Louis Joseph Watteau

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Louis Joseph Watteau
Lille Hospice comt Mailly L Watteau.JPG
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
LilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis-Joseph WatteauVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Watteau de LilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Enfant
Parentèle
Autres informations
Maître
Élèves

Louis Joseph Watteau, dit Watteau de Lille[1], né le à Valenciennes, et mort le à Lille, est un peintre français.

Il est le neveu d'Antoine Watteau, le peintre des fêtes galantes, et le fils de Noël Joseph Watteau (1689-1756), frère du précédent.

Peintres actifs à Lille, lui et son fils François seront appelés les « Watteau de Lille ». Son rôle a été déterminant dans la création du futur musée lillois des beaux-arts qui sera inauguré en 1803, par la réalisation du premier inventaire des tableaux confisqués à la Révolution.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif de Valenciennes, Louis-Joseph Watteau y est d'abord apprenti de Jean-Baptiste Bondu en 1738-1739, avant de se rendre à Paris où il est l'élève de Jacques Dumont, il passe à l'Académie royale de peinture et de sculpture. En 1755, il est nommé professeur à l'école de dessin de Lille, qui vient d'être créée, mais n'y reste que peu de temps : ayant inclus l'étude du modèle vivant dans son cours, cette innovation, jugée scandaleuse, provoque sa destitution[2]. L'année suivante, il achète une charge de peintre dans sa ville natale. Il participe alors activement à la vie de la Guilde de Saint-Luc de 1758 à 1764. En 1757, il épouse Marie Agnès Dandois à Maubeuge qui lui donnera douze enfants, parmi lesquels François. En 1770[3], il est adjoint du peintre Louis-Jean Guéret à l'école de dessin de Lille. Il prend sa suite à la direction du cours de dessin en 1778. Membre de l'Académie des beaux-arts de Lille depuis sa fondation, en 1775, il devient alors l'un des principaux artisans de la fondation de l'Académie de Valenciennes en 1783. Fixé définitivement à Lille, il revend sa charge de peintre valenciennois en 1788 et s'engage dans la sauvegarde des tableaux confisqués au début de la Révolution, ce qui l'amène à être l'initiateur du musée de la ville en 1795. Il meurt le (10 fructidor de l'an VI) dans son logement de l'école centrale de Lille, rue des Arts.

Œuvre[modifier | modifier le code]

La 14e expérience aérostatique de Monsieur Blanchard accompagné du Chevalier Lépinard, Lille, musée de l'hospice Comtesse
La visite à la ferme, Musée de Sens

Ses œuvres sont pour l'essentiel conservées dans les musées de Lille et Valenciennes.

  • Avesnes-sur-Helpe, collégiale Saint-Nicolas : trois tableaux dans la chapelle de la Vierge ;
  • Lille :
    • église Saint-Maurice : quatre scènes de la Passion ;
    • musée de l'hospice Comtesse :
      • La 14e expérience aérostatique de M. Blanchard, huile sur toile ;
      • Le Bombardement de Lille, huile sur toile ;
      • Le Retour des Aéronautes Blanchard et Lépinard, huile sur toile ;
    • Palais des beaux-arts de Lille :
      • La Réception d'un soldat arrivant dans sa patrie, avec en fond Lille vue du Dieu-de-Marcq, 1774, huile sur toile ;
      • La Fête au Colisée de Lille, vers 1789, huile sur toile, 240 × 227 cm[4]
      • Le Violoneux, huile sur toile ;
      • Le Marchand d'oublies, huile sur toile ;
  • Paris, musée du Louvre : La Tentation de saint-Antoine ;
  • Reims, musée des beaux-arts : Bataille et Attaque d'une charatte ;
  • Valenciennes, musée des beaux-arts :
    • La Jolie Colombe, huile sur toile ;
    • La Joueuse de vielle, huile sur toile ;
    • Le Congé absolu, huile sur toile ;
    • Le Dragon amoureux, huile sur toile ;
    • Le Savoyard et sa marmotte, huile sur toile.
  • Collections privées :
    • L'Arrêt à l'auberge, huile sur toile, 42 × 57 cm, Collection privée, vente Couturier Nicolay 1990

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme plus tard son fils François Watteau.
  2. Jules Lenglart, Catalogue des tableaux du Musée de Lille, 1893, p. 301
  3. Il reçoit le le premier prix de bosse pour son morceau Milon de Crotone dévoré par un lion.
  4. Fête, Lille

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Mabille de Poncheville, Louis et François Watteau dits Watteau de Lille, Paris, André Delpeuch, 1928
  • Claude-Gérard Marcus, Les Watteau de Lille (Louis-Joseph et François Watteau), Paris, 1976
  • Gaëtane Mäes, Les Watteau de Lille. Louis Watteau (1731-1798). François Watteau (1758-1823), Paris, Arthena, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]

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