Joseph Bertrand

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Joseph Bertrand
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Joseph Louis François Bertrand

Naissance
Paris (France)
Décès (à 78 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Domaines mathématicien, économiste et historien des sciences
Institutions École polytechnique
École normale supérieure
Collège de France
Diplôme École polytechnique
Renommé pour série convergente (série de Bertrand)
nombre premier (postulat de Bertrand)
duopole de Bertrand
Distinctions Académie des sciences (1854)
Académie française (1884)

Joseph Louis François Bertrand, né le à Paris et mort le à Paris, est un mathématicien, économiste et historien des sciences français.

Carrière[modifier | modifier le code]

Né au 52 rue Saint-André-des-Arts, fils du docteur Alexandre Bertrand, Joseph est un enfant prodige : à neuf ans il parle couramment le latin et à onze ans suit les cours de l'École polytechnique en auditeur libre. Entre onze et dix-sept ans, il obtient deux baccalauréats, une licence et le doctorat ès sciences avec une thèse sur la théorie mathématique de l'électricité, puis est admis premier au concours d'entrée 1839 de l'École polytechnique. Il est ensuite reçu au concours d'agrégation de mathématiques des facultés et premier au premier concours d'agrégation de mathématiques des lycées avec Charles Briot, ainsi qu'à l'École des mines. Il fut professeur de mathématiques au lycée Saint-Louis, répétiteur, examinateur puis professeur d'analyse en 1852 à l'École polytechnique, maître de conférences de calcul différentiel et intégral à l'École normale supérieure et professeur titulaire de la chaire de physique et mathématiques au Collège de France en 1862 en remplacement de Jean-Baptiste Biot.

Il entre à l'Académie des sciences (section de géométrie) en 1856, où il succède à Charles Sturm. Il en devient secrétaire perpétuel en 1874 (section mathématiques), à la mort d'Élie de Beaumont. En 1884, il est élu à l'Académie française.

Il s'intéresse alors à l'histoire des sciences, on lui doit en 1865 un mémoire sur Arago et la vie scientifique et la même année une publication sur Les fondateurs de l’astronomie moderne, des recherches sur L’Académie des Sciences et les académiciens de 1666 à 1793 (1868), et La théorie de la lune d’Aboul Wefa (1872) ; il illustre l'histoire des mathématiques par un ouvrage sur D’Alembert (1889)[1] et un autre sur Blaise Pascal (1890)[2]. En 1897, il donne à la Sorbonne une conférence sur François Viète[3].

Joseph Bertrand était le fils du docteur Alexandre Bertrand (1795-1831), le frère cadet de l'archéologue Alexandre Bertrand (1820-1902), le beau-frère du mathématicien Charles Hermite, et le père du géologue Marcel Bertrand.

Œuvres[modifier | modifier le code]

En 1845, en analysant une table de nombres premiers jusqu'à 6 000 000, il fait la conjecture qu'il y a toujours au moins un nombre premier entre n et 2n pour tout n entier positif supérieur ou égal à 2. Pafnouti Tchebychev a démontré cette conjecture, le postulat de Bertrand, en 1850.

Pour l'étude de la convergence des séries numériques, il mit au point un critère de comparaison plus fin que le critère de Riemann.

En sciences économiques, il s'est intéressé au problème de duopole.

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Bertrand : D'Alembert
  2. Joseph Bertrand : Blaise Pascal
  3. A lire dans les mémoires de Gaston Darboux : Éloge historique de Joseph Bertrand

Liens externes[modifier | modifier le code]