Chissey-lès-Mâcon

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Chissey-lès-Mâcon
Image illustrative de l'article Chissey-lès-Mâcon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Mâcon
Canton Cluny
Intercommunalité Communauté de communes du Clunisois
Maire
Mandat
Sylvain Chopin
2014-2020
Code postal 71460
Code commune 71130
Démographie
Gentilé Chissayons
Population
municipale
239 hab. (2015 en diminution de 5,91 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 34″ nord, 4° 44′ 33″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 551 m
Superficie 15,28 km2
Localisation

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Chissey-lès-Mâcon

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Chissey-lès-Mâcon

Chissey-lès-Mâcon est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Lys ;
  • Culey ;
  • Chazeux ;
  • Prayes ;
  • Nazilly ;
  • Cours Desbois
  • Moulin Augrue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chapaize Martailly-lès-Brancion Rose des vents
Cormatin
Bray
N Cruzille
O    Chissey-lès-Mâcon    E
S
Blanot Bissy-la-Mâconnaise

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

«Dans le Clunisois, Chissey-lès-Mâcon est presque entièrement bâti sur des fondations gallo-romaines»[1].

En 1933, la commune fait exécuter des travaux qui ont amené la découverte d'importants vestiges gallo-romains. Il s'agit des fondations d'une villa romaine possédant un chauffage central à air chaud, des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre de Carare. Plusieurs pièces semblaient avoir été revêtues de stucs supportant des peintures à fresques dont l'une de couleur rouge[2].

  • «Les travaux ont également permis la découverte d'un grand nombre de canalisations paraissant appartenir à l'installation d'hypocauste (chauffage central), ainsi que de poteries rouges et grises, de tuiles (tegula et imbrices), de débris d'amphores à vin, de cornes de cerf, etc. Une colonne de vingt-huit centimètres de diamètre, élevée sur une vaste base en pierre de taille blanche, a également été découverte. Tous ces objets seront déposés à la mairie de Chissey-lès-Mâcon»[2].
  • «Ces découvertes rappellent celles qu'a faites, dans les mêmes parages vers 1843, M. Teillard, alors maire de Chissey, et vers 1865, lors de la construction du chemin d'intérêt commun de Prayes à Cormatin. Elles consistent dans les fondations d'une importante villa romaine des premiers siècles de notre ère qui possédait le chauffage central à air chaud (système à tubulus), des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre blanc»[3].

En 1937, c'est une voie romaine qui est découverte à Chissey-lès-Mâcon : «Elle a été repérée sur un kilomètre et demi. Elle est composée de pierres, posées en hérisson, ayant 20 à 25 centimètres de profondeur. Encadrée par deux bordures de pierres plus volumineuses, 30 à 35 centimètres, la chaussée de pierre mesure 4 mètres de largeur. Elle est en parfait état de conservation»[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chissey-lès-Mâcon, hameau de Lys.

Le finage de Lys était autrefois une seigneurie dont la maison forte fut possédée par le chancelier Nicolas Rolin.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1825, la commune a absorbé les communes voisines de Lys et de Praye[5] ; la première a porté provisoirement, sous la Révolution française, le nom de Trois-Fontaines[6].

En 1908, afin de dégager un carrefour, a été démolie l'église du hameau de Prayes (jadis paroisse), dans laquelle subsistaient quantité d'éléments de l'époque carolingienne. L'édifice, fort ancien (maçonnerie montée en opus spicatum), était à chevet plat et sa nef n'était pas voûtée. On y accédait par une porte qui datait du XVIe siècle[7].

Le 29 juillet 1941, le conseil municipal - comme des centaines d'autres en France - est dissous par le ministre de l'Intérieur, Pierre Pucheu. Le motif est toujours le même : «hostilité à l'œuvre de rénovation nationale». Une «délégation spéciale» est mise en place, composée de : Raymond Boisseau (président), Michel Vermos, Michel Vallet et Élie Larret[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1992 mars 2008 Gérard Mayeux    
mars 2008 en cours Sylvain Chopin    
Les données manquantes sont à compléter.

École, instituteurs[modifier | modifier le code]

[9]Liste des maîtres et maîtresses de l'école
Période Maître des garçons ou de la 1ère classe Maîtresse des filles ou de la 2nde classe
28 nivose an 8

1801

Au conseil municipal apparait la nécessité de nommer un maître d'école. Le projet est ajourné par manque de fonds. 29 ans après, le projet est à nouveau rejeté malgré l'ordonnance royale concernant les écoles primaires.
10/05/1830
08/11/1832 Pierre Bost
04/11/1837 François Valentin Magin
24/12/1845 Eugène Boyeu
01/11/1846 M. Charcosset Mme Charcosset (école particulière de filles)
27/10/1852 M. Després Mme Després (école privée)
30/10/1857 Joseph Fathier Mme Berthier (10/02/1860)

Françoise Cornus (09/11/1863)

Claudine Michon (01/02/1868)

01/02/1873 Pierre Chapuis (suppléant)
09/06/1873 André Douin
27/10/1874 Louis Lafoy Jeanne Lafoy
16/10/1878 Pierre Létourneau Eulalie Létourneau
03/01/1883 Antoine Bonnet Marie Thérèse Bonnet
01/10/1894 M. Thomas
09/10/1899 François Diot Marie Diot
01/10/1923 François Maupas Andrée Maupas
01/10/1926 Maurice Passerat Julie Passerat
01/10/1937 Omer Revret Yvonne Revret
05/10/1942 Charles Lacroze Mme Lacroze
01/10/1945 Laurent Fourcade Mme Fourcade

Mlle Lapré (06/09/1965)

22/08/1966 M. Vermorel Mme Vermorel
16/09/1968 Bernard Charleux Mme Charleux
30/06/1979 Henri Lacombre
12/09/1979 Gilles Dury (suppression de la 2nde classe)

1832 : Le conseil municipal nomme un instituteur qui enseigne aux élèves dans la chambre commune. Il ne touche pas de salaire ni de logement.

1834 : L'instituteur gagne un petit salaire ainsi qu'une indemnité de logement. Sur 175 enfants, 41 sont indigents et sont reçus gratuitement. Pour les autres, les parents payent le chauffage et en plus pour chaque écolier :

  • 75 centimes pour les commençants ;
  • 1,25 (sou) pour les commençants à l'écriture ;
  • 1,75 (sou) pour la lecture, l'écriture et le calcul ;
  • 2,25 (sous) pour le haut degré ;

1850 : La commune n'ayant pas suffisamment de fonds, c'est une école privée de filles qui se créée afin de respecter la loi qui impose la séparation des garçons et des filles.

1858 : Rassemblement des deux sexes car il n'y a plus d'institutrice.

1863 : Création de l'école communale de filles.

1865 : Création de cours pour adultes afin de permettre l'enseignement à ceux qui n'ont pas pu fréquenter l'école plus jeunes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 239 habitants[Note 1], en diminution de 5,91 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
305 316 378 354 1 082 1 141 1 056 1 116 1 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 007 911 871 837 774 764 695 626 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 528 480 444 403 360 351 321 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
288 284 246 250 222 226 232 251 239
2015 - - - - - - - -
239 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Chissey.
  • La commune présente une particularité remarquable : celle de disposer de deux églises :
  • La maison forte de Lys.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Lantier, «Recherches archéologiques en Gaule en 1952 (suite)», Gallia, tome 12, fascicule 2, 1954, p. 543.
  2. a et b Le Temps, 15 août 1933.
  3. Le Populaire, 21 août 1933.
  4. Le Journal, 31 décembre 1937.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chissey-lès-Mâcon », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Lys », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  7. Démolition intervenue alors que la protection de cette église au titre des Monuments historiques était en cours d'instruction. « De quelques églises disparues » par Michel Bouillot, revue Images de Saône-et-Loire n° 89 (printemps 1992), p. 9 à 19.
  8. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 31 juillet 1941, p. 3204.
  9. Centenaire de l'école, archives de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Les chapiteaux de Chissey-lès-Mâcon », article de Colette Chanay paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 51 (automne 1982), page 3 à 6.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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