Taglio-Isolaccio

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Taglio-Isolaccio
Taglio-Isolaccio
Vue générale du village de Taglio.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de la Costa Verde
Maire
Mandat
Marie Thérèse Mariotti
2020-2026
Code postal 20230
Code commune 2B318
Démographie
Population
municipale
579 hab. (2018 en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 09″ nord, 9° 28′ 14″ est
Altitude 340 m
Min. 0 m
Max. 525 m
Superficie 11,47 km2
Unité urbaine Penta-di-Casinca
(banlieue)
Aire d'attraction Bastia
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Casinca-Fiumalto
Localisation
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Taglio-Isolaccio est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Tavagna.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Tagliu Isulaccia se situe dans la pieve de Tavagna, dans le canton de Fium'Alto d'Ampugnani en Castagniccia (La Chataigneraie).

Elle est composée de deux villages, Tagliu et Isulaccia, qui se font face sur la partie la plus haute. Elle s'étend de la montagne jusqu'à la mer. Un nouveau lotissement se développe depuis la fin des années soixante dans la plaine avec notamment la fromagerie renommée A Filetta (La Fougère) et un très grand centre de vacances (La Résidence des Isles).

Le Parc Galéa, à Tagliu-Isulaccia, ce sont neuf hectares consacrés aux richesses de la Corse, de la Méditerranée mais aussi du monde. Le visiteur retrouve dans de grands pavillons, des expositions scéno-graphiées multimédia sur la vie dans l’île il y a 100 ans, sur l’industrie, la viticulture, l’agriculture, la navigation, la flore sous-marine, mais aussi la tradition polyphonique, la musique. Deux espaces muséaux, climatisés, confortables, d'un total de 1 700 m2 offrent des textes riches et précis, approuvés et parfois rédigés par les universitaires de Corte. L’extérieur est un immense jardin proposant toutes les essences végétales de l'île et du bassin méditerranéen. Si les adultes y trouvent leur compte en deux heures de promenade, les enfants ne s’ennuieront pas puisque des jeux de piste, des ateliers artisans en herbe sont organisés l’été. Un complément culturel idéal, avec une vue panoramique idéale sur la mer Tyrrhénienne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Taglio-Isolaccio est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Penta-di-Casinca, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[1] et 9 501 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bastia, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 2014 Jules Étienne Mari DVD  
mars 2014 En cours Marie-Thérèse Mariotti DVD Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2018, la commune comptait 579 habitants[Note 3], en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +5,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
439487542583629731720722690
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
635619601600621642611627620
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
652660563558487536438539427
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
420383364526535521523565572
2018 - - - - - - - -
579--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruine de maison forte au lieu-dit Conca.

L'église paroissiale Saint-Michel d'Isulaccia et son célèbre clocher sont situés sur l'emplacement d'une église romane, remaniée.

L'église de Tagliu, doté d'un clocher élancé, date du XVIIIe siècle. Elle fut construite sur l'emplacement d'une ancienne chapelle romane déjà et toujours dédiée à San Mamiliano. L'église primitive se trouvait au lieu-dit "U Santu", au-dessus du village. Elle fut confirmée dès 1500 par Alexandre VI dans le patrimoine de Monte Christo. San Mamiliano, saint patron des navigants dans l'archipel toscan, a vécu et est mort en ermite sur l'île de Monte Christo. Sur cette île, actuellement inhabitée et depuis peu constituée en réserve naturelle, s'élevait l'antique monastère, aujourd'hui en ruine, qui prit ensuite le nom de San Mamiliano. Cette puissante abbaye bénédictine possédait en Corse entre le Xe et le XIIIe siècles de vastes propriétés, dont l'église de Tagliu.

L'église San Mamiliano abrite,

  • derrière le maître autel, un tableau classé représentant "La Vierge Allaitant" (ce qui est assez rare), entourée de San Mamiliano, de saint Jean-Baptiste et de saint Roch. C'est une huile sur toile du XVIIe siècle de 2 m x 1,60 m, classée en 1970 et dont le dossier de restauration est en cours.
  • une statue de la Vierge en bois polychrome de 1,10 m inscrite à l'inventaire en 1970,
  • ainsi que d'autres œuvres intéressantes : un tableau de la Vierge du Rosaire datant du XVIIIe siècle et un chemin de croix, également du XVIIIe siècle.

Dans la sacristie, on peut voir l'emplacement encore visible par lequel on ensevelissait les morts dans "l'Arca", fosse commune qui servit de sépulture jusqu'en 1880, date de la construction de l'actuel cimetière. Le clocher, qui mesure 131 "palmi" de haut, est plus récent. La première pierre a été posée le sous la direction de l'architecte Giacomo Santo Piana de Casabianca.

Dans le village de Taglio, une maison porte l'inscription " Allogio Dei Poveri" (le logis des pauvres) qui indique qu'elle était à la disposition de ceux que l'on appelaient "I Rimiti" (les SDF actuels) qui se déplaçaient seuls ou en groupes de villages en villages et demandaient l'aumône lors des fêtes patronales (ici le ). Les plus chanceux vendaient du fil et des aiguilles, les autres n'avaient rien d'autre à proposer qu'une image pieuse suspendue à leur cou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Taglio a une tradition historique de chanteurs réputés dont les natifs:

  • Antoine-Baptiste Paoli, dit Paoli Di Tagliu, auteur de plusieurs chansons et sonnets dont le célèbre "U Lamentu Di u Castagnu" (la lamentation d'un chataignier).
  • le "Paghjellaiu" Ghjuliu Bernardini, qui a fait partie du groupe Canta U Populu Corsu"
  • ses fils, les fondateurs du célèbre groupe I Muvrini.
  • Pascal Sicurani (1869-1915) .Capitaine au 68e bataillon de chasseurs alpins pendant la Grande Guerre, tombe au champ d'honneur le à la tête de la 8e compagnie lors d'une attaque allemande lors de la bataille de l'Hartmannswillerkopf en Alsace. Inhumé dans sa commune natale en 1922.

Isulaccia est la commune d'origine de Laurent Preziosi, né le 22/06/1912 à Maison Carrée (Algérie) pendant l'affectation professionnelle de son père. Il fut en un des quatre agents secrets de la 1re mission secrète Pearl Harbour (avec de Saule, Toussaint et Pierre Griffi), envoyée en Corse avec l'appui logistique du sous-marin Casabianca (tourelle visible sur la place Saint-Nicolas à Bastia).

Les services français établis à Alger, avec l'aval des autorités anglo-américaines, avaient décidé de coordonner les différents réseaux de résistance en vue de la libération de l'Ile.

Laurent Preziosi est notamment titulaire de la Croix de guerre avec palmes et étoiles, de la Médaille militaire, de la Médaille de la Résistance, de la Croix de Combattant Volontaire de la Résistance (CVR), de celles d'Officier de la Légion d'honneur et d'Officier de l'Ordre national du Mérite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Penta-di-Casinca », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 décembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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