Temples d'Abou Simbel

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Temples d'Abou Simbel
Temple de l’Égypte antique
Image illustrative de l'article Temples d'Abou Simbel
Les deux temples d'Abou Simbel le grand temple est à gauche.
Époque Nouvel Empire
Constructeur Ramsès II
Coordonnées 22° 20′ 13″ Nord, 31° 37′ 34″ Est

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Temples d'Abou Simbel
Monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Type Culturel
Critères (i) (iii) (vii)
Superficie 374 ha
Numéro
d’identification
88
Zone géographique Afrique du Nord **
Année d’inscription 1979 (3e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les temples d'Abou Simbel sont deux temples de l'Égypte antique creusés dans la roche situés près d'Abou Simbel (en arabe أبو سمبل), dans le Sud de l'Égypte, au nord du Lac Nasser sur le Nil, à environ soixante-dix kilomètres de la deuxième cataracte du Nil.

Construits par le pharaon Ramsès II (-1304 / -1213, XIXe dynastie) pour commémorer sa victoire à la bataille de Qadesh, ils étaient destinés à son culte ainsi qu'à celui de dieux égyptiens et de son épouse Néfertari.

Ces monuments sont classés patrimoine mondial par l'UNESCO.

Construction[modifier | modifier le code]

Ramsès II lance le chantier dès le début de son règne, il tient à reprendre l’œuvre du pharaon qui lui sert de modèle, Amenhotep III, qui avait fait bâtir des sanctuaires monumentaux en haute Nubie[1]. Il souhaite ainsi renouer avec la prospérité qui régnait sous le règne de son prédécesseur, les temples doivent combler les dieux, assurer grâce au bon cycle des crues du Nil la sécurité alimentaire de ses sujets.

C'est le fils royal de Koush[2] de Nubie qui est chargé des travaux : Iouny puis son successeur Hékanakht.

Grand temple d'Abou Simbel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand temple d'Abou Simbel.
Vue de la façade du grand temple d'Abou Simbel.

Le grand temple est un hémispéos construit à l'origine dans la colline de Méha. Il est voué au culte d'Amon, de , de Ptah et de Ramsès II déifié. Il est taillé dans le grès de la roche pour sa majeure partie, y compris la façade composée de quatre statues colossales de Ramsès II assis ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises. Les parties non taillées dans la roche sont un péribole et un pylône en briques de limon du Nil. Au-dessus de la porte du temple une statue en demi-ronde bosse dans une niche rectangulaire représente Rê-Horakhty reconnaissable au Disque solaire posé sur sa tête.

Au lever du soleil, ses rayons éclairent le fond du sanctuaire et, à l'époque du pharaon, trois statues sur les quatre les 21 février et 21 octobre, qui sont actuellement éclairées les 23 février et 23 octobre; un décalage d'une journée du lever du soleil fait un décalage de 40 cm de la partie éclairée dans le sanctuaire.

Petit temple[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Petit temple d'Abou Simbel.
Vue de la façade du petit temple d'Abou Simbel.

Le petit temple est un spéos construit à l'origine dans la colline d'Ibshek. Il est voué au culte de Néfertari déifiée sous les traits d'Hathor. Il est taillé dans la roche en totalité, y compris la façade composée de six statues colossales de Ramsès II et de Néfertari ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises.

Sauvetage par l'UNESCO[modifier | modifier le code]

Scène de découpe des colosses de la façade du grand temple d'Abou Simbel lors du sauvetage des deux temples.

Le président égyptien Gamal Abdel Nasser projette la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil afin de produire de l'électricité, d'augmenter les surfaces cultivables et d'éliminer la crue du Nil en aval du barrage. L'appel à la sauvegarde des monuments de la Nubie fut lancé de l'UNESCO le 8 mars 1960. Ainsi naquit la notion de "patrimoine universel". Le principe essentiel était de déplacer les sanctuaires hors des lieux menacés pour les exposer à nouveau, le plus près de leur site d'origine dans la même orientation, à l'abri des eaux du futur lac Nasser[3].

Ce chef-d'œuvre nubien de Ramsès II, situé à l'origine sur les collines sacrées de Méha et d'Ibshek, a été démonté entièrement et reconstruit plus haut, au bord du lac, sur une colline artificielle à l'abri de la montée des eaux.

Le chantier est commencé en mars 1964[4], les temples d'Abou Simbel furent inaugurés en septembre 1968[5].

Le sauvetage d'Abou Simbel représente pour l'archéologie la mise en place de mesures décrétées par l'UNESCO.

L'égyptologue française Christiane Desroches Noblecourt a beaucoup œuvré pour le sauvetage de ces temples.

Jean Bourgoin, ingénieur, a été le chef de projet pour l'UNESCO de cette mission de sauvetage.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Richard Lebeau, « Abu-Simbel et les temples nubiens », Histoire antique & médiévale, no 57,‎ , p. 10.
  2. (sorte de vice-roi)
  3. Clio, « Christiane Desroches-Noblecourt, Le sauvetage des temples de Nubie - Clio - Voyage Culturel », sur www.clio.fr (consulté le 3 août 2016)
  4. Chloé Maurel, « Le sauvetage des monuments de Nubie par l’Unesco (1955-1968) », Égypte/Monde arabe,‎ (ISSN 1110-5097, lire en ligne)
  5. Chloé Maurel, « Le sauvetage des monuments de Nubie par l’Unesco (1955-1968) », Égypte/Monde arabe,‎ (ISSN 1110-5097, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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