Monestier-d'Ambel

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Monestier-d'Ambel
Le village vu du lac du Sautet.
Le village vu du lac du Sautet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Jean-Paul Bertrand
2014-2020
Code postal 38970
Code commune 38241
Démographie
Population
municipale
21 hab. (2014 en diminution de 4,55 % par rapport à 2009)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 41″ nord, 5° 55′ 27″ est
Altitude Min. 746 m
Max. 2 378 m
Superficie 11 km2
Localisation

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Monestier-d'Ambel
Liens
Site web www.monestierdambel.fr

Monestier-d'Ambel est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est l'une des communes les moins peuplées du département[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Monestier-d'Ambel est situé dans la région du Beaumont, au nord du Massif du Dévoluy, sur la rive droite de la Souloise, à l'entrée du lac du Sautet, où elle se jette dans le Drac.

La falaise.

Le village est adossé à la montagne de Faraud, en face de Pellafol, situé sur la rive opposée de la Souloise sur une plaine résiduelle d'origine glaciaire quasiment absente sur la rive droite. Largement exposé à l'ouest et au nord, le village subit un climat plutôt rude, et la rareté des terres cultivables y rend l'activité agricole difficile.

Le Monestier est difficile d'accès : la seule route le traversant est un embranchement de la D 537 qui relie Corps (Isère) à Veynes (Hautes-Alpes) à travers le Dévoluy. Corps, le chef-lieu de canton et plus proche village possédant des commerces et des services accessibles, est à 15 kilomètres par une route sinueuse ; la préfecture, Grenoble, est à 80 kilomètres par de mauvaises routes à travers le Trièves ou le Beaumont.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur de l'église, sur la gauche une statue de saint Eldrade.
Prise d'habit du Saint en 814

Saint Eldrade, né en 781 à Ambel, admis moine en 814 à l'abbaye de la Novalaise en est devenu prieur en 825. Les parents d'Eldrade, Aldradus et Léodda, propriétaires du château d'Ambel, donnèrent une éducation religieuse et intellectuelle qui devint orphelin à 20 ans. Faisant don de ses biens aux pauvres et aux pèlerins, et se mettant à travailler la terre, décidant de tout quitter, traversant la Provence et le Languedoc, il partit alors pour Saint-Jacques-de-Compostelle, puis revint vers les Alpes. Il vint frapper à la porte de l'abbaye de la Novalaise, dans le val de Suse. Mais le père abbé, Ambuffle, voulant éprouver sa détermination, lui remit le bâton et la besace du pèlerin, et le renvoya sur les chemins[2]. Il est élu à l'unanimité et le restera jusqu'à sa mort, 20 ans plus tard, certains disent en 864 à 83 ans. Quelques années plus tard les moines de l'abbaye crée un monastère à Ambel. Comme à Le Monêtier-les-Bains ces moines de Novalaise crés un lieu d'accueil de pèlerins et le village s'y est ensuite développé.

Avant 1800, la commune de Monestier-d'Ambel est rattachée aux Hautes-Alpes par certaines publications[3], mais l'état-civil dès 1792 la place dans l'Isère[4].

Saint Eldrade représenté dans l'église

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1807 1822 Jean-Jacques Gagnaire    
1822 1825 François Vernet    
1825 1825 M. Barbe   maire par Intérim
1826 1826 Philippe Blanchard   maire par Intérim
1827 1848 Philippe Blanchard    
2001 2014 Jean-Claude Courteau    
2014 en cours Jean-Paul Bertrand SE Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2014, la commune comptait 21 habitants[Note 1], en diminution de 4,55 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207 192 194 210 195 217 213 217 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
208 187 188 200 204 213 205 172 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 139 112 94 73 80 81 65 37
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
28 32 30 48 64 20 24 22 21
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les dix plus petits villages de l’Isère », Isère Magazine, n. 138, octobre 2013, p. 26.
  2. les amis de Saint-Eldrade, à Ambel, placent cette élection en 844
  3. Louis Marie Prudhomme. La république française en LXXXIV départemens: dictionnaire géographique et méthodique, destiné aux administrateurs, négocians, gens d'affaires, et à ceux qui étudient la géographie de la France, 1793, p. 296 https://books.google.fr/books?id=hNtBAAAAcAAJ&pg=RA2-PA346&dq=Monestier+d%27Ambel+Hautes-Alpes&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ29-urLHXAhVB2aQKHTbjBCoQ6AEIKzAB#v=onepage&q=Monestier%20d%27Ambel%20Hautes-Alpes&f=false
  4. Document 9NUM/AC241/1 Monestier-d'Ambel. naissances,mariages,décès. Coll. communale ( 1793-1812 ) Document 9NUM/AC241/1 Monestier-d'Ambel. naissances,mariages,décès. Coll. communale ( 1793-1812 ) Image: AD038_9NUM_5MI0727_0419.JPG. http://archivesenligne.archives-isere.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/560566/484590:538785:542811:560566/1080/1920
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]