Isabel Celaá

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Isabel Celaá
Illustration.
Isabel Celaá, en .
Fonctions
Ministre espagnole de l'Éducation et de la Formation professionnelle
Porte-parole du gouvernement
En fonction depuis le
(6 mois et 12 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez
Prédécesseur Íñigo Méndez de Vigo
Conseillère à l'Éducation, à l'Enseignement supérieur et à la Recherche du gouvernement basque

(3 ans, 7 mois et 8 jours)
Président Patxi López
Gouvernement López
Prédécesseur Tontxu Campos
Successeur Cristina Uriarte
Biographie
Nom de naissance María Isabel Celaá Diéguez
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Bilbao (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômée de université de Deusto
université de Valladolid
Profession universitaire

Isabel Celaá
Ministres de l'Éducation d'Espagne

María Isabel Celaá Diéguez [maˈɾia saˈβɛl selaˈa ˈðjeɣes], née le à Bilbao, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Universitaire spécialisée en littérature anglaise, elle devient en chef de cabinet du conseiller à l'Éducation du Pays basque, puis vice-conseillère quatre ans plus tard. En , elle est nommée chef de cabinet du conseiller à la Justice Ramón Jáuregui.

Elle siège au Parlement basque à partir de , étant deux fois membre du bureau. Le socialiste Patxi López la choisit comme conseillère à l'Éducation en . Elle réforme les programmes scolaires, donnant une place plus importante à l'espagnol et à l'anglais au détriment du basque. Elle quitte l'exécutif en et son mandat parlementaire quatre ans plus tard. En , elle est nommée présidente de la commission d'éthique du PSOE.

Elle devient en ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement de Pedro Sánchez.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

María Isabel Celaá Diéguez[1] naît à Bilbao le [2].

Elle étudie la philosophie, la philologie anglaise et le droit à l'université de Deusto et à l'université de Valladolid[2]. Titulaire de deux licences, elle est professeure des universités de langue et littérature anglaise. Elle vit un temps à Belfast, puis Dublin[3].

Un parcours lié à l'éducation[modifier | modifier le code]

En , elle est nommée chef du cabinet de José Ramon Recalde, conseiller à l'Éducation du gouvernement autonome du Pays basque, avant d'être choisie en comme vice-conseillère par Fernando Buesa. À cette époque, les socialistes et les nationalistes basques gouvernent en coalition. Elle négocie alors le pacte politique pour l'accord scolaire — qui régularise les ikastolak — et la loi relative à l'école publique[4].

Entre et , elle est la chef de cabinet de Ramón Jáuregui, conseiller à la Justice, à l'Économie, au Travail et à la Sécurité sociale. Elle est ensuite élue députée de Biscaye au Parlement basque[1]. Comme parlementaire, elle est notamment porte-parole du groupe socialiste pour l'éducation et les médias, puis première secrétaire du bureau entre et , et enfin première vice-présidente de à [2].

Conseillère à l'Éducation du Pays basque[modifier | modifier le code]

Elle devient le conseillère à l'Éducation, à l'Enseignement supérieur et à la Recherche du gouvernement basque, désormais dirigé par le socialiste Patxi López. Elle succède ainsi à Tontxu Campos, du parti nationaliste de gauche Eusko Alkartasuna (EA)[5].

Après sa prise de fonction, elle remet en cause les programmes scolaires approuvés par le précédent exécutif régional, qui faisaient du basque la langue préférentielle de l'enseignement. Elle met ensuite en place un système trilingue entre espagnol, basque et anglais. Elle développe le recours au numérique et crée un programme d'intervention de victimes du terrorisme dans les écoles pour échanger avec les élèves[6],[7].

Elle annonce en que l'exécutif basque palliera les coupes budgétaires dans l'éducation décidées par le nouveau gouvernement espagnol. Ainsi, les frais d'inscription universitaire n'augmenteront pas plus que l'inflation et les effectifs par classe dans les écoles seront maintenus[8]. Elle dénonce trois mois plus tard le projet de loi organique relative à l'amélioration de la qualité de l'éducation (LOMCE) proposée par le ministre José Ignacio Wert, décrivant le texte comme « inadéquat, socialement injuste » et qui « crée une école à deux vitesses : une pour les puissants et une pour les plus faibles »[9].

Elle préside l'ouverture de la Xe législature du Parlement basque le suivant, en sa qualité de doyenne de l'assemblée. Elle décide alors de lire un discours, ce qui n'était pas prévu, dans lequel elle rend hommage aux députés Fernando Buesa et Gregorio Ordóñez, assassinés par l'ETA. Dans l'hémicycle, un parlementaire lui reproche de ne pas faire référence à Sergio Brouard, tué par les GAL[10].

Passage au second plan[modifier | modifier le code]

Elle abandonne ensuite ses fonctions gouvernements, puis elle est élue en membre puis présidente de la commission fédérale d'éthique et de garantie (CFEG) du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) lors du congrès fédéral qui consacre Pedro Sánchez au secrétariat général. Elle quitte en le Parlement basque, et conserve l'année qui suit la présidence de la CFEG à l'occasion du 39e congrès fédéral socialiste[3].

Elle postule aux élections sénatoriales de puis de dans la circonscription de Biscaye, sans succès[11].

Ministre de l'Éducation[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez. Elle entre en fonction le lendemain[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée et mère de deux enfants[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) « Isabel Celaá, la exconsejera de Patxi López que se queda con la cartera de Educación », El Confidencial,‎ (lire en ligne).
  2. a b et c (es) « Isabel Celaá, una catedrática que apuesta por la escuela pública », El Plural,‎ (lire en ligne).
  3. a et b (es) « 15+1 cosas que no sabías de Isabel Celaá, nueva ministra de Educación », El Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  4. (es) « Isabel Celaá, exconsejera de Patxi López, nueva ministra de Educación y portavoz », 20 Minutos,‎ (lire en ligne).
  5. (es) « PNV y PSE inician el traspaso de poderes sin enfrentamientos », El País,‎ (lire en ligne).
  6. (es) « Isabel Celaá, en Educación: el inglés y la igualdad de oportunidades por bandera », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  7. (es) « Isabel Celaá, la ministra de Educación que pilotará los cambios a la reforma Wert », El Mundo,‎ (lire en ligne).
  8. (es) « El Gobierno vasco paliará los recortes en sanidad y educación de Rajoy », El País,‎ (lire en ligne).
  9. (es) « Celaá censura la reforma educativa porque vuelve a la “posguerra franquista” », El País,‎ (lire en ligne).
  10. (es) « Tejeria abre la legislatura vasca del “encuentro entre todos para la paz” », El País,‎ (lire en ligne).
  11. (es) « La exconsejera vasca Isabel Celaá compaginará el Ministerio de Educación con la portavocía del Gobierno », Diario Vasco,‎ (lire en ligne).
  12. (es) « Celaá, una ministra para la FP », La Razón,‎ (lire en ligne).
  13. (es) « Isabel Celaá, tres décadas de experiencia en la política educativa », El País,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]