Phare du Cap Fréhel

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Phare du cap Fréhel
FR-22179capfrehel phare02.jpg

L'entrée du phare

Localisation
Coordonnées
Adresse
Baigné par
Histoire
Construction
Mise en service
Électrification
Automatisation
Oui. Le phare est télécommandé depuis la subdivision de Lézardrieux.
Statut patrimonial
Gardienné
Oui
Visiteurs
Oui. D'avril à octobre.
Architecture
Hauteur
32,85 m
Hauteur focale
85 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Élévation
85 m
Marches
145Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Couleurs
Équipement
Lanterne
Halogénure métallique 1 000 W
Optique
Tournante BBT à 4 panneaux,
focale 0,50 m
Portée
Feux
Aide sonore
Corne 2 sons 60 s
(2, 3, 2, 53)
Identifiants
ARLHS
Amirauté
A1698Voir et modifier les données sur Wikidata
List of Lights
MarineTraffic
NGA
114-7960Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation sur la carte des Côtes-d’Armor
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Localisation sur la carte de France
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Le phare du cap Fréhel est un phare maritime des Côtes-d'Armor (France). Le phare actuel, construit de 1946 à 1950 sur la pointe du cap Fréhel, à près de 70 m au-dessus des flots, succède à 2 constructions plus anciennes implantées sur les mêmes lieux. Il éclaire et sécurise fortement le passage de la baie de Saint-Brieuc vers la rade de Saint-Malo très difficile d'accès car battue par les vents. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier phare ou phare Vauban[modifier | modifier le code]

Premier phare de Fréhel

En mai 1694, Vauban inspecte les côtes nord de Bretagne et propose l'édification d'une tour pour avertir des attaques de la flotte anglaise. À cette époque, le commissaire général des fortifications de Louis XIV a déjà fait construire plusieurs phares (le phare du Stiff à Ouessant, le phare des Baleines sur l'île de Ré, le phare de Chassiron à Oléron).

L'ingénieur Siméon Garangeau reprend les plans du phare du Stiff pour construire ce premier phare allumé en 1702 (mais uniquement les mois d'hiver).

En 1717, la marine ordonne l'allumage du feu toute l'année. Les dépenses liées à cet allumage sont financées par une taxe, payée par les navires entrant dans les ports compris entre le cap Fréhel et Regnéville.

En 1774, un réverbère de 60 réflecteurs sphériques remplace le brasier. Placé dans une lanterne, ce système devient tournant en 1821. la portée du feu passe de 15 à 21 milles.

Construction : 1701 - 1702
Allumage  : novembre 1702
Hauteur  : 15 m
Description  : Tour cylindrique accolée à une tourelle demi cylindrique en pierre maçonnée.
Ingénieur  : Siméon Garangeau.
Entreprise  : Gilles Martin Frémery.
Coût  : 6890 livres

De 1702 à 1774, éclairage au charbon à l'air libre.
En 1774, mise en place des réverbères sphériques de Tourtille-Sangrain à 60 becs sur 3 rangs superposés, éclairage à l'huile végétale.
En 1821, remplacement des réverbères par des réverbères à 8 réflecteurs paraboliques de Bordier-Marcet, un éclat long toutes les 135 secondes.

Le second phare[modifier | modifier le code]

Vers 1840, Léonce Reynaud, devant l'état de l'édifice, envisage de construire une nouvelle tour octogonale de 22 m de haut pouvant supporter une optique de Fresnel.

La portée du feu passe à 25 milles.

Les projets d'électrification de 1880 seront abandonnés par une décision ministérielle du 23 juillet 1886.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare sert de poste d'observation pour l'armée allemande qui dynamite l'édifice le 11 août 1944. Seule la vieille tour Vauban reste debout et supporte un feu provisoire jusqu'en 1950.

Construction : 1845-1847
Allumage : 1er mai 1847
Hauteur au-dessus de la mer : 79 m
Hauteur : 22 m
Description :Tour octogonale en maçonnerie de pierre de taille centrée à la façade d'un bâtiment rectangulaire.
Ingénieurs : Boucher et Méquin
Architecte : Léonce Reynaud
Entreprise : Ramard et Mercier
Coût : 85000 francs

1er mai 1847, feu de 1er ordre à éclat long blanc toutes les 30 secondes, optique de François Soleil à 16 demi lentilles.
1875, éclairage à l'huile minérale.
15 juin 1903, feu à deux éclats blancs toutes les 10 secondes. Optique de 0,70 m de focale à 4 panneaux. Eclairage aux vapeurs de pétrole.

Le troisième phare ou phare actuel[modifier | modifier le code]

La pointe du cap Fréhel et ses phares.

Commencée en 1946, la construction du phare actuel s'achève par l'allumage du feu le 1er juillet 1950. L'électrification par le réseau est faite simultanément.[3]

Construction : 1946-1950
Allumage : 1er juillet 1950
Hauteur au-dessus de la mer : 67,70 m
Hauteur : 32,85 m
Hauteur de la focale : 29,60 m
Description : Tour carrée en maçonnerie de pierre de taille centrée à un bâtiment en forme de U
Architecte : Yves Hémar
Entreprise : Peniguet

Les travaux de reconstruction du phare ont été conduits par monsieur Jean Boyet ingénieur TPE responsable de la subdivision de Matignon.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA22000032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Classement au titre des monuments historiques de plusieurs phares ou anciens phares du littoral », sur www.bretagne.pref.gouv.fr (consulté le 10 janvier 2011)
  3. « Découverte du Fort-La-Latte et du Cap Fréhel - Vos Plus Belles Destinations », Vos Plus Belles Destinations,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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