John Hay (homme politique américain)

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John Hay
John Hay en 1897.
John Hay en 1897.
Fonctions
37e secrétaire d'État des États-Unis
Président William McKinley
Theodore Roosevelt
Gouvernement Administration McKinley
Administration T. Roosevelt
Prédécesseur William R. Day
Successeur Elihu Root
Ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni
Président William McKinley
Prédécesseur Thomas F. Bayard
Successeur Joseph Hodges Choate (en)
12e secrétaire d'État assistant des États-Unis
Président Rutherford B. Hayes
James A. Garfield
Prédécesseur Frederick William Seward
Successeur Robert R. Hitt (en)
Biographie
Nom de naissance John Milton Hay
Date de naissance
Lieu de naissance Salem (Indiana)
(États-Unis)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Newbury (New Hampshire)
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Enfants Helen Hay Whitney (en)
Diplômé de Université Brown

Signature de John Hay

John Hay (homme politique américain)
Secrétaires d'État des États-Unis

John Milton Hay, né le à Salem (Indiana) et mort le à Newbury (New Hampshire), est un homme politique, diplomate, auteur et journaliste américain. Membre du Parti républicain, il est le secrétaire privé du président Abraham Lincoln, secrétaire d'État assistant des États-Unis entre 1879 et 1881, ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni entre 1897 et 1898 puis secrétaire d'État des États-Unis entre 1898 et 1905 dans l'administration du président William McKinley puis dans celle de son successeur Theodore Roosevelt.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Hay jeune homme.
John Hay signe un traité de paix sur le Resolute desk dans le bureau du président McKinley à la Maison Blanche (actuelle Lincoln Bedroom, c. 1999).
John Hay remettant à l'ambassadeur français Jules Cambon la créance de 20 millions de dollars pour l'Espagne prévu dans le traité de Paris de 1898.

John Hay est né à Salem (Indiana) de parents d'origine écossaise et est élevé à Warsaw dans l'Illinois. Il suit les cours de l'université Brown où il s'intéresse à la poésie et devient membre du cercle littéraire de Providence fréquenté par Sarah Helen Whitman et Nora Perry. Il commence sa carrière à 22 ans comme secrétaire d'Abraham Lincoln bien que rattaché comme commis au département de l'Intérieur. Il loge alors dans une chambre dans le coin nord-est du second étage de la Maison-Blanche, chambre qu'il partage avec John G. Nicolay. Pendant quelques mois, il sert dans l'armée de l'Union sous les ordres des généraux David Hunter et Quincy Adams Gillmore. Il atteint le rang de major, puis est breveté lieutenant-colonel et enfin colonel. Son journal et ses écrits durant la guerre de Sécession constituent des documents historiques. Certains ont crédité John Hay d'être le réel auteur de la lettre du président Lincoln à Mme Bixby, la consolant de la perte de ses cinq fils durant la guerre.

Il est présent lors de l'assassinat d'Abraham Lincoln au théâtre Ford. John Hay et John G. Nicolay écrivent par la suite une biographie formelle en 10 volumes de Lincoln (Abraham Lincoln: A History, 1890) et préparent une édition rassemblant tous ses travaux.

Des extraits de son journal et ses lettres de 1861 à 1870, publiés dans le livre Lincoln and the Civil War, montrent le président sous un jour très intime. Le portrait d'Abrahma Lincoln est affectueux, certainement avec un biais favorable, mais contient également des éléments et anecdotes sur la vie domestique et le caractère du président américain.

John Hay est secrétaire de légation à Paris et à Madrid et chargé d'affaires à Vienne. Pendant six ans, il est un rédacteur du New York Tribune[1].

En 1883, son roman The Bread-Winners (en) est publié à titre anonyme et par épisode dans le périodique The Century Magazine. Ce livre, dans lequel il expose ses vues hostiles aux organisations ouvrières et notamment aux syndicats, éveille l'intérêt des commentateurs et des hommes politiques de l'époque, non pas tant pour ses qualités littéraires ni pour le contenu de ses propos mais surtout pour le mystère autour de l'identité cachée de son auteur. Même si plusieurs personnes avaient dès sa parution spéculé correctement, John Hay ne reconnaîtra jamais officiellement qu'il en est l'auteur. Ce n'est qu'après sa mort que l'information est officiellement donnée.

Il est nommé ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni en 1897, quand William McKinley devient président. En août 1898, il est nommé secrétaire d'État des États-Unis (équivalent de ministre des Affaires étrangères) et participe à la négociation du traité de Paris de 1898, mettant fin à la guerre hispano-américaine. Il continue au poste de secrétaire d'État, après que Theodore Roosevelt a succédé à McKinley, occupant le poste jusqu'à sa mort en 1905.

Parmi ses contributions, on peut citer l'adoption de l'Open Door Policy en Chine (annoncée le 2 janvier 1900), qui est l'un des éléments provoquant la révolte des Boxers, et les préparatifs pour le canal de Panama. Il négocie le traité Hay-Pauncefote (1901), le traité Hay-Herran (1903), et le traité Hay-Bunau-Varilla (1903), tous des traités étapes vers la construction et l'utilisation du canal de Panama. En tout, il négocie plus de 50 traités, dont le règlement du litige des Samoa, qui permettent aux États-Unis de sécuriser Tutuila, disposant d'un excellent port naturel dans le Pacifique, un traité fixant définitivement la frontière de l'Alaska en 1903 ; la négociation de traités réciproques avec l'Argentine, la France, l'Allemagne, Cuba et les Antilles britanniques, la négociation de nouveaux traités avec l'Espagne et la négociation d'un traité avec le Danemark pour la cession des Antilles danoises[2].

En 1904, il est l'une des sept premières personnalités choisies pour être membre de l'Académie américaine des arts et des lettres[3].

Il est marié à Clara Louise Stone et ils ont quatre enfants. Ils sont enterrés au cimetière de Lake View à Cleveland (Ohio). Leur fille Alice Evelyn Hay épouse le politicien new yorkais James Wolcott Wadsworth Jr.. Leur fille Helen Julia Hay, une écrivain et poète, épouse Payne Whitney de l'influente famille Whitney ; leurs enfants John Hay Whitney et Joan Whitney Payson deviennent également ambassadeurs américains.

La propriété de Hay dans le New Hampshire est conservée au sein du John Hay National Wildlife Refuge.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alexander K. McClure (éditeur), Famous American Statesmen & Orators, VI, New York, F. F. Lovell Publishing Company, (1re éd. 1902) (ISBN 9780548329429, présentation en ligne), p. 193
  2. New International Encyclopedia.
  3. (en) The History of the Academy> The Academy sur le site de l'Académie américaine des arts et des lettres

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lorenzo Sears, John Hay, Author and Statesman (New York, 1914)
  • Warren Zimmermann, First Great Triumph: How Five Americans Made Their Country a World Power (New York, 2002)
  • Robert L. Gale, John Hay (Boston, 1978)
  • Mellander, Gustavo A.(1971) The United States in Panamanian Politics: The Intriguing Formative Years. Daville, Ill.:Interstate Publishers. OCLC 138568.
  • Mellander, Gustavo A.; Nelly Maldonado Mellander (1999). Charles Edward Magoon: The Panama Years. Río Piedras, Puerto Rico: Editorial Plaza Mayor. (ISBN 1-56328-155-4). OCLC 42970390.
  • William Roscoe Thayer, The Life and Letters of John Hay (Boston: 1915)
  • John Hay Land Studies Center
  • John Hay National Wildlife Refuge
  • The Fells Reservation

Liens externes[modifier | modifier le code]

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