Phare du Grand-Charpentier

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Phare du Grand-Charpentier
Phare du Grand-Charpentier.JPG
Vué générale de l'édifice.
Localisation
Coordonnées
Adresse
Histoire
Construction
Automatisation
oui
Statut patrimonial
Gardienné
non
Visiteurs
non
Architecture
Hauteur
25,4 m
Élévation
27,35 m
Équipement
Lanterne
lampe préfocalisée à incandescence de 150 W
Optique
Optique d'horizon/focale 0,25 m
Portée
14 milles
Feux
scintillant à 6 secteurs : blancs, rouges et verts.
Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de Loire-Atlantique
voir sur la carte de Loire-Atlantique
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Le phare du Grand-Charpentier est un phare en mer, à 1,3 mille au large de la pointe de Chémoulin et de son sémaphore.

Situé sur le plateau rocheux des Charpentiers, il jalonne l'estuaire de la Loire et le port de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1808, l'architecte nantais Mathurin Crucy propose un plan du phare inspiré par l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte[1]. Signé le 28 juillet 1808, ce projet d'un phare pyramidal est un élément d'un vaste projet d'aménagement du port de Saint-Nazaire conçu par les frères Crucy, qui possèdent ensemble une société d'armateurs. Mathurin Crucy propose à Napoléon Ier l'ensemble du projet lors de la visite de celui-ci à Nantes du 8 au 10 août 1808, l'Empereur allant jusqu'à effecteur le voyage jusqu'à l'embouchure de l'estuaire. L'idée des Crucy fait son chemin, mais le projet de phare pyramidal reste à l'état de dessin[2].

Dès 1826, une balise en fer sur les rochers des Charpentiers, signale l'embouchure de la Loire. En 1850, une tourelle en maçonnerie la remplace. Elle est reconstruite en 1877 après une forte tempête. En 1887, elle est de nouveau détruite[3].

En 1888, une tour cylindrique de 25 m de haut reçoit un feu à éclats réguliers (5 secondes à secteurs rouges, blancs et verts). Pendant la guerre de 1939-45, le phare est éteint. Il est rallumé dès le 13 août 1945. En 1954, il est équipé d'un aérogénérateur pour charger les batteries d'accumulateurs du poste émetteur-récepteur. En 1966, un câble électrique sous-marin de 3 000 W assure l'autonomie de son nouveau feu électrique. En 1967, une plateforme pour hélicoptère est installée sur sa lanterne. Elle sera démontée en 1987. En 1969, l'automatisation est réalisée, mais les gardiens resteront jusqu'en 1972[3].

Cette balise aura aussi vu le naufrage du RMS Lancastria le 17 juin 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale.

Phare actuel[modifier | modifier le code]

Construit de 1884 à 1887, le phare actuel est de couleur grise avec une lanterne verte.

Il ne se visite pas.

Son accès reste difficile : seul un canot peut aborder, avant la basse mer, à une petite jetée de 56 m de long.

Le phare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 1142.
  2. Collectif, Mathurin Crucy (1749-1826) : architecte nantais néo-classique, Nantes, musée Dobrée, , 154 p. (notice BnF no FRBNF34868424), p. 38-39.
  3. a et b Notice no IA44000949, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 3 février 2012.
  4. Notice no PA44000053, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]