Phare de Kéréon

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Phare de Kéréon
Kereon from Ouessant.jpg
Localisation
Coordonnées
Adresse
Histoire
Construction
Électrification
Télécontrôlé
Automatisation
Statut patrimonial
Gardienné
non
Visiteurs
non
Architecture
Hauteur
48 m
Élévation
44 m
Équipement
Lanterne
halogène 180 W
Optique
Portée
17 milles (blanc)
7 milles (rouge)
Feux
feu à secteurs blanc et rouge à (2+1) occultations 24 s
Aide sonore
3 sons (2+1), 120 secondes
Localisation sur la carte de France
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Red pog.svg
Localisation sur la carte du Finistère
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Red pog.svg

Kéréon est un phare qui s'élève sur le récif de Men Tensel (« pierre hargneuse » en breton) entre Ouessant et Molène sur le passage du Fromveur en mer d'Iroise.

Il a été inscrit monument historique par arrêté du 31 décembre 2015[1]. Sur proposition de la Commission nationale des monuments historiques, la ministre de la culture et de la communication a, le 20 avril 2017, classé au titre des monuments historiques le phare de Kéréon[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit de 1907 à 1916, il a été financé en partie par un don de 585 000 francs d'Amicie Lebaudy (à comparer à un coût total de construction de 941 000 francs). Il porte donc le nom de son grand-oncle, Charles-Marie Le Dall de Kéréon, un officier de marine guillotiné à l'âge de 19 ans pendant la Terreur. Ce don a aussi permis d'en faire le dernier phare-monument : son intérieur est luxueux, avec de la mosaïque dans la cage d'escalier, du parquet en chêne orné d'une rose des vents marquetée en acajou et ébène, ainsi que des lambris en chêne de Hongrie[3].

Son feu est allumé pour la première fois en 1916. Il fonctionne au pétrole jusqu'en 1972, date de son électrification. Dès cette période, le feu s'allume en fonction de la luminosité, grâce à une cellule, et est alimenté par deux groupes électrogènes et une éolienne, mais les gardiens restaient chargés de veiller à son bon fonctionnement et de l'entretenir.

Il fut le dernier « enfer » (phare isolé en pleine mer) à être automatisé, le , par la mise en place d'un télécontrôle depuis le phare du Créac'h. Depuis, ses planchers marquetés et ses lambris ne sont plus entretenus par les gardiens (il a été gardienné jusqu'en 2004), mais il reste chauffé et déshumidifié entre les visites d'entretien qui ont lieu par beau temps[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Philip Plisson, Guillaume Plisson et Daniel Charles, Phares majeurs de l'arc Atlantique, Éditions du Chêne, [détail de l’édition] (ISBN 2842774035), p. 192-193

Daniel Courton, Cent bougies sur l'eau : un souvenir éclairé de Fernand Crouton, pour des phares de légende, 2012

Louis Cozan, Un feu sur la mer, Editions Les Oiseaux de papier 2010

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Il était un phare, documentaire de 52 min réalisé par Thierry Marchadier, produit par 1+1 Production en 2000. Avec notamment la vie des gardiens au phare de Kéréon.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de région Bretagne : Arrêté n° 2016-12339 du 31 décembre 2015 portant inscription au titre des monuments historiques du phare de Kéréon (Finistère)
  2. Notice no PA29000082, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Fiche histoire de Kéréon, dossier de presse réalisé par la DDE à l'occasion de l'automatisation du phare.
  4. Fiche Contexte de l'automatisation de Kéréon, dossier de presse réalisé par la DDE à l'occasion de l'automatisation du phare.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]