Gilles Fumey

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Gilles Fumey
Gilles Fumey.jpg
Gilles Fumey en 2016.
Biographie
Naissance
(65 ans)
Nationalité
Formation
Activités

Gilles Fumey, né le [1], est enseignant-chercheur en géographie culturelle.

Carrière[modifier | modifier le code]

Agrégé depuis 1980 et docteur en géographie avec une thèse sur le concept de paysage depuis 1983, il a été professeur de classes préparatoires aux grandes écoles à Lyon et Paris et inspecteur pédagogique régional d’histoire et géographie dans l'académie d'Amiens. Il est élu maître de conférences en 2004[1], puis professeur des universités en 2007 à l’Université Paris-Sorbonne Paris IV. Il y a fondé et dirigé la spécialité Alimentation et cultures alimentaires du master Géographie, aménagement, environnement et logistique des échanges (GAELE)[2].

Depuis 2008, il est professeur des universités à l’Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPE) de Sorbonne Université. Il est également chargé de cours dans de nombreuses universités. Il a enseigné au CELSA, à Sciences Po Paris, à l'Institut catholique de Paris et au programme parisien de l’Université Stanford.

Chercheur à l'Institut des sciences de la communication du CNRS où il en dirige le pôle « Alimentation, risques et santé » (lSCC - CNRS)[3] de 2012 à 2017, il intègre en 2018 l'UMR 8138 du CNRS (SIRICE – Sorbonne, Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe[4]).

Il a été président de l'ADFIG (association pour le développement du Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges) de 2015 à 2020.

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Il pratique l'approche géoculturelle pour décrypter l'actualité ou tout phénomène politique, économique, culturel (il a publié des articles sur le Tour de France et sur le vélo en général), esthétique qui lui paraît caractérisé par sa spatialité. Il travaille plus particulièrement dans deux domaines :

  • l'alimentation, en la replaçant dans des problématiques géo-culturelles. À l'aide de l'anthropologie sociale et de la sociologie comparée qui lui ont permis de tracer de grandes aires géo-alimentaires, il cherche à comprendre pourquoi les comportements des mangeurs restent stables tout en se transformant à la marge. La prégnance des cultures est un considérable frein à ce qu'on croit être une mondialisation de l'alimentation. Les travaux sur l'alimentation géographique de son habilitation à diriger des recherches (Manger local, manger global. L'alimentation géographique[5],[6], CNRS-Editions), permettent de comprendre, notamment, comment fonctionnent les repérages toponymiques dans le système cognitif des mangeurs, et pourquoi la planète alimentaire ne vit pas la mondialisation comme une uniformisation mais comme une nouvelle phase d'innovation culinaire et alimentaire[7] ;
  • l'histoire culturelle de l'environnement, notamment autour de la personnalité d'Alexandre de Humboldt. Il a réalisé avec Olivier Loiseaux un travail (paru à la BNF/Glénat/Société de géographie) sur les premiers voyageurs du XIXe siècle qui ont pratiqué la photographie.

Ses livres et articles ont fait l'objet de traductions en anglais, allemand, chinois, japonais, espagnol, italien, russe, turc, basque.

Cafés géo, chroniques et blogs[modifier | modifier le code]

Il a créé en 1998 et animé jusqu'en 2010 le Café géographique de Paris[8] qui se réunit au Café de Flore, ainsi que le réseau des Cafés géo sur internet[9].

Il a été chargé de la rubrique "livres de voyages" pour le bulletin Vient de paraître de l'ADPF de 2004 à son absorption par Culturesfrance en 2007. Il a été rédacteur en chef de 2010 à 2015 de la revue de géographie culturelle La GéoGraphie.

Il a tenu une chronique hebdomadaire dans La Vie (rubrique « L’œil du géographe »)[10] de 2013 à 2019. Depuis 2013, il tient une chronique bimensuelle sur Snacking.fr[11], et de temps à autre sur L'autre cuisine[12].

Il a créé avec B. Gruet le site geographica.net[13] (très actif jusqu'en 2015).

Il ouvre avec Manouk Borzakian, puis Renaud Duterme et Nashidil Rouiai, le blog Géographies en mouvement[14] sur Liberation.fr en 2013 qui a migré depuis 2020 sur Médiapart[15].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages en collaboration[modifier | modifier le code]

Directions, préfaces d’ouvrages et revues[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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