Eldrade

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Eldrade
Novalesa Sant Eldrado-2.jpg
Saint Eldrade, peinture de l'abbaye de la Novalaise, Italie (XIe siècle)
Fonction
Abbé
Biographie
Naissance
Décès
Entre 840 et 845, ou le 18 mars 875
NovalaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Vénéré par
Étape de canonisation
Fête
13 mars

Eldrade, né en 781 dans le petit village d'Ambel, dans l'actuel département français de l'Isère, à mi-chemin entre Grenoble et Gap, est un saint de l’Église catholique, prieur de l'abbaye de la Novalaise dans la première moitié du IXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'admission d'Eldrade à l'abbaye de la Novalaise (fresque dans cette abbaye).

Les parents d'Eldrade, Aldradus et Léodda, issus de l'aristocratie franque, propriétaires du château d'Ambel, lui donnèrent une éducation religieuse et intellectuelle. Orphelin à 20 ans, il fit don de ses biens, qui étaient importants, aux pauvres et aux pèlerins, et se mit à travailler la terre. Puis il décida de tout quitter. Traversant la Provence et le Languedoc, il partit alors pour Saint-Jacques-de-Compostelle, puis revint vers les Alpes, et vint frapper à la porte de l'abbaye de la Novalaise, dans le val de Suse. Mais le père abbé, Ambuffle, voulant éprouver sa détermination, lui remit le bâton et la besace du pèlerin, et le renvoya sur les chemins. En 814, il fut enfin admis à la Novalaise.

L'abbaye de la Novalaise, soumise à la règle de saint Benoît, était importante : elle compta jusqu'à 500 moines. Eldrade y fut remarqué par ses capacités et sa sagesse. En 825[1], il fut élu à l'unanimité prieur de l'abbaye. Il le restera jusqu'à sa mort, une vingtaine d'années plus tard.

Fresque dans l'abbaye de la Novalaise.
Statue de saint Eldrade dans l'église de Monestier-d'Ambel.

Particulièrement soucieux de venir en aide aux pèlerins, en grand danger sur les chemins de l'époque, il envoya des moines de son abbaye fonder en divers lieux des points d'accueil et de protection des fidèles. On lui doit notamment la création d'un monastère dans la vallée de la Guisane, près de Briançon (dans le département des Hautes-Alpes, France) ; le monastère a disparu, mais le village qui s'était formé autour de lui est resté et a gardé le nom de Monêtier, devenu depuis Le Monêtier-les-Bains pour attirer les touristes modernes plus intéressés par le thermalisme que par le pèlerinage. Au voisinage d'Ambel, fut aussi créé un monestier, qui a lui aussi donné son nom à une commune actuelle : le Monestier-d'Ambel.

Eldrade mourut en odeur de sainteté entre 840 et 845, ou selon le Sanctoral du diocèse de Gap et d'Embrun, le à l'âge de 94 ans[2].

Fêtes religieuses[modifier | modifier le code]

Saint Eldrade est fêté le . Un pèlerinage réunit chaque année, le deuxième dimanche du mois de juillet, du Monestier-d'Ambel à Ambel, les amis de Saint Eldrade. Il se lie avec la paroisse de Lambesc (Var), patrie des parents d'Eldrade[3].

Source[modifier | modifier le code]

  • Documents affichés à l'église d'Ambel par l'association des Amis de Saint-Eldrade

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. les amis de Saint-Eldrade, à Ambel, placent cette élection en 844
  2. les amis de Saint-Eldrade
  3. [PDF] Pèlerinage paroissial à St Eldrade à Ambel, paroisse Saint Pierre-Julien Eymard.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]