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NGC 189

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NGC 189
Image illustrative de l’article NGC 189
L'amas ouvert NGC 189
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Cassiopée[1],[2]
Ascension droite (α) 00h 39m 35,699 3s[3]
Déclinaison (δ) 61° 05 40,083 [3]
Magnitude apparente (V) 8,8[1],[4],[5]
9,7 dans la bande B[4],[5]
Dimensions apparentes (V) 2,7[4]
5,0[1],[2]
9,5[5],[6]

Localisation dans la constellation : Cassiopée

(Voir situation dans la constellation : Cassiopée)
Astrométrie
Distance 1,208 ± 0,028 kpc (∼3 940 alal[7]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Amas ouvert
Classe III2p[1],[2]
Masse 281 ± 56 M [7]
Dimensions 7,1 ± 1,1 al[a]
Âge 640+162
−128
a [7]
Découverte
Découvreur(s) Caroline Herschel[2]
Date [2]
Désignation(s) OCL 301[1],C 0036+608
[KPS2012] MWSC 0062[5]

C 0036+608

Liste des amas ouverts

NGC 189 est un amas ouvert situé dans la constellation de Cassiopée. Il a été découvert par Caroline Herschel le , mais sa découverte n'a pas été pubiée et on l'oublia. Il a été redécouvert par John Herschel le [2]

Selon la classification des amas ouverts de Robert Trumpler, NGC 189 renferme moins de 50 étoiles (lettre p) dont la concentration est moyenne (III) et dont les magnitudes se répartissent sur un intervalle moyen (le chiffre 2). Cette classification est ancienne et date d'avant les observations des satellites astrométiques tel Gaia. Les amas renferment généralement beaucoup plus d'étoiles.

Observation

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Avec une magnitude apparente égale à 8,8, NGC 189 n'est pas visible à l'œil nu, mais on peut l'observer avec des jumelles dont l'ouverture est de 60 à 70 mm[4] à condition de le localiser ce qui n'est pas évident.

Cet amas est passablement éloigné des étoiles brillantes de Cassiopée, à plus de 2,2° de Navi (Gamma Cassiopeiae) et de 3,5° d'Archid (Eta Cassiopeiae et davantage de Schedar (Alpha Cassiopeiae). L'amas peut donc être plus facile à localiser avec ses coordonnées et le chercheur d'un télescope ou encore mieux avec avec un télescope muni d'une monture autoguidée et automatisée numériquement.

Caractéristiques

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Certaines caractéristiques apparaissent sur la base de données Simbad, mais une publication très récente () basée sur les mesures de la parallaxe par le satellite Gaia a permis une mise à jour importante des données. Les données du « GAIA EARLY DATA RELEASE 3 (GAIA EDR3) »[8] ont également permis aux auteurs (Almeida, Monteiro et Dias) de cette publication d'estimer la masse de 773 amas ouverts, dont celle de NGC 189 qui est de 281 ± 56 [7].

Quatre distances sont indiquées sur la base de données Simbad, soit :

  • environ 1 228,0 pc (∼4 010 al)[9]
  • environ 1 088 pc (∼3 550 al)[10]
  • 1 247 ± 49 pc (∼4 070 al)[11]
  • environ 1 300 pc (∼4 240 al)[12]

La moyenne et l'écart type de ces quatre valeurs sont 1 216 ± 90 pc (∼3 970 al). Almeida et Dias indique une valeur presque égale à cette denière, soit 1,208 ± 0,028 kpc (∼3 940 al)[7], c'est la valeur la plus précise de la distance de cet amas et celle qui apparaît dans l'infobox et qui est utilisée pour calculer la taille de l'amas.

Une autre façon de calculer la distance de l'amas est d'utiliser les valeurs de la parallaxe stellaire indiquées sur Simbad, soit :

  • 0,805 ± 0,034 mas/an[13]
  • 0,773 ± 0,038 mas/an[14]
  • 0,775 ± 0,025 0 mas/an[9]
  • 0,779 ± 0,028 mas/an[11]
  • 0,772 ± 0,025 mas/an[15]
  • 0,772 ± 0,004 mas/an[6]
  • 0,772 ± 0,025 mas/an[16]

La moyenne de ces valeurs et de leur incertitude sont égales à 0,778 3 ± 0,025 6 mas/sn ce qui correspond à une distance de 1 285+44
−41
 pc[b].

Taille et dimensions

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Les avis diffèrent énormément quant à la taille angulaire de NGC 189, de 2,7[4] à 9,5[5],[6]. En choisissant la plus petite taille et la distance minimale de (1 208–28) pc, on obtient une dimension de 3,02 al[c]. De même, en prenant la plus grande taille et la distance maximale de (1208 + 28) pc, on obtient une dimension de 11,14 al[d]. De ces deux valeurs, on peut écrire que la taille de l'amas est de 7,1 ± 1,1 al, ce qui est plutôt imprécis. Évidemment, la taille angulaire de l'amas dépend du choix des étoiles qui en font partie et ce choix peut varier énormément d'un auteur à l'autre.

Vitesse radiale

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Quatre valeurs quasi identiques de la vitesse radiale moyanne des étoiles de l'amas sont indiquées sur Simbad, soit:

  • −28,782 ± 0,519 km/s[13]
  • −28,76 ± 0,88 km/s[17]
  • −29,391 ± 0,534 km/s[11]
  • −28,71 ± 0,53 km/s[18]

La moyenne de ces valeurs et de leur incertitude sont égales à −28,9 ± 0,6 km/s

Mouvement propre

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Simbad indique neuf couples du mouvement propre, mais deux de ces couples sont totalement différents des autres et très peu précis avec même l'un deux montran une incetitude plus grandes que la valeur. Les sept couples fort semblables sont en en ascension droite et en déclinaison:

  • 0,316 ± 0,079 mas/an et −3,362 ± 0,090 mas/an[13]
  • 0,315 ± 0,051 mas/an et −3,356 ± 0,058 mas/an[14]
  • 0,353 ± 0,056 mas/an et −3,382 ± 0,103 mas/an[9]
  • 0,336 ± 0,120 mas/an et −3,315 ± 0,176 mas/an[11]
  • 0,338 ± 0,071 mas/an et −3,306 ± 0,109 mas/an[15]
  • 0,338 ± 0,016 mas/an et −3,306 ± 0,023 mas/an[6]
  • 0,338 ± 0,071 mas/an et −3,306 ± 0,109 mas/an[16]

Les moyennes de ces valeurs et de leurs incertitudes sont respectivement de 0,333 4 ± 0,058 6 mas/an en ascension droite et de −3,333 3 ± 0,095 4 mas/an en déclinaison.

Les deux autres couples indiqués sur Simbad sont:

  • −2,761 ± 1,368 mas/an et −2,398 ± 0,947 mas/an[10]
  • −0,36 ± 0,59 mas/an et −3,02 ± 0,10 mas/an[19]

Métallicité

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Une valeur de la métallicité de l'amas est mentionnée sur Simbad, soit 0,119[11], et celle indiquée psr Almeida et ses collègues égale à 0,048 ± 0,116 (entre -0,068 et +0,164). Selon ces deux sources, la métallicité serait donc comprise entre -0,068 et 0,119. Cela signifie que l'amas contient enre et 86% et 132% (10-0,068 et 100,119 en pourcentage) d'éléments lourds que l'hydrogène et l'hélium, par rapport au Soleil. Après le Big Bang, l'Univers ne contenait que des éléments légers, l'hydrogène et l'hélium et quelques traces de lithium. La nucléosynthèse primordiale a produit d'autres éléments plus lourds que l'hélium mais guère plus. Les éléments plus lourds ont ensuite été produits dans le cœur des étoiles et éjectés dans l'espace par des supernovas. Plus la métallicité d'une étoile ou d'un amas est élevé, plus ils sont âgés. L'âge d'environ 640 millions d'années pour NGC 189 proposé par Almeida et ses collègues est étonnante considérant les valeurs de la métallicité, considérant que l'âge du Soleil est d'environ 4,57 milliards d'années, donc bien plus âgé que les étoiles de NGC 189.

Les étoiles de NGC 189

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Simbad montre un bouton nommé children. En cliquant sur ce bouton, on atteint une section de cette base de données qui renferme un tableau contenant 185 entrées les children de NGC 189[20]. Cependant, des étoiles peuvent apparaître plusieurs fois dans la deuxième colonne du tableau, d'où le nombre des liens bibliographiques qui est supérieur au nombre d'étoiles. Le nombre d'étoiles diminue davantage lorsqu'on choisit de ne montrer que celles dont la probabilité d'appartenir à l'amas est égale ou supérieure à 90%. Pour NGC 189, il y en a 113[21].

Mouvement propre

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La moyenne et l'écart type du mouvement propre des 113 étoiles en ascension droite et en déclinaison sont de 0,317 4 ± 0,066 1 mas/an et −3,376 9 ± 0,088 5 mas/an[21]. Ces deux valeurs sont très semblables à celles indiquées précédemment.

Il n'y a que 12 étoiles dont la vitesse est indiquée. La vitesse de celles-ci va de 38,13 ± 13,63 km/s à −64,82 ± 7,49 pour une valeur moyenne de −22,37 ± 28,04 km/s, un écart type supérieur à la moyenne. On ne peut guère utiliser ces données.

Les valeurs de la parallaxe et de leur incertitude permettent de calculer la distance moyenne des étoiles de l'amas de trois différentes manières. La plus simple consiste à calculer la distance de chaque étoile à partir de sa parallaxe et ensuite d'obtenir la moyenne et l'écart type de ces valeurs. Cela donne une distance de 1 298 ± 53 pc (∼4 230 al)[21].

On peut aussi calculer la distance à partir de la parallaxe moyenne et de l'écart type de type des 113 étoiles[8], soit 0,771 4 ± 0,030 9 mas. La distance obtenue est alors égale à 1 296 +54
−50
 pc.

Enfin, une troisième façon consiste à utiliser la moyenne des écarts positifs (43 pc) et des écarts négatifs (−35 pc) avec la valeur moyenne de la distance. On obtient 1 298 +43
−35
 pc, soit très semblable à la deuxième manière.

Ces valeurs sont semblables à la valeur d'Almeida et ses collègues qui est inscrite dans l'infobox, mais légèrement supérieures.

Une seule étoile spéciale

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Simbad ne mentionne aucun type spectral pour ces 113 étoiles et seul UCAC4 756-007062 présente une caractéristique notable, c'est une binaire spectroscopique[22].

Notes et références

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  1. Voir section « Taille et dimensions ».
  2. d=1000/0,7783 pc = 1285 pc
    dmin = 1000/(0,7783+0,0256) pc = 1244 pc
    dmax = 1000/(0,7783-0,0256) pc= 1244 pc, d'où d=1 285+44
    −41
     pc.
  3. (2,7/60)°*(π rad/180°)*(1208-28) pc * 3,2616 al/pc = 3,02 al
  4. (9,5/60)°*(π rad/180°)*(1208+28) pc * 3,2616 al/pc = 11,14 al

Références

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  1. a b c d et e « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke, NGC 100 à 199 », sur astrovalleyfield.com (consulté le ).
  2. a b c d e et f (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 150 - 199 » (consulté le ).
  3. a et b (en) « Results for object NGC 189 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  4. a b c d et e (en) « NGC 189 - Open Cluster in Cassiopeia », The Sky Live (consulté le )
  5. a b c d et e (en) « NGC 189 -- Open Cluster », Simbad https://simbad.u-strasbg.fr/simbad/sim-id?Ident=%40129975&Name=NGC+++189&submit=display+all+measurements#lab_meas (consulté le ).
  6. a b c et d T. Cantat-Gaudin et F. Anders, « Clusters and mirages: cataloguing stellar aggregates in the Milky Way », Astronomy & Astrophysics, vol. 633, no A99,‎ , p. 22 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201936691, lire en ligne [PDF]).
  7. a b c d et e Anderson Almeida, Hektor Monteiro et Wilton S Dias, « Revisiting the mass of open clusters with Gaia data », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 525, no 2,‎ , p. 2315-2340 (DOI 10.1093/mnras/stad2291, lire en ligne [PDF])
  8. a et b (en) « GAIA EARLY DATA RELEASE 3 (GAIA EDR3) », ESA
  9. a b et c E. Poggio, R. Drimmel, T. Cantat-Gaudin et et all., « Galactic spiral structure revealed by Gaia EDR3. », Astronomy & Astrophysics, vol. 651, no A104,‎ , p. 10 pages (DOI 10.48550/arXiv.2103.01970, lire en ligne [PDF]).
  10. a et b A. V. Loktin et M. E. Popova, « Updated version of the `homogeneous catalog of open cluster parameters' », Astrophysical Bulletin, vol. 72, no 3,‎ , p. 257-265 (DOI 10.1134/S1990341317030154, Bibcode 2017AstBu..72..257L, lire en ligne [html]).
  11. a b c d et e Wilton Wilton S. Dias, Héktor Monteiro, Aandré Moitinho, Jácques R. D. Lépine, Giovanni Carraro, Ernst Paunzen, Bruno Alessi et Lázaro Villela, « Updated parameters of 1743 open clusters based on Gaia DR2 », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 504, no 1,‎ , p. 356-371 (DOI 10.1093/mnras/stab770, lire en ligne [PDF]).
  12. Sami Dib, Stefan Schmeja et Richard J. Parker, « Structure and mass segregation in Galactic stellar clusters », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 473, no 1,‎ , p. 849-859 (DOI 10.1093/mnras/stx2413, lire en ligne [PDF]).
  13. a b et c R. Drimmel1, L. Romero-Gómez, L. Chemin et et coll., « Gaia Data Release 3 Mapping the asymmetric disc of the Milky Way. », Astronmy & Astrophys, vol. 674, no A37,‎ , p. 35 pages (DOI 10.1051/0004-6361/202243797, lire en ligne [html]).
  14. a et b Y. Tarricq, L. Soubiran, L. Casamiquela, A. Castro-Ginard, J. Olivares, N. Miret-Roig et P. A. B. Galli, « Structural parameters of 389 local open clusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 659, no A59,‎ , p. 13 pages (DOI 10.1051/0004-6361/202142186, lire en ligne [PDF]).
  15. a et b T. Cantat-Gaudin, F. Anders, S. Castro-Ginard et et al., « Painting a portrait of the Galactic disc with its stellar clusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 640, no A1,‎ , p. 17 pages (DOI 10.1051/0004-6361/202038192, Bibcode 2020A&A...640A...1C, lire en ligne [PDF]).
  16. a et b T. Cantat-Gaudin, C. Jordi, A. Vallenari et et al., « A Gaia DR2 view of the open cluster population in the Milky Way », Astronomy & Astrophysics, vol. 618, no A93,‎ , p. 16 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201833476, lire en ligne [PDF]).
  17. Y. Tarricq, C. Soubiran, L. Casamiquela et Et al., « 3D kinematics and age distribution of the Open Cluster population », Astronomy & Astrophysics, vol. 647, no A19,‎ , p. 15 pages (DOI 10.48550/arXiv.2012.04017, lire en ligne [PDF])
  18. C. Soubiran, T. Cantat-Gaudin, M. Romero-Gómez et et al., « Open cluster kinematics with Gaia DR2 », Astronomy and Astrophysics, vol. 619, no A155,‎ , p. 11 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201834020, lire en ligne [PDF]).
  19. W.S. Dias, H. Monteiro, T. C. Caetano, J. R. D. Lépine et M. Assafin, « Proper motions of the optically visible open clusters based on the UCAC4 catalog », Astronomy & Astrophysics, vol. 564, no A79,‎ (DOI 10.1051/0004-6361/201323226, Bibcode 2014A&A...564A..79D, lire en ligne [PDF]).
  20. (en) « NGC 189 -- 185 children from 289 bibliographic links », Simbad (consulté le ).
  21. a b et c « Fichier des 381 étoiles en format HTML » (consulté le )
  22. (en) « UCAC4 756-007062 -- Star », Simbad (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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