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Óscar Puente

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Óscar Puente
Illustration.
Óscar Puente en 2023.
Fonctions
Ministre espagnol des Transports et de la Mobilité durable
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 30 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez III
Prédécesseur Raquel Sánchez
Député aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 3 jours)
Élection
Circonscription Valladolid
Législature XVe
Groupe politique GS
Maire de Valladolid

(8 ans et 4 jours)
Élection
Réélection
Coalition PSOE-VTLP
Prédécesseur Javier León de la Riva (es)
Successeur Jesús Julio Carnero (es)
Biographie
Nom de naissance Óscar Puente Santiago
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Valladolid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Valladolid
Profession Avocat

Image illustrative de l’article Óscar Puente Image illustrative de l’article Óscar Puente
Ministres des Transports d'Espagne
Maires de Valladolid

Óscar Puente Santiago, né le à Valladolid, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il est ministre des Transports et de la Mobilité durable depuis .

Après un premier échec en , il est élu en maire de Valladolid après deux décennies au pouvoir du Parti populaire (PP), grâce à l'appui de deux listes de gauche. Il accomplit deux mandats et remporte les élections de et de à la majorité relative. Une entente entre le PP et Vox le prive d'un troisième mandat.

Il se fait alors élire au Congrès des députés et porte la réplique au discours d'investiture d'Alberto Núñez Feijóo en lieu et place de Pedro Sánchez et du porte-parole parlementaire Patxi López. Il entre peu après au gouvernement comme ministre des Transports, où sa gestion est désavouée à l'automne par une majorité de députés et de sénateurs.

Vie privée

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Óscar Puente Santiago naît à Valladolid le [1]. Il partage ainsi sa date de naissance avec son futur prédécesseur à la mairie de Valladolid, Javier León de la Riva (es), qui était en outre le gynécologue de sa mère mais qui n'a pas assisté à l'accouchement car il fêtait son anniversaire[2].

Il est père de deux filles et d'un fils. Ses filles sont nées au début des années 2000 d'une première union et son fils est venu au monde en [3].

Études et vie professionnelle

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C'est à l'université de Valladolid qu'Óscar Puente étudie le droit. Il obtient son diplôme en et commence à travailler dans un cabinet de Madrid deux ans plus tard[4].

Il indiquait également être titulaire d'un « master en direction politique » de la fondation Jaime-Vera, liée au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), obtenue en . Il admet en , alors que plusieurs personnalités politiques sont mises en cause pour les conditions douteuses d'obtention de leur master, qu'il s'agissait simplement d'un parcours de formation qui n'a pas de valeur universitaire[5].

Parcours politique

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Débuts et ascension

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Óscar Puente adhère en au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). En , il est choisi comme vice-secrétaire général de la commission exécutive provinciale[6].

Favori pour occuper la tête de liste du PSOE à Valladolid pour les élections municipales du 27 mai 2007, il est cependant investi en 2e position derrière la députée Soraya Rodríguez, imposée par la direction nationale. Après que cette dernière a été nommée secrétaire d'État, il prend sa suite comme président du groupe des élus municipaux en [7]. L'année suivante, il est élu secrétaire général de la commission exécutive municipale du PSOE[8].

Maire de Valladolid

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Échec de 2011

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Dans la perspective des élections municipales du 22 mai 2011, Óscar Puente est investi à l'unanimité tête de liste du Parti socialiste ouvrier espagnol en [9]. Le jour du scrutin, Óscar Puente est sévèrement battu avec 27,1 % des voix et 9 conseillers municipaux sur 29, soit quatre élus de moins qu'en , alors que le Parti populaire (PP) du maire Javier León de la Riva (es), au pouvoir depuis , l'emporte largement avec 50,2 % des voix et 17 sièges au conseil municipal[10].

Premier mandat

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Óscar Puente est investi maire de Valladolid en 2015.

À nouveau tête de liste pour les élections municipales du 24 mai 2015, avec la porte-parole du groupe socialiste aux Cortes de Castille-et-León Ana Redondo comme « numéro deux »[11], il obtient 8 conseillers municipaux et perd 7 000 voix mais peut espérer accéder à la mairie avec le soutien des listes Valladolid Toma la Palabra (es) (en français : « Valladolid prend la parole », VTLP, formée par IU et Equo) et Sí se Puede Valladolid (en français : « Valladolid, oui on peut », SIVA, constituée autour de Podemos), qui totalisent 7 élus, car Javier León de la Riva a perdu sa majorité absolue en réalisant le pire résultat de l'histoire du PP[12]. Après avoir convenu d'un accord de principe peu après le scrutin[13], le PSOE, VTLP et SIVA conclut le un pacte de gouvernance qui prévoit l'élection d'Óscar Puente comme maire et un exécutif de coalition entre le Parti socialiste et Toma la Palabra[14]. Le , Óscar Puente est élu maire de Valladolid par 15 voix favorables, mettant un terme à deux décennies de pouvoir du Parti populaire[15].

Lors de l'élection primaire du XXXIXe congrès fédéral du PSOE, il fait partie des principaux soutiens de la candidature de Pedro Sánchez[16]. L'ayant emporté, celui qui est désormais secrétaire général du PSOE annonce le qu'Óscar Puente sera le porte-parole de la commission exécutive fédérale[17].

Deuxième mandat

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Candidat à sa succession lors des élections municipales du 26 mai 2019, il fait élire 11 conseillers municipaux sur 27 et remporte la majorité relative, une première pour la liste socialiste depuis . Il se trouve ainsi libre de renouveler son alliance VTLP, comme il l'a promis au cours de la campagne électorale, ou de changer de partenaire au profit de Ciudadanos, dans le cadre d'une négociation globale en lien avec le résultat des élections autonomiques[18]. Au lendemain du scrutin, le maire sortant confirme son intention de donner la priorité à ses partenaires de la mandature précédente[19]. Si un premier accord est conclu entre les socialistes et Toma la Palabra le [20], Óscar Puente annonce le son intention de former un exécutif minoritaire en raison de ce qu'il qualifie de « défiance » de la liste VTLP[21]. Réélu maire le par 14 voix favorables grâce aux suffrages du PSOE et de VTLP[22], il conclut trois jours plus tard un pacte de coalition avec Valladolid Toma la Palabra, qui continue ainsi de siéger au sein de l'exécutif municipal[23].

Le , il annonce sa candidature au secrétariat général du PSOE de la province de Valladolid, ce qui le contraint à renoncer à ses fonctions de porte-parole de la commission exécutive fédérale, qu'il n'exerçait plus depuis plusieurs mois[24]. Il est proclamé élu le , ayant déposé le maximum de parrainages requis[25]. Le , sa liste pour la commission exécutive provinciale est ratifiée à 97,46 % par les délégués réunis en congrès[26].

Alternance de 2023

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Óscar Puente annonce en son intention de concourir pour un troisième mandat[27]. Le jour du scrutin, la liste du Parti socialiste arrive de nouveau en tête avec environ 37 % des voix et 11 conseillers municipaux sur 27, soit un point de pourcentage de plus et autant d'élus que la candidature du Parti populaire emmenée par Jesús Julio Carnero (es), ancien conseiller à la Présidence de la Junte de Castille-et-León. Cependant, la mairie est en mesure de basculer à droite car Vox fait élire trois conseillers, assurant à ce bloc l'exacte majorité absolue de 14 sièges, tandis que Valladolid Toma la Palabra perd un élu et ne conserve ainsi que deux sièges[28]. Le PP et Vox ayant conclu le un accord de coalition[29], Jesús Julio Carnero est effectivement élu maire le par 14 voix favorables. Óscar Puente reçoit les 11 voix de son groupe et remet ensuite à son concurrent victorieux les insignes de la fonction exécutive municipale[30].

Député au Congrès

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À la suite de la convocation des élections générales anticipées du 23 juillet 2023 par Pedro Sánchez, Óscar Puente indique le son souhait d'être tête de liste du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au Congrès des députés dans la circonscription de Valladolid[31]. Cette proposition est approuvée quatre jours plus tard par la commission exécutive provinciale du PSOE[32], mais la direction nationale retouche les listes le et impose que Javier Izquierdo soit tête de liste au Sénat, contrairement au souhait de Puente qui avait investi la sortante Sara Galván[33]. Le jour du scrutin, sa liste remporte deux sièges sur les cinq à pourvoir, ce qui assure son entrée au Congrès, où il fait partie des quatre nouveaux députés socialistes[34].

Lors du débat d'investiture d'Alberto Núñez Feijóo le suivant, il est choisi par Pedro Sánchez comme orateur du groupe socialiste. Le président du gouvernement évite ainsi de se mesurer immédiatement au président du PP et signifie le peu de cas qu'il fait de son intervention en ne comptant pas sur le porte-parole du groupe parlementaire, Patxi López, pour porter la réplique. De plus, le choix d'Óscar Puente permet au PSOE de balayer l'argument avancé par Feijóo de laisser gouverner la formation politique arrivée en tête du scrutin, puisque Puente a justement remporté les dernières élections municipales mais a été empêché de conserver le pouvoir par une coalition entre les listes arrivées derrière la sienne[35]. Selon El Mundo, ce choix reflète un « mépris » de Pedro Sánchez à l'égard du Congrès[36]. Pour El País, la désignation de Puente et son discours ont « déstabilisé » Alberto Núñez Feijóo[37]

Ministre des Transports

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Entrée au gouvernement

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Óscar Puente est nommé ministre des Transports en .

Le , Pedro Sánchez, après avoir été investi par le Congrès, dévoile la composition de son troisième gouvernement. Óscar Puente fait partie des neuf nouveaux entrants, en tant que ministre des Transports et de la Mobilité durable[38].

Il hérite ainsi d'un ministère de premier plan et assure le renforcement du poids politique d'un exécutif marqué par la continuité et la reconduction des poids lourds de l'équipe sortante. Il y retrouve Ana Redondo, son ancienne « numéro deux » à la mairie de Valladolid, comme ministre de l'Égalité[38],[39]. Sa nomination, comme celle d'Ángel Víctor Torres au ministère de la Politique territoriale, est vue comme un lot de consolation attribué par Pedro Sánchez à deux dirigeants vainqueurs dans les urnes aux élections locales de 2023 mais expulsés du pouvoir du fait d'alliances nouées par le Parti populaire[40].

Avec ses 21 collègues, il prête serment et entre en fonction le , au palais de la Zarzuela, devant le roi Felipe VI[41]. Il choisit peu après le maire d'Irun José Antonio Santano (es) comme secrétaire d'État aux Transports et à la Mobilité durable[42]. Il démissionne le du conseil municipal de Valladolid, s'avouant « ému » et regrettant de ne pas avoir pu rester maire « un tout petit peu plus longtemps »[43]. Il conserve en revanche son mandat de député, bénéficiant d'une exception à la règle imposée par Pedro Sánchez que les ministres renoncent à siéger au Congrès pour éviter les absences et la mise en danger de l'étroite majorité parlementaire dont dispose le gouvernement[44].

Il retrouve en la commission exécutive du PSOE, dans un mouvement plus large de rapprochement entre le gouvernement et la direction du parti, qui intègre désormais dix ministres[45].

Gestion et critiques

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L'été est marqué par une situation de « chaos ferroviaire » en raison de la présence d'un nombre record de voyageurs par train, de défaillances des nouvelles rames Talgo S-106 et des travaux d'infrastructure[46]. Sur proposition du Parti populaire (PP), le Sénat vote une motion non-contraignante de réprobation par 155 voix pour et 100 voix contre le suivant, avec les voix de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), d'Ensemble pour la Catalogne (Junts) et de Vox[47]. Avec l'appui des mêmes formations politiques, il est réprouvé le par le Congrès des députés, par 186 voix favorables[48].

À la suite des inondations catastrophiques de 2024, le ton pédagogique de sa communication sur le réseau social X concernant les dommages subis par les infrastructures et leur réparation est salué, alors qu'il est un habitué des polémiques et des réponses franches[49],[50],[51].

Confirmé comme membre de la commission exécutive du PSOE lors du congrès de décembre 2024[52], il appelle peu après le secrétaire général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) Luis Tudanca à ne pas se représenter afin d'ouvrir « une nouvelle étape »[53] et apporte son soutien à la candidature du maire de Soria Carlos Martínez, finalement seul en lice[54]. Il est réélu secrétaire général provincial de Valladolid en et obtient la ratification de sa liste pour la direction avec 96,84 % des suffrages[55].

À l'été , la compagnie aérienne Vueling Airlines débarque un groupe d'adolescents français de confession juive d'un vol Valence-Paris-Charles-de-Gaulle, évoquant un « comportement inapproprié ». Face aux critiques de la droite espagnole envers la compagnie, Óscar Puente publie un tweet, qu'il supprimera le lendemain, accusant l'opposition de « faire équipe avec les gamins israéliens ». Ces propos sont « fermement condamnés » par les ministres français Benjamin Haddad et Aurore Bergé, pour qui ce propos revient à assimiler « des enfants français de confession juive à des citoyens israéliens, comme si cela justifiait d’une quelconque manière le traitement auquel ils ont été exposés »[56],[57].

Notes et références

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  1. (es) « Óscar Puente », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) Arturo Posada, « El curioso guiño que hizo el destino a Óscar Puente y Javier León », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) « El ministro Óscar Puente presume de su hijo recién nacido: “Estoy ocupado con Óscar Puente III” », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) « Óscar Puente », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) M. A., « Puente reconoce que el máster de su currículum es un curso », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) « Óscar Puente, un alcalde en bici para dejar atrás la era de León de la Riva », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. (es) « Oscar Puente, de rebote como líder del PSOE municipal tras años de lucha por el puesto », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (es) « Los candidatos del PSOE a las grandes alcaldías se reúnen hoy en Valladolid », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. (es) « El PSOE de Valladolid confirma a Óscar Puente como su candidato para 2011 », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. (es) « León de la Riva logra su techo », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) « Ratificada la lista del PSOE a las Municipales de Valladolid, con la inclusión de Antonio Gato y Blanca de Luis », Europa Press,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. (es) Mario Alejandre, « Javier León de la Riva pierde la mayoría absoluta », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. (es) Agence EFE, « El PSOE y otras dos formaciones acuerdan que León de la Riva no sea alcalde de Valladolid », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. (es) « Un pacto para echar a León de la Riva de Valladolid », Cinco Días,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. (es) Agence EFE, « El socialista Óscar Puente, alcalde de Valladolid tras 20 años de De la Riva », La Voz de Galicia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. (es) Carmen Torres, « Puente: "Susana necesita mucho a Pedro Sánchez y al partido por su propio bien" », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. (es) « Lastra será la número dos de Sánchez y Ábalos ocupará la Secretaría de Organización », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. (es) Víctor Vela, « Óscar Puente garantiza su segundo mandato en Valladolid y podrá elegir socios de Gobierno », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. (es) « Puente da prioridad a Valladolid toma la Palabra en pacto aunque con cambios », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. (es) « Primer acuerdo para el nuevo gobierno municipal en Valladolid de Óscar Puente », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. (es) M. Alejandre et J. María, « Óscar Puente gobernará en solitario ante la "desconfianza" con Toma La Palabra », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. (es) Manuel Rodríguez, « Puente toma posesión como Alcalde de Valladolid, por segunda vez », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  24. (es) Agence EFE, « Óscar Puente deja la Ejecutiva Federal del PSOE para liderar el partido en Valladolid », COPE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. (es) « Óscar Puente, proclamado secretario general del PSOE de Valladolid », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. (es) « La Ejecutiva del PSOE de Valladolid liderada por Óscar Puente logra un respaldo del 97,46 por ciento », Europa Press,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  28. (es) Laura Cornejo, « El bloque de la derecha puede hacerse con el Ayuntamiento de Valladolid con la suma PP-Vox », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. (es) « PP y Vox cierran acuerdos en Toledo, Guadalajara, Burgos, Elche, Valladolid y otros nueve ayuntamientos », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. (es) « Jesús Julio Carnero ya es alcalde de Valladolid », El Día de Valladolid,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. (es) « Óscar Puente se ofrece para encabezar la lista del PSOE al Congreso por Valladolid », Info BAE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  34. (es) Felipe Ramos, « El PP recupera su hegemonía en Castilla y León con 18 escaños, el PSOE mantiene los 12 y Vox pierde cinco de sus seis diputados », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  35. (es) Iván Gil et Ana Belén Ramos, « Sánchez revienta la investidura de Feijóo al delegar en Óscar Puente la réplica », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. (es) Raúl Piña, « Pedro Sánchez desprecia al Congreso al enviar a Óscar Puente a dar la réplica a Feijóo y esquiva un debate sobre la amnistía », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  37. (es) Juan Navarro, « https://elpais.com/espana/2023-09-26/perfil-oscar-puente-el-portavoz-inesperado-que-ha-descolocado-a-feijoo.html », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. a et b (es) Juanma Romero, « Sánchez asciende a Montero y Bolaños e incorpora al Gobierno a Óscar Puente, Ángel Víctor Torres, Jordi Hereu, Elma Saiz y Ana Redondo », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. (es) José Enrique Monrosi et Esther Palomera, « Sánchez recupera la cuarta vicepresidencia para Montero, refuerza a Bolaños e incorpora a Óscar Puente », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  40. (es) « Sánchez premia con ministerios a Torres y Óscar Puente después de perder el poder el 28M tras pactos del PP », Europa Press,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. (es) « Los 22 ministros del nuevo Gobierno de Pedro Sánchez prometen sus cargos ante el rey », Onda Cero,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  49. (es) « "Ojalá Óscar Puente haciéndose cargo del armario de mis 'tuppers'": las redes se llenan de memes con la labor del ministro tras la DANA », Público,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  51. (es) Borja Terán, « La paradoja de Óscar Puente y su nueva forma de comunicar en Twitter », 20 Minutos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  55. (es) « Oscar Puente afronta su segundo mandato al frente del PSOE de Valladolid e incorpora a Patricia Gómez Urbán como vicesecretaria », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  56. « Paris condamne "avec fermeté" des propos du ministre des Transports espagnol après le débarquement d'adolescents français juifs d'un avion de la compagnie Vueling », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  57. « Affaire Vueling : les ministres Benjamin Haddad et Aurore Bergé condamnent «avec fermeté» les propos du ministre espagnol des Transports », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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