Willem Kalf

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Willem Kalf
Willem Kalf.jpg

Portrait de l'artiste Willem Kalf

Naissance
Décès
Nationalité
néerlandaise
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Activité
Mouvement
A influencé
Conjoint
Cornelia Pluvier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Willem Kalf est un peintre néerlandais, l'un plus grands peintres de nature morte de son époque, né le à Rotterdam et mort le (à 73 ans) à Amsterdam.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il travaille à Paris entre 1642 et 1646, période pendant laquelle il développa la représentation d'intérieurs de granges miteuses et de banals ustensiles de cuisines.

Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn. Il s'installe en 1653 à Amsterdam, après avoir épousé une jeune femme cultivée et de bonne famille. C'est là qu'il se mit à peindre des natures mortes appelées en hollandais pronkstillevans (« natures mortes d'apparat » ou « ostentatoires »). Ces tableaux où l'on dénote les influences flamandes, se composent d'articles de luxe tels qu'argenterie, porcelaine chinoise, tapis d'orient, verres précieux et denrées exotiques. Ils ne semblent pas avoir de portée symbolique, mais devaient à l'époque évoquer la richesse de la république hollandaise, la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand. Ces objets, dans les œuvres de sa maturité, sont disposés avec sobriété, contrastant avec l'exubérance des natures mortes flamandes. Sa peinture, une pâte nourrie, appliquée généreusement, modèle ces formes larges et parvient à rendre la sensation provoquée par les différentes textures[1]. La qualité de ses œuvres le fait comparer à Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matière.

Le , Kalf participe à une vente aux enchères de tableaux au Heeren Logement avant de rendre visite à son ami le graveur et marchand d'art Jan Pietersz Zomer ; ce dernier raconte au biographie Arnold Houbraken que sur le chemin du retour, Kalf est tombé la tête en avant, s'est couché en se sentant très mal, et est mort le lendemain[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Tableaux peints en France
Natures mortes d'Amsterdam 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion, , 335 p. (ISBN 2-08-012451-X), p. 210
  2. (nl) Arnold Houbraken, « Willem Kalf », dans De groote schouburgh der Nederlantsche konstschilders en schilderessen, vol. 3, (lire en ligne), p. 356-257.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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