Micro-États européens

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Les Micros-États Européen

Les micro-États européens sont un ensemble de six très petits États souverains en Europe. Andorre, le Liechtenstein, Malte, Monaco, Saint-Marin et le Vatican sont généralement inclus. Quatre de ces États sont des monarchies (trois principautés - Andorre, le Liechtenstein et Monaco et une papauté, le Vatican), tandis que Malte et Saint-Marin sont des républiques. Ces États existent depuis le premier millénaire ou le début du deuxième millénaire, sauf pour le trône du Liechtenstein et le statut d'Andorre qui date du XVIIe siècle. Les micro-États sont de petits États souverains reconnus par les autres États, contrairement aux micronations, qui ne sont qu'auto-déclarées et non reconnues.

Liste des petits États étiquetés comme micro-États[modifier | modifier le code]

Micro-État Superficie (en km2) Population
Drapeau d'Andorre Andorre 468 76 949
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein 160 35 236
Drapeau de Malte Malte 316 446 547
Drapeau de Monaco Monaco 2,02 36 950
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin 61 32 793
Drapeau du Vatican Vatican 0,44 921

Politiques économiques et relations avec l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Les micro-États européens sont tous de taille et de population limitée, et ont des ressources naturelles limitées. En conséquence, ils ont adopté des politiques économiques spéciales, impliquant généralement de faibles niveaux de taxation et quelques restrictions à l'investissement financier externe. Les cinq micro-États européens ont obtenu des relations spéciales avec l'Union européenne. La plupart des micro-États ont également conclu une union douanière avec leurs grands voisins pour améliorer leur situation économique (Vatican et Saint-Marin avec l'Italie, le Liechtenstein avec la Suisse, Monaco avec la France). La plupart d'entre eux n'ont pas de frontières clairement identifiés; par exemple, Monaco constitue une région métropolitaine continue avec les communes françaises voisines (la plus importante étant Beausoleil) et a de nombreuses rues à travers ou même le long de la frontière.

Autres entités[modifier | modifier le code]

Dépendances[modifier | modifier le code]

Alors que les micro-États ont la souveraineté sur leur propre territoire, il y a aussi un certain nombre de petits territoires autonomes, qui, bien qu'ayant (dans presque tous les cas) leur propre gouvernement indépendant, exécutif, législatif, judiciaire, de la police, et d'autres signes d'indépendance, sont néanmoins sous la souveraineté d'un autre État ou monarque.

Ordre souverain militaire de Malte[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'ordre souverain de Malte

L'ordre souverain de Malte est un ordre religieux catholique incardiné au Saint-Siège doté d'une souveraineté fonctionnelle et une organisation internationale caritative. C'est l'une des organisations qui a pris la suite de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et dont les statuts actuels datent de 1961[1]

L'ordre souverain de Malte se déclare sujet de droit international public[2] comme possédant une souveraineté fonctionnelle, différence importante avec la souveraineté étatique. En fait, l'ordre souverain de Malte est simplement reconnu auprès des organisations internationales, en tant qu'ONG et non comme État souverain et, également, auprès de la Commission européenne[3] et des principales organisations internationales[3]

Puisqu'il est reconnu à l'Ordre le droit à légation, celui-ci peut entretenir des relations bilatérales ; le Blue Book des Nations unies précise au sujet du titre d'ambassadeur de l'ordre souverain de Malte que « Le titre d'ambassadeur, lorsqu'il s'applique au représentant d'une entité autre qu'un État, ne doit pas s'entendre comme indiquant en soi le droit aux privilèges et immunités diplomatiques ». L'Ordre dispose d'un siège d'observateur permanent auprès des Nations unies[3], avec tous les pays qui le souhaitent, en fait, un centaine d’États[4]. Breycha-Vauthier précise « l'ordre ayant une personnalité en droit international particulier et non en droit international général, son droit de légation dépend de la reconnaissance individuelle de chaque État recevant ». C'est sur cette base que l'Ordre peut déployer ses représentants dans plus de cent pays ayant des accords bilatéraux[3].

Le manque d'un territoire pose à l'ordre souverain de Malte un problème, il est impossible pour l'Ordre de recevoir auprès de lui des ambassadeurs autres que ceux déjà habilités auprès du Saint-Siège, n'ayant pas la possibilité d'assurer ce statut d'ambassadeur sur le territoire italien[5]. Contrairement au Saint-Siège, qui est souverain sur la Cité du Vatican, l'Ordre n'a pas de territoire. L'Ordre a établi son siège à Rome, Via dei Condotti, près de la Place d’Espagne, au « palais magistral ». Cet Ordre souverain sans territoire à la souveraineté fonctionnelle et non étatique dispose de deux implantations au statut d’extraterritorialité, pour son « palais magistral » de la Via Condotti, où résident le grand maître et le gouvernement de l’Ordre, et la « villa magistrale » sur l’Aventin qui abrite le grand prieuré de Rome[6]. L’Ambassade de l’Ordre auprès de la République italienne jouit également du même statut concédé par l'Italie[6].

Il émet ses propres timbres (uniquement autorisés à Rome par dispense de la poste romaine) et des pièces de monnaie (n'ayant de valeur que de collection).

Territoires historiques[modifier | modifier le code]

Les guerres de la Révolution française et les Guerres napoléoniennes ont modifié la carte européenne plusieurs fois. Un certain nombre de République sœur de courte durée ont ainsi été créées. La chute du Saint-Empire romain germanique a permis aux nombreux États le composant d'accéder à la souveraineté. La situation ne s'est stabilisée qu'après le Congrès de Vienne en 1815. À la suite de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de territoires a obtenu un statut temporaire de zone internationale (en), de protectorat ou de territoire occupé. Quelques-uns sont mentionnés ici:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. constitution de l'ordre de Malte
  2. Jonathan Riley-Smith, The Atlas of the Crusades, « Facts on File », Oxford, 1991, p. 170.
  3. a b c et d Relations diplomatiques sur le site de l'ordre de Malte.
  4. The Order's official website lists them in this table.
  5. A. C. Breycha-Vauthier, L'ordre S. M. Jerosolymitain de Malte, Evolutions recentes autour d'une ancienne organisation internationale, 1956, Max-Planck-Institut für ausländisches öffentliches Recht und Völkerrecht, p.502
  6. a et b Où se trouve le siège de l’Ordre ?
  7. Mulhouse
  8. La république malouine
  9. The Republic of Krushevo and the Ilinden uprising

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]