Périco Légasse

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Périco Légasse
Image illustrative de l'article Périco Légasse
Périco Légasse à la conférence d'ouverture des semaines pour les alternatives à Lons-le-Saunier le 8 avril 2016

Naissance (57 ans)
Boulogne-Billancourt
Profession Journaliste
Spécialité Gastronomie, agriculture
Autres activités Critique gastronomique
Animateur de radio
Animateur de télévision
Distinctions honorifiques Ordre du Mérite agricole
Site internet http://www.marianne.net/pericolegasse/
Médias
Presse écrite Marianne
Télévision Manger c'est voter (Public Sénat)
Radio Culture soir (Radio Classique)
Fonction Rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à Marianne

Périco Légasse est un journaliste et critique gastronomique français, né le 21 mars 1959 à Boulogne-Billancourt[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de la bourgeoisie basque, Périco Olivier Sébastien Légasse est le fils de Marc Légasse, écrivain et homme politique basque (fondateur du mouvement autonomiste au Pays basque français après la Seconde Guerre mondiale), et de Jacqueline Laruncet, fille de Jacques Laruncet, directeur de la maison Molyneux, célèbre parfumeur des années 1920, à Paris, et l'arrière petit-fils du peintre Périco Ribéra (1868 - 1948), dont il porte le prénom. Après son baccalauréat, il débute au Matin de Paris à la régie publicitaire, aux côtés de Vincent Lindon, pas encore acteur, comme chef de publicité chargé des petites annonces de la fonction publique territoriale. Il rejoint Jean-François Kahn à l’Événement du jeudi, en 1987, puis à l'hebdomadaire Marianne, où il est aujourd'hui rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie.

Il est le coauteur, avec l'écrivain universitaire Danièle Sallenave, de Nos amours de la France – République-identités-régions aux éditions Textuel en 2003, tentative de compromis historique entre une jacobine orthodoxe et un défenseur des particularismes locaux. En octobre 2012 il publie un "Dictionnaire impertinent de la gastronomie " chez François Bourin éditeur. En avril 2016, il publie A table citoyens ! pour échapper à la malbouffe et sauver nos paysans, Le Cerf éditeur, appel pour un sursaut alimentaire émancipateur des systèmes qui aliènent le consommateur (industrialisation des campagnes, grande distribution et pub addictive).

Il commence son parcours d'animateur télé sur la chaîne Voyage, en 2001, où il anime l'émission Les Carnets de Périco et collabore de 2005 à 2007 à l'émission Ça se bouffe pas, ça se mange de Jean-Pierre Coffe sur France Inter.

Après un passage sur France 3 dans l'émission À la carte, il anime de 2009 à 2011 sur la chaîne parlementaire de l'Assemblée nationale l'émission mensuelle Toques et politique[2] : invités du Centre de Formation Alain Ducasse, deux députés de la même région et de bords politiques opposés, débattent de questions sociales et politiques où le patrimoine alimentaire sert de fil conducteur, notamment les problèmes posés par l'industrie agroalimentaire, la publicité pour produits sucrés et la grande distribution. L'émission est supprimée, en 2011, sur décision de Gérard Leclerc, président de LCP-AN, à la suite des critiques de certains députés, dont Catherine Vautrin ou Jean-Christophe Lagarde, s'étonnant du mélange des genres entre politique et gastronomie. Il est de retour en janvier 2015 sur Public Sénat avec l'émission Manger c'est voter.

De janvier à juin 2012, on le retrouve tous les vendredis sur France Inter dans l'émission Les Affranchis, animée par Isabelle Giordano.

Depuis septembre 2011, il anime l'émission La Bonne étape de Périco Légasse sur TV Tours - Val de Loire. Périco Légasse est régulièrement invité sur les ondes lorsque lorsque l'actualité touche à des questions alimentaires, agricoles ou gastronomiques. Depuis septembre 2015, il tient une chronique à 19h50 dans l'émission Culture soir de Patrick Poivre d'Arvor sur Radio Classique.

Marié à Natacha Polony[3],[4], journaliste à Europe 1, Paris Première et chroniqueuse au journal Le Figaro, il est père de quatre enfants.

Il déclare voter Nicolas Dupont-Aignan lors de l'élection présidentielle française de 2012[5]. Le 12 décembre 2015, à la veille du second tour des élections régionales, il publie dans Le Figaro un billet d'humeur, dans lequel il critique le premier ministre : « Manuel Valls et la guerre civile : le coup de gueule de Périco Légasse »[6].

Critique gastronomique et défenseur des AOC[modifier | modifier le code]

Critique gastronomique « engagé » pour la cause du « goût juste », spécialisé dans les problèmes de consommation, il s'oppose régulièrement à une certaine industrie agro-alimentaire qu'il accuse de dénaturer les aliments, en particulier au groupe laitier Lactalis coupable, selon lui, de porter préjudice au patrimoine fromager de la France par la dénaturation du lait, notamment le camembert au lait cru ; un combat qu'il mène depuis une quinzaine d'années dans Marianne et dont l'aboutissement a été le documentaire Ces fromages qu'on assassine réalisé par Joël Santoni et diffusé sur France 3 le 26 décembre 2007, puis sur France 5. Dans ce documentaire, il révèle aux côtés de son collègue suédois Erik Svenson l'ampleur du danger menaçant les produits de terroir. Une émission qui, à la façon du film Mondovino, fait part de la nécessité de préserver les fromages au lait cru.

Défenseur du principe de l'appellation d'origine contrôlée (AOC), Périco Légasse dénonce les dérives mercantiles d'une agriculture intensive soumise à la pression des lobbies industriels et de la grande distribution. Dans cet esprit, Il a créé les « Mariannes du vin », qui récompensent chaque année dix vignerons français « respectueux de l'esprit et des valeurs de l'AOC ».

Périco Légasse est le journaliste qui mène l'enquête dans le film Nos enfants nous accuseront, réalisé par Jean-Paul Jaud, sorti sur les écrans le 5 novembre 2008, dont le thème central est l'empoisonnement des aliments par les intrants (pesticides, fongicides, engrais, etc.) de la chimie agricole.

En avril 2009, pour l'ouverture de la Foire aux vins et aux fromages de Coulommiers, il préside au théâtre de la ville une conférence-débat suivi d'une projection (Ces fromages qu'on assassine)[7]. Il préside lors de la Foire le jury chargé d'élire le meilleur coulommiers au lait cru[8]. Il persuade alors les élus et les professionnels de Seine-et-Marne, dont le député-maire de Coulommiers, Franck Riester, de déposer une demande de reconnaissance d'appellation d'origine contrôlée pour le brie de Coulommiers[9]. Projet qui est en cours à la suite de la création d'un syndicat de défense du « brie de Coulommiers ».

Périco Légasse vinifie quelques hectolitres de chenin sur le vignoble d' Azay-le-Rideau, en Touraine, qu'il ne commercialise pas. Il est, en 1989, l'un des quatre fondateurs des Chevaliers bannerets du vieux chenin et du grolleau de Ridel, confrérie bachique dont la mission est de promouvoir les vins de l'appellation Touraine Azay-le-Rideau.

En décembre 2009, il lance avec son confrère Bernard Pivot le Comité de Défense du Beaujolais, jury décernant chaque année un prix du meilleur beaujolais et du meilleur beaujolais-villages pour dénoncer le lynchage médiatique et les anathèmes publics dont est victime le beaujolais depuis une dizaine d'années, notamment à Lyon et à Paris. En 2010, il reçoit le prix Victor Perret, décerné, à Juliénas, à ceux dont les écrits ont défendu la cause des vins du Beaujolais.

En mars 2010, Hervé Novelli, secrétaire d’État au Commerce, à l'Artisanat, aux Petites et Moyennes entreprises et à la Consommation, l'intègre au comité de pilotage de la restauration chargé de faire des propositions en vue de la baisse du taux de la TVA appliqué au secteur à 5,5 %. Il y conteste le choix du gouvernement de décréter la triple option : baisse des prix, augmentations salariales, créations d'emplois, considérant que les deux premières sont aléatoires et invérifiables.

En février 2012, sur les traces de Michel Onfray et en bonne intelligence avec le philosophe, il fonde, avec le soutien de la municipalité de Granville et du conseil général de La Manche, l'Université Populaire du Goût de Granville et du Cotentin.

En janvier 2013, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, le nomme président des Trophées de l'Agroécologie en remplacement d'Erik Orsenna. Créés en 2008 par Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, pour récompenser les exploitations agricoles conciliant à la fois performance économique et protection de l'environnement, les TAD sont un concours doté d'un prix de 10 000 euros (don du Crédit agricole) décerné chaque année par un jury composé de représentants du monde agricole et présidé par Périco Légasse. En 2015, Stéphane Le Foll modifie l'intitulé du prix qui devient les Trophées de l'Agroécologie.

En juin 2013, il organise et anime, à Poitiers, avec le journal Marianne et le conseil régional de Poitou Charentes, présidé par Ségolène Royal, dans le cadre des Assemblées de Marianne, un colloque sur le thème "Qu'est-ce qu'ils nous font manger", auquel participent Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, Michel Onfray, Elisabeth de Fontenay, Jack Lang, Jean-Pierre Coffe, Yves Cochet, Alain Ducasse, etc.

Périco Légasse a été nommé au grade de chevalier du Mérite agricole, dans la promotion du 14 juillet 2009, sur proposition du ministre de l'Agriculture Michel Barnier.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Télevision[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2011, il anime l'émission La Bonne étape de Périco Légasse sur TV Tours Val de Loire.

Depuis janvier 2015, il anime l'émission, Manger c’est voter, sur la chaine Public Sénat[10].

Radio[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2015, il tient une chronique sur Radio Classique le mercredi à 19h50 dans l'émission Culture soir de Patrick Poivre d'Arvor

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche bibliographique sur France Inter
  2. « Toques et politique : quand gastronomie et politiques se mettent à table ! », site de LCP – AN.
  3. « Côté vie privée, Natacha Polony se marie en 2007 avec Périco Légasse, célèbre critique gastronomique. Ensemble, ils ont deux enfants. »
  4. Brève du 06/11/12 sur le site d'Arrêt du Images : « Précisons que le compagnon de Natacha Polony se nomme Perico Légasse, journaliste à Marianne, et critique gastronomique. »
  5. Julies Guesdon, « Hollande, Bayrou ou… Dupont-Aignan : les préférés de Marianne », lelab.fr, 16 avril 2012.
  6. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/11/31001-20151211ARTFIG00302-manuel-valls-et-la-guerre-civile-le-coup-de-gueule-de-perico-legasse.php
  7. Carine Martin, « Une conférence-débat avec Périco Legasse », Le Pays Briard, 7 avril 2009, p. 9
  8. François Guillôme, « Jour de fête pour les papilles gustatives », Le Pays Briard, 7 avril 2009, p. 8.
  9. François Guillôme, « Les élus au secours du coulommiers. Vers une AOC pour le brie de coulommiers », Le Pays Briard, 7 avril 2009, p. 10.
  10. http://www.programme.tv/news/actu/124963-le-critique-gastronomique-perico-legasse-recrute-par-public-senat/

Liens externes[modifier | modifier le code]