Charles Coquebert de Montbret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Charles Coquebert de Montbret
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Fratrie
Antoine-Jean Coquebert de Montbret (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ernest Coquebert de Montbret
Eugène Coquebert de Montbret (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Alexandre Brongniart (gendre)
Gustave Coquebert de Montbret (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Baron de l'Empire (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Archives conservées par
Tombeaux de personnages marquants enterrés dans les cimetières de Paris - 155 - Coquebert de Montbret.png
Vue de la sépulture.

Charles Étienne Coquebert de Montbret (, Paris - , Paris) fut consul de France à Hambourg sous l'Ancien Régime et devint, après la Révolution, professeur de statistique minière à l'École des mines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous l'autorité de l'Agence des Mines (organisme gouvernemental chargé de superviser la politique et l'économie minière), il fut le premier rédacteur en chef du Journal des Mines, créé par arrêté du 13 Messidor an II (01 juillet 1793).

Il est ainsi l'auteur de la citation suivante « se défier du ton d'assurance qu'il est si facile de prendre et si dangereux d'écouter » (premier numéro du Journal des Mines en Vendémiaire an III - septembre 1794[1]) qui est depuis systématiquement mise en exergue en page de une de cette publication.

Ce personnage fut chargé par Napoléon du recensement des langues parlées en France sous le Premier Empire. Ce travail fut publié en 1806 sous le nom d’essai d’un travail sur la géographie de la langue française. Lors de cette enquête, il dresse la première carte précise de la frontière linguistique bretonne. Il estime la population brittophone à 995 558 personnes (sur une population d’environ 1,4 million). Cependant son enquête ne porta que sur les départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan. En 1831, il produit une extrapolation basée sur l’augmentation de la population entre 1806 et 1830.

Les communes qu'il désigne comme bretonnantes sont :

  • Dans le Morbihan : Pénestin, camoel, Férel, Arzal, Marzan, Péaule, Le Guerno, trève, Noyal-Muzillac, Questembert, Larré, Molac (+ Le Cours), Elven, Monterblanc, Plaudren, Saint-Jean-Brévelay, Saint-Allouestre, Moréac, Naizin, Kerfourn (trève), Noyal Pontivy, Saint-Gérand (trève), Croixanvec.
  • Dans les Côtes-du-Nord : Hémonstoir, Saint-Caradec, Saint-Connec (trève), Saint-Guen (trève), Vieux-Marché (trève), Merléac, Saint-Martin-des-prés, Corlay, Haut-Corlay, Canihuel (trève), Kerper (trève), Saint-Gilles-Plijeaux, Coet-Malouan, Saint-Connan, Senven-Léhart, Saint-Fiacre (trève), Saint-Pever, Lanrodec, Plouagat, Saint-Jean-Kerdaniel, Bringolo, Goudelin, Tréguidel, Kerstang, Tressignaux, Pleguien, Lanvollon, Lannebert, Pludual, Saint-Laurent, Plouha, Saint-jean.

Il meurt à Paris le 9 avril 1831 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (11e division). Les papiers personnels de Charles Coquebert de Montbret sont conservés aux Archives nationales sous la cote 183AP [2]

Il est le père d'Ernest Coquebert de Montbret, Cécile et Eugène.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]