sports[modifier | modifier le code]

Quilles de huit[modifier | modifier le code]

Le sport de quilles de huit est une évolution des anciens jeux à 9 quilles. C'est dans la région d'Espalion en Aveyron que les joueurs avaient pris l'habitude de « prendre quille », c’est-à-dire de prendre une des neuf quilles debout pour la frapper avec la boule. Aujourd'hui, les quilles de huit sont la deuxième discipline sportive en Aveyron après le football et comptent près de 4 500 licenciés en France.

Huparlac a dominé la catégorie reine des quilles de huit durant une grande partie de la décennie des années 1990. Avec Hervé et Jérome Valenq, puis Daniel Alaux et les frères Duranton (Gilles et Didier), Huparlac a remporté de multiples championnats de France excellence et plusieurs championnats d'Aveyron. Les joueurs d'Huparlac sont détenteurs du record du championnat de France par équipes avec 1 292 quilles.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est liée au tourisme. L'expansion économique de Rodez depuis les années 2000, permet grâce à son aéroport international l'arrivée de nombreux touristes du nord et de l'est de l'Europe, améliorant ainsi l'économie du village. En effet, de nombreux touristes y ont leur résidence secondaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste située à l'entrée sud du village. Construite au XIXe siècle, elle a un clocher-porche surmonté d'une flèche, et une tourelle circulaire.
  • Chapelle de Cocural : statues du XVIIIe siècle
  • Croix ornées du XVIe siècle à Authun et à Cocural.
  • La chapelle du Roc posée sur un promontoire basaltique formé d'orgues, domine le village à la sortie de celui-ci. Elle fut construite en 1864 sur des fonds personnels.
  • Les ruines du château de Cocural (XIVe siècle), maisons des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Le château d'Huparlac - privé.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Delmas), Sent-Amans : Camporiès, Florentinh, Montasic, Sent-Aforiás, Uparlac / Christian-Pierre Bedel e les estatjants del canton de Sent-Amans, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 310 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-49-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37644267)
  • Bruno Duranton, Histoire démographique d'une village du Haut-Rouergue, Huparlac en Viadène (1820-1910), Mémoire de maîtrise d'histoire dactylographié, Toulouse, Université de Toulouse Le Mirail, 2002, 179 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]