Épée de François Ier

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Épée de François Ier
Francois I sword-J 316-IMG 1805-gradient.jpg
Garde de l'épée de François Ier exposée au musée de l'armée à Paris.
Artiste
P.A. Cataldo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date
Matériau
Propriétaire
No d’inventaire
993 IVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Inscriptions
FECIT POTENCIAM / IN BRACHIO SUO
Chataldo me fecitVoir et modifier les données sur Wikidata

L'épée de François Ier est une épée de la cour de France forgée vers 1510-1515 et ayant appartenu à François Ier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , lors de la bataille de Pavie, elle est, selon les chroniques de l'époque, saisie comme butin de guerre par Juan Aldana après la défaite de l'armée française. En 1585, son fils la vend au roi d'Espagne, Philippe II. En 1808, alors que les armées françaises occupent le pays, Napoléon Ier demande à Murat de rapporter l'épée à Paris pour l'installer dans son bureau au palais des Tuileries[1].

Description[modifier | modifier le code]

La première partie du verset sur le quillon.

L'absence de couronne royale au-dessus de la salamandre, laisse penser qu'elle a été forgée et offerte au roi avant son couronnement. François Ier l’aurait alors conservée comme un objet de collection. Au début du XVIe siècle, les armes d’apparat sont rares. Malgré sa grande qualité, la richesse de son décor d’or émaillé lui interdit toutes utilisations guerrières[1].

L’épée conserve la structure des armes médiévales, en cruciforme. Le pommeau sphérique en émail rouge est orné de rinceaux et de deux larges feuilles d’acanthe. La fusée est décorée de tores émaillés de blanc et de rouge, avec à son sommet une salamandre couchée dans les flammes, emblème de François Ier[1].

Sur les quillons de l'arme est gravé un verset du Magnificat, « Fecit potentiam in brachio suo » que l'on peut traduire : « Il a placé la puissance dans son bras »[1].Décorés de flammèches, les quillons ont perdu leur couleur émail rouge.

Si le blanc et le rouge sont aujourd’hui encore bien visibles, cette arme était également ornée d’émail bleu, mais étant plus fragile la couleur s’est atténuée voire disparue[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. a b c d et e Musée de l'Armée, « Epée de François 1er »

Articles connexes[modifier | modifier le code]